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 Arrivée de Théodomir de Hennfield

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Théodomir de Hennfield

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MessageSujet: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Dim 9 Juin - 11:42

[HRP]Je vous prie de bien vouloir m'excuser du retard entre la réponse de TdH à la missive d'Aegon et sa venue. La fin de l'année est toujours un peu marathon pour moi mais maintenant, j'ai davantage le temps ! Wink [/HRP]

Le duc-évêque se dirigea vers l'aile réservée aux appartements de l'"évêque d'Autun" à Lyon - tout en se disant que le lieu était plaisant, bien que trop richement décoré pour être aristotélicien- et qu'il serait intéressant de pouvoir s'en servir pour la gloire du Très-Haut- et plus précisément vers le bureau d'Aegon de Valyria. Il glissa sa main dans sa poche pour s'assurer qu'il avait bien emporté avec lui l'annonce dudit homme ainsi que la réponse qu'il en avait faite. Il avait parfois quelques lacunes de mémoire, aussi gardait-il toujours une copie de tout ce qu'il écrivait pour s'en rappeler aisément. Il frappa à la porte du bureau et se permit d'entrer, tenant compte du fait qu'il était, de toute façon, certainement fortement attendu. Il poussa la porte espérant y trouver quelqu'un.

Frère Aegon de Valyria ? Mes salutations. Théodomir de Hennfield, vous m'avez invité à m'entretenir avec vous, ce que je ne peux refuser. Me voilà donc.
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Aegon
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Lun 10 Juin - 16:29

[Pas de problème.]

L'évêque d'Autun regardait par une fenêtre la ville de Lyon, qu'il avait connu quelques années auparavant, et son fort castel qui abritait le pouvoir des ducs de Lyonnais-Dalphinat. Il se souvenait avoir été de ces jeunes gens fort étonnés, un jour qu'il descendait de ses montagnes dans ses habits de berger, d'entendre que la province serait désormais gouvernée par un duc et non un gouverneur. C'était du temps de la première duchesse, Pénélope de Monbazon-Novailles, et des grandes ambitions politiques des Devirieux. Plus choqué encore, il avait été d'apprendre que le Roy Levan avait abdiqué et que la France était gouvernée par une Reyne élue. Quoiqu'il fit alors bonne réjouissance en l'honneur du sacre de la nouvelle reyne, il n'avait pu comprimer une secrète angoisse: qu'est-ce qui assurerait la stabilité du royaume dans un pays où la légitimité dynastique s'éteignait? Qu'est-ce qui garantirait les peuples de l'absolutisme dans une nation où les votes des puissants décideraient de celui qui siégerait sur le trône des Capétiens?
Hélas, les évènements, les guerres, les douleurs, jusqu'au règne d'Eusaias l'Apostat, lui avaient tristement montré qu'il avait mille causes d'angoisse.

Une voix qu'il reconnu le tira de ses pensées. Se retournant, montrant par la même occasion un visage tiré par la fatigue et la douleur que lui provoquait un ulcère abdominal, il ne pu prendre sur lui de sourire. Se contentant de montrer un fauteuil en face de son bureau, il ne dit que quelques mots avant de s'asseoir lui-même.


Vostre Grasce, je sais qui vous estes, nous nous connoissons. Je vous en prie, installez-vous. Désirez-vous quelque boisson, ou collation?

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Théodomir de Hennfield

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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Sam 22 Juin - 15:57

[Une nouvelle fois, désolé de me faire aussi long. Je mets ce RP dans mes priorités !]

Théodomir prit place comme l'y invitait le père Aegon. Il le fixa un instant du regard puis lui répondit.

Merci... Une boisson sans alcool, si vous avez, ce sera très bien. Bien, ne tournons pas autour du pot trop longtemps : vous vouliez me rencontrer, je vous écoute !
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Aegon
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Lun 24 Juin - 22:57

Soupire.

Très bien, ne tournons pas autour du pot. Je vous ai mandé de venir pour tâcher de vous comprendre, et parce que vostre première annonce, qui nommait soeur Medusee abbsesse de Dijon... ce qui n'est pas possible, car elle n'est pas ordonnée - d'ailleurs, l'estes-vous vous-même? - me laissait croire que vous étiez un arisotélicien observant et respectueux de nos saincts textes.


Depuis, vous m'avez fait réponse publique qui montre qu'au contraire, vous avez rejoint le schisme monarchique. J'aurais donc cette question: pourquoi vous être détourné des enseignements du Livre des Vertus et pourquoi privez-vous les Fidèles du diocèse d'Autun de l'administration de l'évêque que leur a choisi les prélats de l'Eglise de France?

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Théodomir de Hennfield

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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 13:30

Théodomir fixa l'homme. Il ne semblait pas ravi que le duc soit si direct avec lui, peut-être aurait-il souhaité l’enivrer... ou s'enivrer lui-même avant de discuter sérieusement ? Il écouta cependant Saizerais avec la plus grande attention, souriant ça et là à ses remarques.

Me comprendre...

Le Hennfield soupira.

Moi aussi j'aimerais bien comprendre beaucoup de choses... Malheureusement, il semble parfois que cela ne soit pas fort possible... J'espère pouvoir éclaircir de nombreuses choses avec vous mais sachez que je doute désormais grandement des prélats de Rome...

En ce qui concerne l'abbesse Medusee, je reconnais encore une fois l'avoir nommée abbesse. C'est une femme hors pair qui œuvre depuis très longtemps pour le bien-être de ses concitoyens tant dans le temporel que dans le spirituel ; j'ai reçu beaucoup d'éloges à son égard et elle m'a fait part de sa motivation à reprendre en main la paroisse de Dijon.
Paroisse de Dijon, soit dit en passant, laissée à l'abandon par vos prédécesseurs depuis de nombreux mois ! Allez-vous me blâmer de vouloir redonner un peu de Foy dans le cœurs de nos fidèles ? Allez-vous me reprocher d'avoir enfin mis un clerc de qualité à la tête de la paroisse ? Depuis des mois, nous n'avions même plus droit à une messe In Gratebus... C'est honteux ! Et ce n'est qu'une goutte d'eau dans la vasque décadente de Rome...

