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 Pastorale d'une Sanclaudienne

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Peccatore

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MessageSujet: Pastorale d'une Sanclaudienne   Lun 4 Juil - 12:26

Peccatore entra dans le bureau de sa paroisse et disposa une table, avec des parchemins vierges et de l'encre, pour la pastorale de Lara Von Dumb de Sparte.
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Lara_von_dumb

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Lun 4 Juil - 18:15

La comtoise prit le temps de répondre à la question avant d'emboiter le pas du religieux.

Akina est ma tante... Demi tante... Je suis la fille de Goclad. C'est une des rares à être totalement Dumb !

Léger sourire amusé, il est vrai que sa famille paternelle passe souvent pour une annexe des Sparte, et elle n'est pas loin d'en être une la moitié de ses membres étant mariés à des Spartes ou engendrés par eux, elle même faisant parti de ces derniers. Sortie de ses songes, il lui propose la pastorale ! Grande et bonne nouvelle, car même si le baptême pouvait ne pas suivre ici, elle en serait déjà plus proche que jamais !

Sourire simple, un merci de soufflé, et la jeune dame suit le clerc à travers le labyrinthe diocésain, jusqu'au bureau.
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Peccatore

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mar 5 Juil - 11:33

Peccatore remua ses souvenirs. Souvent, il faisait la confusion entre Dumb et Sparte, en effet.

Oh, je vois. Voudras-tu je te prie saluer ton père et ta "demi-tante" de ma part lorsque tu les reverras ? fit-il dans un sourire.

A vrai dire, il n'était plus très sûr d'avoir jamais parlé à Goclad. Et il n'était pas fichu de savoir pourquoi il avait une bonne image de lui. Mais ça ne coûtait rien de rappeler sa sympathie.

Lorsqu'ils furent dans le bureau, Peccatore pria Lara de prendre place et déclara :


La pastorale, ma soeur, est un apprentissage sommaire des bases de la Foi Aristotélicienne. Elle introduit brièvement au Dogme, notamment au Livre des Vertus, et au Droit Canon.

La pastorale que je vais t'enseigner se compose de cinq parties. A chaque partie, tu auras un document à étudier et quelques questions me permettront de voir si tu as bien compris le sens du document concerné.

A moins que tu aies des questions, je t'invite à commencer sans plus attendre.


Il farfouilla dans ses affaires (le désordre était un des défauts de l'adolescent... il rangeait fort mal ses possessions) et, sous un tas de parchemins, trouva ce qu'il cherchait. Après avoir dépoussiéré à la hâte le parchemin sur lequel était écrite la première leçon, il le tendit à son élève :

Partie I

Citation :
Cours d'introduction


Il y bien longtemps, je venais de dire ma messe dominicale, quand une foule, un peu bruyante pour ce lieu sacré, jeta au pied de l'autel un être aux yeux hagards et à la vêture des plus fantaisiste.
Mes villageois parlaient tous en même temps, mais, je finis par comprendre que, s'il m'avaient amené cet étranger, c'est que pour eux il était possédé.
Il disait que c'était sa première connexion depuis son ordinateur et qu'il cherchait la Faq ou au moins un guide pour l'aider à démarrer.

M'approchant du pauvre hère, je me rendis immédiatement compte que c'était la première fois qu'il voyait un prêtre aristotélicien, ou du moins qu'il n'avait pas une bonne opinion d'eux.

- Bonjour mon enfant, je suis, Neajdlaf ,le curé de ce village,
Comment vous nomme-t-on ?

- L'on me nomme Newbie, contrairement à mon apparence je suis un elfe magicien, à la recherche de l'anneau des anciens
Un villageois m'interpela :
- Vous voyez bien mon père, il faut appeler l'Inquisition, ou les exorcistes, il est possédé que je vous dis.

- Du calme, mon fils, l'Inquisition a d'autres chats à fouetter, son but est de lutter contre les hérétiques reconnus et non pour brûler celui qui se perd un peu.
Je sais que certains annoncent à l'enfant qui ne mange pas ses légumes que la méchante Inquisition va venir les brûler mais ce n'est pas son but ici. Quant aux exorcistes, attendons de voir ce qu'il en est de notre ami.

Le vagabond, l'air toujours aussi perdu, cria :
Bon alors on m'explique ? Et qui peut me donner un peu de sa confiance ?

-Chaque chose en son temps mon fils. Pour vous prendre pour un elfe magicien vous devez réellement avoir eu un gros coup sur la tête. Alors écoutez l'histoire de nos royaumes.
"A l'origine du monde il n'y avait que le Très-Haut immobile et plein d'amour, il a défini l'univers et accompli une série de miracles pour arriver à la création des animaux, des plantes et des humains. Donc soit vous êtes une plante, soit un animal, soit un humain.
Ensuite le Très-Haut n'a laissé la parole qu'aux humains et à une créature sans nom qui tente de pervertir l'humanité.
Donc comme vous ne pouvez être cette créature qui n'a que la forme des ombres, vous ne pouvez être qu'humain.

-Ah oui, je vois mais, si je le veux, je peux être magicien quand même ? rétorqua l'étranger.

-Vous pouvez utiliser des tours pour divertir les foules mais aucun humain n'a de magie en lui. Certes, certains élus semblent bien avoir réalisé des choses prodigieuses, mais c'est grâce à leur foi au Très-Haut et non à une quelconque magie païenne.
- Bon admettons, mais Moïse ? Il a bien fait de la magie, non ? Hein ! Là je vous tiens non ?

- Je ne connais pas ce Moïse, j'ai bien lu des textes le concernant mais c'était des textes pour distraire les anciens, comme l'histoire de Noé et autres textes anciens qui circulent parfois.

- Bien ils sont dans la Bible non ?

- Pas dans celle de l'Eglise officielle des royaumes en tout cas. Je vais vous raconter notre histoire en quelques mots :

La Très-Haut créa l'univers. Dans l'univers, Il créa le monde. Et Il peupla le monde de diverses espèces de créatures. Mais chaque espèce se croyait la préférée du Très-Haut, sauf l'espèce humaine, car elle connaissait le sens de la vie: l'amour. Le Très-Haut récompensa alors les humains en les nommant "Ses enfants". Mais les enfants du Très-Haut s'abandonnèrent au péché, encouragés par une des créatures ainsi rejetées par le Très-Haut, a qui Il ne donna pas de nom. Dieu punit donc Ses enfants en détruisant leur cité, et ils s'éparpillèrent. N'ayant pas compris la punition, ils s'inventèrent des dieux multiples. Alors, le Très-Haut, pour rappeler aux humains le sens de la vie, confia Son message à Aristote. Et ce message trouva sa perfection avec Christos (parfois nommé Jiésu Christos).

Le vagabond demanda alors s'il devait oublier tout ce qu'il connaissait.

Je tentai donc de lui répondre :
- Si ce que vous croyez connaître n'est pas directement lié à l'histoire des Royaumes et que vous désirez intégrer notre vérité historique, il y a sans doute beaucoup de chose à oublier oui.
Le plus simple est parfois de tout oublier et de remettre à jour ses connaissances par des textes validés du royaume. N'oubliez pas que vous n'êtes qu'un vagabonb encore il faudra du temps pour vous instruire et devenir un érudit.

Notre religion porte le nom d'église Aristotélicienne et est de source Aristochrétienne, c'est à dire qu'elle s'inspire à la fois des écrits d'Aristote, des Royaumes et de Christo.
Son message est que pour se rapprocher du Très-Haut il faut se rapprocher du bonheur et trouver l'amitié aristotélicienne. Cette amitié n'est pas une amitié débridée mais une amitié respectant certaines règles dont la principale est qu'elle doit être désintéressée. Bien sûr, il y a différents type d'amitiés, mais vous trouverez ça dans nos bibliothèques où par vous même.
Il y a dans chaque village un maire qui s'occupe de politique et de la gestion de la ville et surtout de son commerce. Il y a aussi un curé qui, lui s'occupe de religion et de la gestion de la foi des paroissiens.
Le curé et le maire se doivent de collaborer au bien des citoyens et si l'un des deux juges que l'autre ne remplit pas sa mission, il peut intervenir pour tenter d'arranger les choses. C'est pour cela que certains maires s'occupent de religion et que certains clercs s'occupent de politique.
Au-dessus vous avez le comte pour la politique et l'évêque pour la religion, mais vous découvrirez tout ça par vous-même, sachez juste que les guides politiques sont choisis par les citoyens lors d'élection, alors que les guides religieux sont nommés et révoqués par la hiérarchie de l'Eglise. C'est pour ça que si le peuple veut élire son curé comme Maire c'est le choix du peuple, et la hiérarchie de l'église ne ferra que veiller à ce que le clerc continue principalement à guider les citoyens sans oublier sa responsabilité de clerc.

Le vagabond semblait avoir compris.
-Ah oui, je vois, c'est plus clair déjà, et pour le reste que dois-je faire ? Pour manger ? Pour gagner ma vie ?

- Cela, mon fils, est moins de mon domaine, mais voici une liste de documents qui vous aideront à trouver votre place.


- Merci mon ami, je vais voir si je trouve ma voie, dit le vagabond en attrapant son sac et sa bourse. Je vais de ce pas prendre contact avec les villageois à la taverne pour leur montrer que je ne suis pas possédé... et qu'ils peuvent me donner leur confiance.

Je souriais en le voyant partir, et je lui criai :
-N'hésitez pas à me contacter en cas de besoin.

J'ai appris plus tard que le vagabond était devenu un grand seigneur et que s'il n'avait pas rejoint l'église aristotélicienne au moins il n'avait pas d'idée préconçue sur elle et ne se laissait pas raconter n'importe quoi.
Il faisait ses choix en connaissance de cause et non pour faire plaisir aux chimères de Hyérel.


926 ap JC, tiré des mémoires d'un curé de campagne par Neajdlaf.


Citation :
Questionnaire

1 ) Qui est Neajdalf ? A quelle époque écrit-il ?

2 ) Pourquoi les villageois s'adressent à Neajdalf plutôt qu'à quelqu'un d'autre ?

3 ) Que reprochent les villageois au vagabond ?

4 ) Quel est le rôle de l'Inquisition d'après les villageois ? Et d'après Neajdalf ?

5 ) Quel est le rôle de la Créature Sans Nom ?

6 ) Qu'est-ce que la Bible d'après le vagabond ? A-t-il raison et pourquoi ?

7 ) Qu'est-ce qui différencie les hommes des autres espèces vivantes ?


Dernière édition par Peccatore le Mer 6 Juil - 11:07, édité 1 fois
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Lara_von_dumb

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mar 5 Juil - 21:58

Sourire à la demande et hochement de tête, oui elle passera les salutations… Si elle y pense encore, il faut dire que sa mémoire n’est pas légendaire, mais elle fini la plupart du temps par se souvenir, quand on est pas au mois près… Petite moue alors qu’elle fait mentalement l’état de ses capacités intellectuelles, mais le regard se relève rapidement et elle se reconcentre sur ce que le religieux lui explique, il faut dire qu’elle est encore plus lamentable dans l’apprentissage que dans les souvenirs, rapidement ses pensées se détournent invariablement, quelle que fut sa motivation à tenir.

Pour l’heure elle détaille du regard le visage du clerc perplexe, ne comprenant pas ce qui l’avait amené sur cette voie, il ne devait pas avoir tant de difficultés que ça avec les femmes, elle ne comprenait donc pas forcément le choix que de faire un trait dessus. Tant qu’il parle et fouille partout, son étude est aisée, mais elle fini par se rendre compte qu’elle le fixe bien trop et que ça fait déjà un bon moment qu’elle ignore le texte devant elle. Les yeux s’agrandissent devant cette constatation, et les azurs viennent juste survoler la première question avant de se reposer sur l’homme, ne prenant pas même le temps de lire le texte.


Si je me rappelle bien c’est le curé, et l’époque est écrite…

Le regard s’abaisse sur le texte cette fois, sur la dernière ligne.

Juste ici ! 926 après JC, Christos je suppose… Mais la question n’est pas innocente, car quand on prend le temps de lire ce texte, et si cette date n’était pas inscrite en bas du parchemin, on pourrait jurer que ça date d’hier, car le sujet, le message passé est intemporel, l’histoire se répète couramment, quoi qu’on rencontre moins de magiciens, vampires et autres personnages inventés qu’il y a quelques années je trouve…

Si les villageois s’adressent au curé, c’est parce qu’on ne connait pas beaucoup d’inquisiteurs ou d’exorcistes pour aller directement les contacter… Le curé est le représentant de l’église dans son village, utilisé comme messager, voir comme une personne sur qui les villageois se dédouane du problème que représente cet étranger, ici Newbie n’a rien fait d’illégal, il n’y a rien que la justice et les autres instances politiques puissent faire contre tout ça, l’église semble donc le meilleur rempart contre le mal à partir de l’instant où tout ça c’est plus spirituel que physique.

Nouveau coup d’œil furtif au parchemin.

Si vous voulez mon avis, ces villageois sont totalement étriqués, ils détestent la différence, ils entrent tous dans un moule, et veulent que tous les autres en fassent de même. Oui la magie et tout cela n’existe pas, mais ça ne fait pas grand mal à la population si cet homme se croit Elfe. J’ai rencontré un jour une femme qui se disait moitié chat, moitié dragon, et qui criait qu’elle crachait du feu, je n’ai jamais tant rit que de la voir courir partout en secouant les bras et en soufflant en tous sens.

Le regard qui s’illumine, et un rire léger qui s’élève de la gorge de la jeune fille quand elle y repense, mais elle se reprend, ce n’est pas très aristotélicien de se moquer.

Oui, j’ai bien essayé de suivre le principe de cette histoire, mais je dois vous dire qu’après cinq essais, ou je ne l’ai vu en réponse que de me souffler dessus en espérant que je m’enflamme, j’ai décidé d’abandonner. Bref, ces villageois ont peur de la différence, je ne sais pas, peur que l’homme finisse par se convaincre de son mensonge et devienne un quelconque danger, ils ont peut être aussi besoin d’avoir l’assurance que c’est bel et bien faux, de se réconforter, dans un monde pas toujours rose, qui va souvent de travers, le peuple à souvent besoin qu’on lui montre la ligne a suivre, et que personne ne s’en détourne, il se sent plus en sécurité dans la masse… D’où l’utilité de l’église, des nobles, et des politiciens, c’est un cadre clair, protecteur, même s’ils râlent parfois contre un ou les trois, ils ne font jamais rien contre, car ça fait parti du jeu, connaitre toutes les cases, les réconfortent. Hum je sors du sujet, question 4

Pour les villageois de se texte, l’inquisition, est un organe uniquement voué à brûler tout ceux qui se détournent du moralement acceptable, mais combien dans la vraie vie ne pense pas mieux qu’eux ? Combien d’aristotéliciens continuent de voir en l’inquisition des méchants encapuchonnés qui viennent la nuit mettre le feu aux demeures des mauvais fidèles ? L’avis du curé, est quand à lui que cette institution sert à lutter contre les hérétiques, sans comprendre que les villageois partagent cet avis, mais ne connaissent juste pas le sens du terme hérétique, beaucoup considèrent les païens comme hérétiques, tout ceux qui ont des idées un peu folles.!


Moui, elle doit se recentrer sur le sujet, au lieu de toujours partir dans ses songes, le regard embrasse les lignes suivantes pour poursuivre.

La créature sans nom… Est un être, qui au moment de la création à prôné comme sens de la vie la domination du fort sur le faible, et qui a l’éternité devant lui pour prouver à Dieu que son avis était le bon, pour cela il tente jour après jour de détourner l’homme du chemin de l’amour afin de lui faire prendre celui de la domination, c’est l’inverse de l’église.

Léger haussement d’épaule, on se posait parfois la question devant certains, mais c’était là une question de théorie, car en pratique les religieux n’étaient après tout que des hommes, il y avait donc toutes sortes de brebis dans ce troupeau, certaines plus sombres que d’autres.

Quand au vagabond, il brandit ici la bible comme un recueil d’histoires de magie, même s’il semble donner une importance à ce recueil, comme s’il était l’égal du livre des vertus sur lequel se repose notre religion. Maintenant… A-t-il raison de croire sur parole un recueil de nouvelles, voué à lui imposer l’histoire de la création du monde par des actes miraculeux… Je ne peux pas répondre à cette question, car combien de religions se reposent sur la même façon de faire ? Je ne jugerais donc par le principe. Mais bon, ici le but de cette histoire n’est en aucun cas de lui donner raison, et naturellement, je ne donnerais pas raison à des histoires basées sur la magie, puisque c’est une chose qu’on ne voit jamais, une chose qui n’existe pas dans la vraie vie.

Et quand à la différence entre l’homme et l’animal, c’est sa supériorité, donnée et voulue par Dieu, car l’homme à comprit l’importance de l’amour, d’aimer les autres, mais plus encore Dieu, avant de s’aimer lui-même…


Secondes de silence, qui laissent entendre un « en théorie ».

L’homme est voué à s’élever, à tendre vers Dieu, le paradis solaire lui est ouvert, pour peu que tout sa vie, il se comporte en accord avec les principes aristotéliciens.


Sourire et silence, elle va le saouler vite le curé sinon.
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Peccatore

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mer 6 Juil - 11:52

Le jeune Peccatore esquissa un sourire en voyant que Lara semblait davantage attentive aux variations des mimiques du visage clérical qu'aux paroles de son enseignant. Elle se rendit vite compte de ce fait, et le Curé s'aperçut qu'elle paraissait déjà connaître plus ou moins le texte, à en juger par la rapidité avec laquelle elle y porta les yeux.

Et puis, alors, une fois qu'elle était partie, on ne la rattrapait plus ! Quelle bavarde !
Cependant, le Lescurien ne tâcha à aucun moment de l'interrompre. Après tout, c'était ainsi bien plus vivant que si la pastorale avait consisté en des rédactions, corrigées au fur et à mesure par lui. Et puis la fraîcheur de la noble demoiselle faisait plaisir à voir. Du moins contrastait-elle avec la froideur imperturbable de Peccatore. Quoique celui-ci eût progressé dans son amabilité avec ses ouailles, à la faveur des nombreuses épreuves orales qu'il passait lors de ses messes et de ses sacrements, il n'en demeurait pas moins intrinsèquement presqu'incapable d'empathie. La tendresse lui était un sentiment étranger. Et c'était peut-être aussi pour cela qu'il s'était tourné vers l'Eglise. Bien entendu, de nombreux clercs sont capables de tendresse. C'est même une qualité déterminante. Mais, pour sa part, Peccatore préférait de loin l'étude, la science, voire l'administration, au contact de ses ouailles. Quelle ironie d'ailleurs de voir que d'aucuns croyaient déceler en lui des qualités humaines, qu'il était certain (et satisfait) de ne pas posséder.

Néanmoins, il lui était toujours plaisant d'entendre des personnes un peu plus chaleureuses et spontanées que lui. Et c'est pourquoi il écouta benoîtement la longue dissertation de la jeune fille. Elle semblait avoir à peu près son âge, ou peut-être était-elle un peu plus jeune. Lui, malgré ses traits juvéniles et sa stature chétive, paraissait presque systématiquement être un vieil et sage érudit aux personnes qu'il croisait. Il ne semblait pas que ce fût différent ce jour.

Peut-être trois ou quatre erreurs, ou approximations, s'étaient-elles glissées dans le laïus de la Dumb. Peccatore ne les releva pas, ou, du moins, fit comme s'il n'avait rien remarqué. De toute manière, ces détails étaient fort infimes.


Tout cela est très juste, ma soeur, fit-il avec un air d'approbation.

Toutefois, il jugea opportun, et courtois, de développer un peu, afin d'équilibrer, autant que faire se pouvait, le dialogue avec son élève. Aussi précisa-t-il une chose :


J'aurai juste une petite remarque à faire : certes Newbie ne cause aucun mal à la population en se prétendant "Elfe", cependant il s'égare manifestement. De bons aristotéliciens ne peuvent rester indifférents à son égard, par conséquent, puisque ce serait le laisser dans l'erreur.
Donc, même si les villageois se trompent effectivement en songeant à l'Inquisition ou aux exorcistes pour s'occuper de son cas, ils ont raison de se préoccuper des allégations de Newbie, même si c'est pour des raisons erronées.
Le contraire eût été de l'égoïsme de leur part.
Comprends-tu ?


Il finit dans un sourire.


Dernière édition par Peccatore le Mer 6 Juil - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mer 6 Juil - 17:53

Grand sourire qui éclaire le visage de la jeune femme en entendant la réponse, elle n’est absolument pas convaincue et ça l’amuse de savoir qu’elle ne peut rien y dire de toute façon, alors soit, allons y pour l’égoïsme.

Hm hm, je comprends votre point de vue.

Le problème, c’est quelle ne sait pas mentir, même par omission, il lui faut toujours dire ce qu’elle a en tête, et cette fois pas moins qu’une autre.

Même si j’avoue ne pas le partager, je pense que c’est justement l’égoïsme qui les pousses à agir, c’est parce qu’ils sont égoïstes qu’ils l’emmènent voir le prêtre, après tout c’est le feu qu’ils veulent pour lui pas véritablement de l’aide... Le curé est lui certes plus aimant, plus compréhensif, patient, eux se débarrassent de ce qui les inquiètes.

Et on reprend l’observation de l’homme d’église vu qu’elle n’a pas le texte suivant de la pastorale, et qu’il n’y a pas grand-chose à raconter de plus.

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Peccatore

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mer 6 Juil - 19:48

La demoiselle était têtue. Et sa riposte surprit quelque peu le prêtre, qui avait déjà commencé à chercher la deuxième leçon. Peccatore n'avait pas vraiment l'envie de se lancer dans un débat théologique sur la juste interprétation du Prêche de Neajdalf. Le point sur lequel avait porté sa remarque n'était pas essentiel à la compréhension de l'ensemble, aussi le dialogue n'entrait-il pas vraiment dans le cadre de la pastorale. Soucieux de couper court, il adopta une position conciliante :

Je conviens du fait que les intentions des villageois ne sont pas les meilleures à l'égard de l'étranger. Mais je maintiens qu'il importe de ne pas verser non plus dans un individualisme qui nous conduirait à ne pas prêter d'attention au bien d'autrui et à sa santé, y compris mentale.
Lorsqu'un homme a des idées dont on sait qu'elles lui sont nuisibles, il convient de chercher à le raisonner, à l'aider, et non de le laisser persévérer dans son erreur.

Bref...


Mot de conclusion approprié.

Peccatore remit la main sur cette satanée deuxième partie de la pastorale et tendit le parchemin à Lara :


Partie II

Citation :
La foi aristotélicienne comprend aussi une part de spiritualité, dans laquelle le fidèle fait preuve de sa foi envers l'être supérieur, divin et immatériel puisqu'au-dessus de tout. Le fidèle aristotélicien va chercher les sources de sa spiritualité dans les textes saints qui racontent et expliquent l'origine du monde, l'existence du Très-Haut, les bases de la vie vertueuse, etc. Ces textes saints sont compilés dans le Livre des Vertus. Voici un bref survol de l'ouvrage.

Citation :
Le Livre des Vertus


Qu'est ce que le Livre des Vertus ?


Le Livre des Vertus est la compilation de tous les textes sacrés de l'Église Aristotélicienne, rédigés par les Pères de l'Église aristotélicienne et traduits et recopiés par les nombreux théologiens et copistes de l'Église actuelle.
Le Livre se compose en quatre volumes :
1-Le premier aborde les premiers temps de l'humanité, de la création du monde à l'avènement des prophètes.
2-Le second ouvrage nous raconte la vie des deux prophètes aristotéliciens ayant tous deux eus la révélation de Dieu : le premier, Aristote, grand sage devant l'éternel, ses enseignements ont façonné le monde et la pensée des Hommes. Le second, Christos, miroir de la divinité, illustre par sa vie, il est le modèle absolue de tout Aristotélicien.
3-Le troisième volume est consacré aux saints Aristotéliciens qui ont peuplé le monde Aristotélicien tout au long de l'Histoire, devenant comme Christos des modèles à imiter.
4-Enfin le dernier volume s'accorde à expliquer les sacrements, la liturgie Aristotélicienne, les prières et autres rites aristotéliciens aux laïcs et aux clercs des royaumes.

Seuls les deux premiers volumes du Livre des Vertus sont à lire pour les novices.


Citation :
Qu'apporte le Livre des Vertus ?

Le Livre des vertus apporte les messages et les informations essentielles à l'humanité traitant de l'origine du monde, de sa physique et des débuts de la vie. L'histoire des premiers hommes y est contée, d'Oanylone la maudite à la venue d'Aristote. Vous y rencontrerez la tentatrice Créature sans nom, mais aussi les 7 princes-démons peuplant les 7 enfers, ou encore les 7 archanges du paradis. Aristote et Christos seront les guides de chaque homme et femme, Aristote par son savoir, son enseignement et sa sagesse, Christos par sa vie et sa Foi. Tous deux vous feront découvrir les idées majeures qui gouvernent la pensée des Aristotéliciens .
Le livre des vertus est un guide pour chacun, un guide spirituel, moral et politique. Les messages essentiels adressés par le Très haut y sont transcris, la voie de la vertu y est gravée.


Citation :
Qui sont Aristote et Christos pour notre église ?

Aristote :
Au IV° siècle avant Christos, un jeune homme Grec, brillant philosophe et théologien, eut la première révélation divine. Dieu en personne vint lui transmettre Son Divin message. Il lui expliqua les principes de la divinité unique et de la vertu, concepts difficiles à comprendre pour la masse des païens d’alors. Ainsi, Aristote devint le premier prophète du Très Haut. Aristote fut alors capable d'affirmer que seul un dieu unique pouvait exister, il a aussi été capable de prouver que l'humain avait un esprit. Ses conclusions sur l'amitié sont aussi très remarquables.
Nombreux sont ceux qui écoutèrent les saintes paroles du prophète Aristote, mais plus nombreux encore furent ceux qui restèrent sourds et persistèrent dans leur erreur, vouant leur âme à une éternité de supplices.
Cependant, il faut préciser qu’un prophète étant celui qui révèle la parole divine, il ne peut être lui-même Dieu. En d’autres termes, malgré toutes ses qualités, Aristote n’était qu’un homme, pas un dieu. C’est une erreur souvent faite.

Christos :
En l’an un naquit l’homme le plus proche de la perfection qui n’ait jamais existé, il se nommait Iesu Christos. Lui non plus n’était pas de nature divine, mais bel et bien humain, détenteur de la vérité divine : il fut le second et dernier prophète. Dieu lui transmit la deuxième moitié de Sa révélation.
Il fut choisi par le Très-Haut comme messie, et naquit par la grâce du Très-Haut à Bethléem en Judée et fut tout de suite pourchassé par le roi Mistral.
Christos vint donc compléter le message transmit par Aristote, il nous montra le chemin qu’il fallait suivre pour atteindre le Paradis en appliquant les préceptes révélés par son prédécesseur. Sa vertu était si grande que, partout ou il allait, des miracles eurent lieu. Il n’en était pas l’auteur, n’étant pas Dieu, mais seulement le vecteur de la volonté du Tout Puissant par sa si grande vertu. Il fonda alors l’Eglise selon les préceptes enseignés par Aristote et par lui-même, nommant douze apôtres (6 hommes et 6 femmes), les episkopos (évêques), et leur ordonnant d’aller convertir le monde entier afin de sauver toutes les âmes qu’ils pourraient. Christos, trahi par Daju, l’un de ses apôtres, fut condamné à la crucifixion par Pierre Ponce, et mourut sur la croix puis s’éleva au paradis, emporté par les anges. Il faut ajouter qu’il reste des traces de remarquables citations prononcées par Christos le Sage, enseignées par Samoht et transmises jusqu'à nous de générations en générations : les 21 logions de Christos.

Voilà qui furent Aristote et Christos, deux prophètes qui nous transmirent la révélation Divine, le message de l’un ne pouvant se comprendre sans l’autre (erreur faite par les spinozistes) et auxquels nul autre message ne peut être ajouté sans en détourner le sens (erreur faite par les Averroïstes).

Il faut ajouter que les mémoires d’Aristote et Christos nous ont été transmises par Samoht.

Tous ces éléments devraient faire de vous un excellent aristotélicien, un aristotélicien qui mène d'abord sa vie vertueuse en société et qui mène aussi sa vie spirituelle autour de la louange du Très-Haut. Puisse le Très-Haut vous illuminer et guider vos pas.

Etudie ce texte, je te prie, puis dis-moi tout d'abord de combien de tomes se compose le Livre des Vertus, et ensuite, quels sont les messages d'Aristote et de Christos.
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Dim 10 Juil - 21:11

Hum… C’est vraiment dommage de ne s’en tenir qu’à cette approche du livre des vertus, il est simplement écrit, et très dist… Hum !

Non dire d’un livre saint qu’il est amusant c’est surement de trop, froncement de sourcil, recherche rapide, trouver un mot pour finir cette phrase…

Instructif !


Sourire de contentement, et se pencher sur ce texte, il faut dire que contrairement au premier elle ne l’a pas déjà lu au moins vingt fois, se questionnant intérieurement, est ce parce que ce n’est pas la véritable seconde étape, où qu’on lui a toujours fait travailler le livre entier...


Je dois dire que dans la version Romaine je n’ai jamais vu que deux livres composants le livre des vertus, le mythe aristotélicien et le duo prophétique et en parallèle un autre livre des hagiographies qui me semblait externe… Mais bon puisque votre texte dit qu’il y en a quatre, soyons bêtes et méchants, je réponds quatre.

Oh et pourquoi s’embêter, autant poursuivre ainsi, des générations de personnes se sont suivies ici s en répondant de façon bête et méchante, sans chercher à développer, après tout elle ne se destine en aucun cas à une vie religieuse, alors autant faire simple, et piocher dans le résumer.

Aristote à donné les principes de notre religion, un dieu unique et l’importance de l’amitié dans la vie de chacun, alors que Christos à plutôt construit l’église, et mis en évidence le chemin qu’un bon fidèle doit suivre pour atteindre le paradis solaire.

Ou pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Lun 11 Juil - 12:47

Le Recteur Lescurien avait toujours trouvé regrettable de ne jamais faire étudier, dans quelque pastorale qu'il avait dû donner, les textes originaux du Livre des Vertus.

Si tu le désires, je pourrai te donner accès au texte complet du Livre des Vertus.

Puis, écoutant les remarques qu'elle faisait, Peccatore se rendit compte que c'était loin d'être des sottises. A vrai dire, lui-même s'était laissé abuser par certaines erreurs, certaines confusions, soit qu'il n'eût pas envie de les relever, soit que son esprit qu'il croyait vif les eût survolées sans les remarquer. Le prêtre devint cramoisi de honte en s'apercevant que la pastorale comportait des erreurs et que lui-même, par paresse, sans aucun doute, n'avait jamais pris le soin, depuis le début de son sacerdoce, de l'étudier plus en profondeur et avait de ce fait laissé lire à plusieurs élèves des confusions. Ici, l'auteur de la pastorale lyonnaise que Peccatore avait choisie, avait étendu le Livre des Vertus à de nombreux autres écrits, saints également, mais n'entrant pas dans son contenu, au sens propre du terme.

Eh bien... commença-t-il en hésitant sur les paroles à prononcer. C'est que son orgueil l'autorisait rarement à faire des excuses et à remettre en question ce qu'il disait.

A vrai dire, il doit y avoir une coquille dans cet exemplaire de la pastorale.


Histoire de minimiser un peu.

Comme tu le dis, stricto sensu, le Livre des Vertus est composé du Mythe et des deux Vitae. Le reste figure dans le Dogme également, mais fait partie d'autres livres.

Le curé, furieux non contre son élève mais contre lui-même et le Sans Nom qui insinuait des erreurs jusque dans les saints enseignements, se promit de réviser lui-même tout ce qu'il enseignait, d'y apporter les modifications nécessaires, en bref, de pondre une version peccatorienne de la pastorale.

Pour le reste, tu as aussi raison.

Il avait fait moins attention à la deuxième réponse, tout perturbé qu'il avait été par la première. En tout cas, Lara avait été moins bavarde qu'à la première leçon. Avait-elle été échaudée dans son orgueil par les remarques de son enseignant ? Ou simplement, était-elle déçue du contenu de la leçon ?

Quoiqu'il en fût, Peccatore lui proposa de passer à la suite, en priant pour que ladite suite ne contienne pas de grossière erreur. L'exigence de continuité de l'enseignement avait en effet privé le Lescurien du temps pour vérifier la justesse intégrale du propos.


Partie III

Citation :
Le fidèle en quête du paradis solaire peut s'assurer de mener une vie vertueuse par moultes actions différentes. Certaines de ces actions vous seront présentées et expliquées dans ce volet.

Citation :
Le Credo

Le crédo est le texte fédérateur de notre Église, il est là pour faire grandir notre foi en notre cœur. Cette prière affirme notre foi et la crie au monde: il est le signe de notre union de croyants aristotéliciens. Il illustre aussi le dogme et le résume en quelques mots. Tous les aristotéliciens doivent le connaître. Le fait de réciter son crédo est un acte qui assure au Très-Haut que vous vous maintenez avec force sur le chemin de la vertu. Ce crédo doit être reconnu en préalable au baptême, est est primordial pour toutes les cérémonies.

Citation :
Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

AMEN

Citation :
La Confession, est l'acte par lequel le fidèle ayant commis un impair peut se faire pardonner. Dieu est conscient que l'Homme n'est pas parfait, sans quoi il serait Dieu, toutefois, il reconnaît que l'âme qui s'assume au cours d'une confession sincère et profonde est une âme pure. Ceci dit, pour s'assurer le pardon divin, le fautif devra peut-être faire acte de pénitence (voir plus bas). Tous les prêtres peuvent recevoir les confessions et ne peuvent en dévoiler le contenu sous peine de défrocation.

La pénitence, est le statut dans lequel se place volontairement le pêcheur s'étant confessé pour s'assurer le pardon divin. Différents moyens de pénitence existent : le jeune, le pèlerinage ou encore la charité (des explications sur ces actions seront données plus bas).

Le Jeûne, est l'acte par lequel le pénitent ou le simple fidèle se prive de nouriture ou se limite à un repas de base pour un certain temps, se mettant ainsi aux niveau des plus faibles, pour prendre ainsi conscience de la misère humaine que combat l'Église. Le jeûne tire son origine de la méditation de Christos dans le désert.

La Charité, est un acte de vertu que doivent pratiquer tous les aristotéliciens. Elle consiste à aider ses frères aristotéliciens sur le chemin de la vertu. Elle se par l'aide aux vagabonds perdus dans les méandres du jeu, l'offre d'un salaire supérieur au minimum légal à ses employés, la vente à des prix non prohibitifs de sa production et le refus d'une spéculation à outrance. Chacun agit dans ce domaine en âme et conscience.

Le Pèlerinage, est l'acte de parcourir les royaumes pour prendre conscience de la création. Le pèlerinage permet, en plus d'être une preuve de foi forte, de prendre contact avec d'autres frères aristotéliciens et ainsi de les aider. Le pélerinage tire ses origines vraisemblablement de la recherche d'Aristote de la cité idéale.

La Sainteté , est le statut auquel aspirent tous les aristotéliciens. Certains fidèles ont accédé à ce statut par leur respect presque immaculé des principes aristotéliciens. Ces saints ont encore au soleil le pouvoir d'influencer certaines choses de la création, il est donc important de les considérer et de les louer. Ceci dit, on ne peut louer les saints, et encore moins le Très-Haut, pour sa propre réussite matérielle. La lecture des hagiographies des différents saints et de régulières, mais toujours sincères, prières sont conseillées.

Il est important se savoir que l'Église ne sanctionne pas, mais prohibe, l'ermitage.
Citation :
Le Droit Canonique :

Le Droit Canon est en quelque sort l’ensemble des lois qui régissent l’organisation de l’Église Aristotélicienne. Elles ont été établies par la Curie sur l’inspiration des enseignements des prophètes Oane, Aristote et Christos. Ces lois servent à maintenir un minimum d’ordre, permettant ainsi à l’Église d’évoluer et aux fidèles de parcourir le chemin de la vertu en paix, et ainsi gagner le paradis. Le respect du Droit Canon est primordial. En voici les grandes lignes et les articles qui concernent le croyant lambda.


Les Statuts : Il existe au sein de l’Église 4 statuts, soit l’hétérodoxe, qui est le statut de celui qui ne reconnaît pas le dogme aristotélicien ni son droit canon ou encore qui a été excommunié, le croyant, qui est le statut de celui qui croit et qui reconnaît le Droit Canon, mais ne fait pas encore partie de l’Église, le fidèle, qui est le statut du croyant ayant été admis au sein de l’Église par le baptême, et finalement, le prêtre qui a reçu le sacrement de l'ordination et a prononcé les voeux.

Les Sacrements : ils sont au nombre de quatre : le baptême, le mariage, les funérailles et l’ordination. Le mariage, l'ordination et les funérailles nécessitent d'avoir eu le sacrement du baptême et de ne pas avoir été excommunié.

Le baptême, il permet l’accession au monde des Idées et à la société des croyants, permet la communion avec les Saints. Pour être admissible au baptême il faut être croyant, adulte sain d’esprit et prêt à comprendre l’engagement et en avoir fait la demande explicite. Pour le baptême des enfants, un parrain sera nécessaire puis une confirmation sera souhaitable lorsque le baptisé aura atteint l’âge adulte.

Le mariage est l’union devant Dieu dans le but de fonder une famille. Les mariés doivent aussi être accompagnés au minimum de deux témoins, baptisés pour la cérémonie.

Les funérailles, elles se compose de deux partie : la messe et la mise en terre. Les funérailles forment le sacrement par lequel un dernier hommage est rendu au défunt de manière à faire ses adieux au monde terrestre.

L’ordination est le sacrement par lequel un fidèle aristotélicien est élevé à la prêtrise. Une fois élevé à la prêtrise, le fils de Dieu et frère des humains devient prêtre et père spirituel, il pourra devenir un guide parmi les guides et assumer une charge de responsable de paroisse, de diocèse, de province, ou d’un ordre religieux.

Citation :
Questionnaire

1 : Qu'est-ce que le crédo ?

2 : La confession suffit-elle à obtenir le pardon divin ?

3 : N'importe qui peut-il se marier ?




Dernière édition par Peccatore le Mar 12 Juil - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Lun 11 Juil - 19:16

Angoisse de se faire taper sur les doigts pour sa piètre réponse, mais celle-ci passe vite, il ne semble pas mécontent, et le texte suivant échoue entre ses mains, profitons gaiement alors !

Le credo est une… La prière de la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine…

Allez ! Un petit effort, et de lire le texte pour en rajouter et ne pas faire trop court. Légère moue, non vraiment pas grand-chose à en dire d’autre, c’est une prière quoi, placée dans le texte de la pastorale car il faut bien la voir au moins une fois avant le baptême sinon on se retrouve bien embêté pour la réciter le grand jour…

La confession n’est qu’une étape vers le pardon, il faut ensuite faire preuve de pénitence… Ce qui m’étonnes c’est que le texte parle du jeûne, de la charité, du pèlerinage, alors que la plupart des pénitents je les ai surtout vu porter des écriteaux expliquant qu’ils avaient péché.

Haussement d’épaule, et dernière question… C’est un texte de pastoral plaisant et vite fait celui là…

Se marier en général oui avec le mariage civil tellement décrié par l’église… Pour se marier dans le respect de l’église aristotélicienne et devant Dieu, là il faut que les futurs mariés soient tous deux baptisés, qu’ils aient au moins un témoin chacun baptisés aussi, qu’il… Hum vous ne me demandez pas la liste de tout ce qu’il faut pour un mariage je me tais. Donc non, seuls peuvent se marier deux aristotéliciens baptisés et de sexe différent.

Précision peut être étrange, mais quand on voit le nombre de couple du même sexe qui avaient envahis il y a encore peu la capitale comtoise…

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mar 12 Juil - 15:52

Il y a d'autres prières que le credo, bien évidemment, mais c'est effectivement celle qui est la plus symbolique de la foi qui nous unit comme membres de l'Eglise.

Pour ce qui est des pénitents que tu as vu, à vrai dire, l'appréciation de la pénitence dépend beaucoup du prêtre qui l'ordonne au nom du Très-Haut. En fonction des fautes commises, il peut y avoir diverses formes de pénitence. Les écriteaux ont pour but essentiel de rendre plus humbles les fautifs, et de les dissuader ainsi de réitérer leurs fautes. Je n'ai pour ma part donné qu'une seule fois cette pénitence.


Et Peccatore de se remémorer l'homme à qui il avait ordonné d'arborer l'écriteau du grand pécheur. Amer souvenir, et des frissons parcoururent l'échine du jeune prêtre. Car les crimes commis par Nemeroff (c'était le nom du confessé) étaient réellement terrifiants et avaient glacé le sang du diacre de Poligny lorsque celui-ci les avait entendus. L'amertume venait aussi du fait que le pénitent avait semblé sincère dans sa repentance et avait même promis à Peccatore de se mettre au service de l'Eglise, mais qu'il y avait des mois que le Lescurien n'en avait plus entendu parler. Etait-il mort ? Avait-il failli à sa parole ? La pensée d'une telle possibilité effrayait l'adolescent.

Son esprit revint au sujet qui l'occupait.


Tu as raison, pour le mariage. Il y a bien quelques exceptions, comme les interdictions de remariage faisant suite à des annulations ou des dissolutions de mariage, mais ce sont là des détails de Droit Canon que tu n'es pas censée connaître parfaitement. D'ailleurs, bien des clercs ignorent le contenu précis de ces exceptions.

Bien, passons à la suite, donc.


En cherchant la quatrième leçon, le jeune garçon eut une violente quinte de toux, mais fit comme si de rien n'était.

Partie IV
Citation :

L'objectif de tout aristotélicien pour sa vie terrestre est d'atteindre le soleil, le paradis. Tel que nous l'a enseigné Aristote, un des prophètes de la religion aristotélicienne, le Très-Haut, Dieu, a donné l'esprit à l'humain pour que celui-ci soit capable, à l'instar des animaux, de distinguer le bien du mal. C'est cette capacité à distinguer le bien du mal qui nous permet de vivre la vie vertueuse qui nous permettera de rejoindre le soleil. Toutefois, une autre créature de la création, la Créature Sans Nom, jalouse de ne pas avoir été choisie pour être la préférée de Dieu, voue son existence à pervertir l'homme par les vices et à l'éloigner du soleil pour l'emmener sur la lune, en enfer. Tout aristotélicien voulant éviter la lune se doit de connaitre les vertues, et leurs contraires, que voici :


Citation :

Le livre des vertus : L'éclipse

Entièrement nu, ce démon avait une peau lisse, gorgée de sueur, et des jambes arquée, entre lesquels les attributs de la masculinité s’affichaient sans pudeur. Je vis également que sa poitrine portait les attributs de la féminité. J’espérais découvrir un visage humain, mais, à la place, se trouvait une gueule semblable à celle d’un serpent, de laquelle sortait une longue langue dressée vers moi.
Le monstre me dit: “ Je suis Asmodée, Prince de la Luxure. Raphaëlle, Archange de la Conviction, est mon opposée. Celui qui se complaît dans l’abus des choses de la chair et dans le nihilisme le plus total vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

[...]

C’est alors qu’une gerbe de liquide turquoise surgit de lac surface du lac. Une énorme créature à la peau écailleuse et à la longue queue de lézard surgit du liquide. Surmontant une mâchoire titanesque, deux petits yeux d’émeraude me fixaient. Elle me dit: “ Je suis Belial, Prince de l’Orgueil. Miguaël, Archange du Don de soi, est mon opposé. Celui qui a le sentiment de pouvoir vivre hors de la communauté, ou d’être capable d’atteindre le statut de divin, vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

[...]

C’est alors que j’entendis un bruit d’ailes et je vis se poser devant moi une créature herculéenne aux grandes ailes de chauve-souris et à la peau couleur d’améthyste. Elle me dit: “Je suis Satan, Prince de l’Envie. Michel, Archange de la Justice, est mon opposé. Celui qui désire bénéficier des justes récompenses attribuées à autrui, ou qui convoite les biens ou le bonheur de son semblable, vient rejoindre le rang de mes damnés.”

[...]

Alors, sortant de la gigantesque mêlée un énorme taureau avança vers moi. En dessous de ses yeux injectés de sang, des flammes sortaient de ses narines. Il me dit: “Je suis Léviathan, Prince de la Colère. Gabriel, Archange de la Tempérance, est mon opposé. Celui qui s’abandonne à la haine de l’autre, ou qui de toutes ses forces tente de lutter contre sa condition vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

[...]

Je retins ma nausée, lorsque une nouvelle galerie s’ouvrit, laissant passer la tête d’un énorme vers de terre répugnant. Celui-ci me dit: “Je suis Azazel, Prince de la Gourmandise. Galadrielle, Archange de la Conservation est mon opposée. Celui qui abuse du plaisir des besoins premiers, qui n’a pas la mesure des nécessités de sa subsistance, vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

[...]

Alors, je vis descendre du plafond, rattachée à son fil, une gigantesque araignée toute couverte d’or, aux milliers d’yeux de diamant. Arrivée près de moi, elle me dit: “Je suis Belzébuth, Prince de l’Avarice. Georges, Archange de l’Amitié, est mon opposé. Celui dont l’égoïsme n’a d’égal que le mépris de l’autre vient rejoindre les rangs de mes damnés.”

[...]

Je tournai ma tête et vis un vieil homme à la barbe hirsute qui versait de chaudes larmes. Son corps était si sec qu’il en paraissait squelettique. Il me dit: “Je suis Lucifer, Prince de l’Acédie. Sylphaël, Archange du Plaisir, est mon opposé. Celui qui entre en dépression spirituelle, qui reste passif, qui n’a plus goût à la vie, et qui ignore sa propre satisfaction rejoint les rangs de mes damnés, qui jamais n’arrivent à atteindre le soleil.”


Citation :
L’amitié est la faculté de se préoccuper du sort d’autrui. Elle est empathie, charité, entraide, réciprocité des rapports sociaux, amour du prochain… A l’amitié correspond l’avarice, qui est le vice de l’être dont l’égoïsme n’a d’égal que le mépris de l’autre.

La conservation est la faculté d’œuvrer à sa propre survie. Elle est la conscience de ses besoins premiers en nourriture, en eau, en sommeil. A la conservation correspond la gourmandise, qui est l’abus du plaisir des besoins premiers, vice de ceux qui n’ont pas la mesure des nécessités de leurs subsistance.

Le don de soi, est la faculté de se sacrifier au profit de la communauté aristotélicienne et de la république, abstraction faite de sa propre individualité. Elle est la conscience de faire partie d’un tout. Au don de soi correspond le vice de l’orgueil, qui est le sentiment de pouvoir vivre hors de la communauté, ou d’être capable d’atteindre le statut de divin.

La tempérance est la faculté de se modérer, de suivre la voie du juste milieu qu’exige sa condition de croyant, de faire preuve de compréhension à l’égard de ses semblables. A la tempérance correspond la colère, qui est le vice de celui qui s’abandonne à sa haine de l’autre, ou qui de toutes ses forces tente de lutter contre sa condition.

La justice est la faculté de l’être à faire preuve de magnanimité, à reconnaître la valeur de l’autre, à identifier l’intérêt d’autrui. A la justice correspond l’envie, qui est le vice de celui qui désire bénéficier des justes récompenses attribuées à autrui, ou de celui qui convoite les biens ou le bonheur de son semblable.

Le plaisir est la faculté qu’a l’homme d’œuvrer à réunir les conditions de son propre bonheur. Elle est la conscience de soi, de son corps, de son âme, et des besoins de ceux-ci pour rendre son existence heureuse et facile. Au plaisir correspond l’acédie, qui est le vice de celui qui entre en dépression spirituelle, qui reste passif, qui n’a plus goût à la vie, et qui ignore sa propre satisfaction.

La conviction est l’espérance en un avenir plein de promesses. Elle est plus largement la conscience des besoins et des intérêts futurs de la communauté des croyants, des nécessités de la conservation de l’espèce (donc de la reproduction). A la foi correspond la luxure, qui est le vice de celui qui se complaît dans l’abus des choses de la chair et dans le nihilisme le plus total.

Une vie vertueuse parfaite est virtuellement impossible. Nul, en dehors du divin, n'est parfait. Toutefois, l'aristotélicien vertueux est celui qui reconnaitra ses fautes et demandera le pardon à ses pairs par la confession. La confession sera expliquée dans le troisième volet de ce catéchisme.

Citation :

Questionnaire :

1: Donnez les noms des 7 Princes Démons et des 7 Archanges correspondant en précisant à chaque fois le péché et la vertu qui s'opposent.

2: Certains villageois s'enivrent en taverne, à quel péché correspond l'abus d'alcool ?

3: Un villageois offre du pain aux vagabonds, à quel vertu cet acte peut il se rattacher ?
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mar 12 Juil - 19:59

Hochement léger de tête alors qu'il parle des pénitences, il faut dire que c'est logique... Qu'elle n'ai jamais spécialement remarqué la charité, le jeûne ou le pélérinage, ce sont des actes plus humbles, moins visibles qu'un écriteau.

Tient oui les divorcés, elle les avait oubliés, il faut dire qu'elle était farouchement opposée à cette pratique, non pas qu'elle fut une grande croyante en l'amour éternel, non, elle voyait surtout le mariage comme une alliance, adieu les sentiments, bonjour les calculs... Mais quoi qu'on en dise, quand le mariage était arrangé, on ne pouvait pas divorcer parce qu'un plus joli minois nous tombait sous les yeux, puisqu'il n'y avait jamais eu d'amour, il ne pouvait pas partir...

Hop, apparition du quatrième cours, et réponse sans attendre, il faut dire que la partie "histoire" du livre des vertus était ce qui l'avait le plus amusée dans sa jeunesse, et qu'elle avait donc le mieux retenu.


Alors, quand à la question une… Asmodée est le démon de la Luxure qui s’oppose à Raphaëlle l’Archange de la Conviction. Belial, démon de l’Orgueil s’oppose quand à lui à Miguaël, Archange du Don de Soi. Satan est le Démon de l’Envie, son opposé est Michel, Archange de la Justice. Léviathan, Démon de la Colère s’oppose à Gabriel, Archange de la tempérance. Azazel le démon de la Gourmandise s’oppose à Galadrielle Archange de la Conservation. Belzébuth, Démon de l’Avarice à pour opposé l’Archange de l’amitié Georges. Et finalement Lucifer Démon de l’Acédie s’oppose à Sylphaël Archange du Plaisir.

Pour la seconde, je serais tentée de dire que le vice concerné est la gourmandise, l’excès d’un aliment, ici la bière le plus souvent, non plus dans le but de simplement se restaurer, on détourne donc l’utilité de cet aliment.

Quand au villageois, sa vertu est l’amitié, il fait la charité à ceux qui en ont le plus besoin, il aide son prochain.


Sourire. Est ce 4 leçons ici aussi, où lui réserve t'il une surprise ?
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mer 13 Juil - 12:02

Peccatore hocha la tête à l'exposé des Princes-Démons et des Archanges. La question n'était pas de la plus grande originalité, tout comme la réponse qu'elle appelait, mais elle avait le mérite de rappeler les sept vertus et les sept vices au catéchumène.

Pour la seconde réponse, le prêtre dit en souriant :


Oui, de la gourmandise, en effet, puisqu'il y a abus de boisson, donc de choses matérielles. On pourrait aussi y voir une tendance au nihilisme et à la démesure, donc à la luxure.

Enfin, la charité relève en effet de l'amitié.


Il marqua une pause dans un sourire.

A présent, tu as presque fini ta pastorale, ma soeur. Tu as eu une introduction aux fondements de notre religion, et la dernière leçon que voici va concerner plus spécifiquement le sacrement du baptême auquel tu te prépares.

Il lui tendit le parchemin.

Partie V

Citation :
En conclusion de la Pastorale que vous avez suivi pour vous préparer à ce grand moment de votre vie qu'est le baptême, vous allez trouver ci dessous 3 textes à lire pour comprendre quels sont vos engagement en tant que Baptisé.

Citation :
Engagements du Baptisé

Citation :
"L'Amitié Aristotélicienne" ne peut être véritable que si les membres de cette amitié sont égaux l’un envers l’autre.
L’Amitié aristotélicienne est la communauté des baptisés de l’Église.
Ainsi donc, la communauté aristotélicienne est une communauté de personnes ayant en commun leur foi en le Très-Haut et étant donc tous égaux devant lui par ce fait même.
Le croyant est introduit à la communauté par le baptême. Le Baptême, ou rite d'entrée, donne au nouveau croyant les prémisses de l'amitié Aristotélicienne parfaite.
Cette amitié est encore en puissance et demande à être développée par un contact avec Dieu dans la prière et les sacrements, et aussi par le témoignage de douceur et de compassion avec les autres.

Citation :
“Tu as certes fait Tes créatures se nourrissant les unes des autres. Il leur faut chasser et tuer pour se nourrir. De même, il leur faut se battre pour défendre sa vie. Mais il n’y a pas de fort ni de faible. Personne ne rabaisse ni ne piétine les autres. Nous sommes tous unis dans la vie et nous sommes tous Tes humbles serviteurs. Car Tu es notre créateur.”

“C’est pour cela que Tu as donné des talents plus beaux les uns que les autres à toutes Tes créatures. Chacune d’elles a sa place dans Ta création. Son talent permet à chacune d’elles de la trouver. De ce fait, il n’y a pas de créature préférée de Toi, ô Très Haut. Nous sommes toutes pareillement aimées par Toi et nous nous devons tous t’aimer en retour. Car, sans Toi, nous n’existerions pas. Tu nous a créé alors que rien ne t’y obligeait et nous nous devons de t’aimer pour te remercier de ce geste.”

“Nous sommes certes enchaînées à la matière, certes soumis à ses lois, mais notre but est de tendre vers Toi, l’Esprit Éternel et Parfait. Donc, selon moi, le sens que Tu as donné à la vie est l’amour.” Alors Dieu dit: “Humain, puisque tu es le seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer tes semblables. Les autres espèces ne savent aimer qu’elles-mêmes.

Création II: l'Amour

Citation :
Alors, le tribun ordonna au centurion de se saisir de Christos, et l’officier, à la mine féroce s’approcha de nous d’un pas lent. Je respirais au rythme de la cadence de ses pas, essayant de calmer mon cœur qui s’affolait. Lorsqu’il se trouva face à Christos, le Centurion le regarda dans les yeux, intensément et assez longuement. Lorsque soudain, il ôta son casque et s’agenouilla en embrassant la robe de notre messie.

" Maître, supplia t’il, à la plus grande surprise du Tribun, je voudrais vous suivre et faire partie de cette communauté de fidèles. Comment dois-je faire ? Je sais que je suis pêcheur et que j’ai servi un mauvais maître, mais je t’en prie dis moi comment me faire pardonner ! "

Alors Christos le releva et sous le regard médusé des romains, il prononça ces mots :
" Pêcheur, je te le dis, tu viens de faire la première chose que les fidèles devront faire ; se montrer humble et confesser leurs pêchés. Ainsi, si ton repentir est sincère, Dieu te pardonnera. "

Christos se tourna vers ses apôtres, et continua :
" Et vous, que les fautes commises par vos ouailles leurs soient pardonnées si elles viennent les confesser à vos oreilles, et qu’elles sont prêtes à en faire pénitence."

Alors, Christos s’approcha de la fontaine, et dit encore au Centurion :
" Par la grâce de l’éternel, je vais te laver de tes péchés, te ceignant d’eau, source de vie. "

Et Christos plongea ses mains jointes sous le jet de la fontaine. Il aspergea la figure du Centurion de cette eau en chuchotant ces paroles :
" Seigneur, daigne laver cet homme de ses pêché, et lui donner ainsi une nouvelle naissance parmi les croyants ! Au nom du Très Haut. Amen "

Vita de Christos XII

Citation :
Questionnaire :

1) Selon le premier texte, que vous apporte le baptème ?

2) Dans le second texte, quel est le sens de la Vie ?

3) Selon le troisième texte que faut il faire pour le pardon de nos péchés ?
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Mer 13 Juil - 19:06

Le dernier ? Allons-y ! L’impatience rode, le regard se fait prompt à sauter de lignes en lignes, elle dévore le texte, survole les questions et se lance.

Le baptême apporte les prémices de l’amitié aristotélicienne parfaite… En passant y a une faute au mot prémices qui en change le sens.

Ça ou rien, véritable copié collé du texte, elle en a honte…


Le sens de la Vie est d’aimer… Aimer ses semblables, mais avant tout aimer Dieu qui nous à créé, à qui l’on doit la vie. On doit profiter de la vie pour tendre vers Dieu.

Petit effort, mais ça manque un peu d’originalité. Froncement de sourcil devant la dernière question… Il faut dire que sur cette dernière leçon elle a un peu l’impression de se répéter…

Pour le pardon de nos péchés il faut les confesser, et en faire pénitence.


Regard qui pétille du bonheur encore enfantin d'en avoir fini avec les leçons, observant le curé l'esprit déjà totalement libéré du poids de la réflexion.

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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Jeu 14 Juil - 11:54

Elle avait raison pour les "prémices". Peccatore ne s'attarda pas, mais nota aussi cela dans son esprit, comme chose à corriger.
Les questions étaient sans aucun doute parmi les plus faciles de la pastorale. A vrai dire, certaines personnes demandaient le baptême sans avoir même la moindre connaissance en matière de religion. Mais bien entendu, pour une demoiselle intelligente et de bonne éducation comme l'était Lara, les réponses aux questions étaient triviales.

D'ailleurs, le curé hocha la tête sans développer aux réponses de son élève.


Félicitations, tu as donc achevé ta pastorale avec brio et tu es à présent prête pour le baptême.

Il marqua une pause. La jeune fille devait être satisfaite, mais il lui fallait encore trouver quelqu'un pour la baptiser. Et à cela, l'ancien vicaire archidiocésain de Besançon aurait du mal à se prêter.

Réfléchissant quelques instants, puis saisit en silence une feuille de parchemin, ainsi qu'une plume qu'il trempa dans un encrier disposé de manière périlleuse tout au bord de la table. Peccatore se mit à écrire, tout en disant :


Je te rédige un pli attestant que tu as bien suivi la pastorale avec moi. Ainsi tu pourras le faire valoir auprès de tout clerc de l'Eglise. Il m'est hélas impossible de me rendre jusqu'à Saint-Claude pour présider moi-même à la cérémonie de ton baptême. Mais je prierai Dieu qu'un ecclésiastique puisse s'en charger à ma place.

Le prêtre reposa la plume, et s'empara de ses sceaux.

Si tu dois être baptisée ailleurs qu'à Saint-Claude, il te faudra cependant, comme le précise le Droit Canon, l'autorisation de Son Eminence l'archevêque Ingeburge Von Ahlefeldt-Oldenbourg, ou à défaut, à son archidiaconesse Soeur Maelice.
Enfin, si tu ne trouves pas aisément de clerc, demande à Besançon à l'archidiaconesse Jenah, que tu salueras et féliciteras pour sa nomination de ma part. Elle saura, je pense, t'aider.


Il apposa son scel jaune au bas du pli, puis tendit le document à Lara.

C'est là tout ce que je puis faire pour toi, ma soeur.

Spoiler:
 

HRP :
Code:
[quote][justify][i]A l'attention de tout lecteur de ce document,[/i]

[b]Nous, Monseigneur Peccatore, Recteur de l'Ordre Lescurien et Curé de Lyon,

[list]Attestons par cet écrit rédigé et scellé de notre main, avoir administré les enseignements fondamentaux de la pastorale à la croyante Lara von Dumb de Sparte, résidant en la paroisse de Saint-Claude, de l'Archidiocèse métropolitain de Lyon.

Soulignons les aptitudes théologiques de notre élève qui lui ont permis un brillant succès au terme de cet enseignement, et la déclarons apte à être baptisée dans le sein de la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine par tout clerc habilité par sa charge.[/list]

Pour valoir ce que de droit.[/b]

[i]Rédigé et scellé ce quatorzième jour de juillet de l'an MCDLIX à Lyon par nous,
Monseigneur Peccatore,
Recteur de l'Ordre Lescurien,
Curé de Lyon.[/i]

[img]http://illiweb.com/fa/pbucket.gif[/img][/justify][/quote]
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MessageSujet: Re: Pastorale d'une Sanclaudienne   Sam 16 Juil - 20:17

Fini c'était fini ! Youhou ! Le plus simple était fait... Il lui fallait désormais trouver un religieux pour la baptiser, la quête recommençait de zéro, plus dure encore car localisée sur la Franche Comté... Bien gentiment le religieux lui proposait Jenah... Mais fallait il vraiment lui dire que Jenah ne l'appréciait pas plus que Nufilen... Pas de sa faute à elle si le mari de celle ci l'avait détesté du premier regard, et s'en était suivit des mois de conflits... Où l'archidiaconesse avait bien entendu prit parti pour son cher et tendre...

Jeune comtoise qui se mord la lèvre perdue dans ses songes... Après tout, si les religieux appliquaient les principes qu'ils enseignaient dans leur pastorale et tout ça, ils la baptiseraient peut être... Avec l'aide de Dieu...

Sourire plein de gratitude finalement dédié au curé.


Merci beaucoup pour tout ce que vous avez fait, je contacterais surement Ingeburge pour quérir son autorisation. Et je passerais vos salutations à qui de droit.

Et finalement l'heure d'affronter la suite.
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