Par ailleurs, j'ai moi-même été reconnu évêque de France par la Grand Aumonier de France lui-même, si ça peut vous rassurer !


Il marqua un temps de réflexion.

Vous dites que vous pensiez que j'étais un "aristotélicien observant et respectueux" des Saintes Écritures. Et je pense aussi que je suis ce genre d'être...

Il se leva et fit les cents pas dans le bureau tout en continuant à répondre aux interrogations du prêtre, observant ça et là quelques objets lui apparaissant comme insolites ou curieux ou feuilletant quelques livres suscitant son intérêt.

Les Hennfield ont toujours comptés parmi les plus fervents fidèles de l'Église Aristotélicienne. Nous avons surtout toujours été proches des évêques de Nevers et d'Autun et avons souvent contribué à aider de quelque manière que ce soit l'Église. Je suis moi-même diplômé du Séminaire de Bourges et ancien apprenti de Monseigneur Zabouvski. J'ai passé deux années au Berry en tant que diacre-sacristain avant de revenir à Cosne dans le diocèse de Nevers alors dirigé par Monseigneur Fitz d'Imphy. J'y ai encore été sacristain. Je lui avais récemment émis le souhait de m'impliquer davantage dans l'Église et dans la vie de ma communauté. Je projetais sérieusement de rejoindre les ordres...

Vint alors cette fameuse guerre en Bourgogne, j'imagine que vous en avez eu vent... J'ai été prévenu par le Conseil de la Noblesse de Bourgogne qu'une personne du nom d'Alexandre Orlund refusait de prêter allégeance au Roy de France. Je pense que même l'Église Aristotélicienne de Rome peut comprendre que la Bourgogne est fille de France, que la Bourgogne est vassale du Royaume de France ! Et où allait nous mener un homme qui refusait de prêter allégeance au Roy - et ce, qu'importe les considérations bonnes ou mauvaises portées à ce dernier - sûrement à la guerre, à la misère, à la tyrannie ! Et ça, je ne pouvais l'accepter, mon cher ! Voir souffrir la Bourgogne - MA Bourgogne - et le peuple bourguignon ? Ca jamais ! Avais-je le choix ? Non ! Je suis un homme fidèle, juste et constant à la parole que je donne ! Si cet homme refusait de prêter allégeance au Roy, la noblesse ne pouvait le laisser faire ! Il aurait mis en danger notre territoire en s'attirant les foudres du roy, notre patrimoine, notre richesse pire encore notre peuple pour la plupart aristotéliciens comme vous et... comme moi aussi !


Il disait cela en feuilletant un livre qu'il posa ouvert sur le bureau de son interlocuteur à un passage qu'il tapota vigoureusement de l'index. On pouvait y lire le passage suivant :

Vita d'Aristote ; Livre 1er Dialogues ; Chap. XI - Le songe a écrit:
En temps de guerre, ils se font les plus fervents défenseurs de la cité. Leur courage n’a pas d’égal, et ils donneraient leur vie, sans hésitation, pour la conservation de la communauté, ou pour défendre leur foy qu’ils placent en très haute estime.

Qu'est-ce que tout cela m'a valu ? L'excommunication ! Moi, excommunié de l'Église ! Sachez que je ne comprends toujours pas la décision de l'Église d'avoir pris la décision de m'excommunier... Sans une explication, sans un procès, rien ! J'ai pris la décision de m'entretenir avec Son Éminence Vincent Diftain par la suite qui avait accepté d'écouter mes doléances. Il m'a reçu. Nous avons eu un dialogue de sourd car il ne voulait rien entendre de mon point de vue. Seul le sien primait... J'imagine que c'est une "qualité" de l'Église Romaine...
Heureusement, je suis resté persuadé que le Très-Haut, Lui, ne m'avait pas abandonné ! Et aujourd'hui, je suis bien décidé à prôner des Valeurs depuis trop longtemps oubliées telles que l'Amour, l'Amitié et le Pardon. J'ai le souvenir d'une belle et grande Église, un souvenir qui a trois ans... Je me rappelle qu'une grande majorité des villageois était baptisés à l'époque, il y avait du monde aux messes, les villages me semblaient plus souriants !

Pour répondre à votre dernière question, je ne me suis JAMAIS détourné des enseignements du Livre des Vertus. Je ne me suis détourné que du comportement honteux de l'Église de Rome. J'ai cherché à comprendre mes erreurs, j'ai cherché le Pardon et n'ai reçu que des portes fermées de la part de Rome ! Et je ne prive pas les Fidèles du diocèse d'Autun de l'administration d'un évêque, je suis à leur écoute et reçois d'ailleurs de nombreuses lettres demandant baptêmes et mariages. Car oui, les Fidèles voient, enfin, que les choses bougent et qu'ils peuvent être écoutés. Et pas un d'entre eux ne s'est encore plaint d'être privé d'un évêque romain, à ma connaissance !


Le ton était lancé. Nul doute que ses propos n'allaient pas plaire au prêtre romain mais il n'en avait cure. Il espérait que l'homme le comprenne et reconnaisse, pour une fois, ne serait-ce qu'une once d'erreur de la part de Rome.
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Aegon
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 15:30

Secouant la tête.

Vous me reprochez, à moi, les errements des deux précédents évêques d'Autun, mais je ne suis ni le père Baronsengir, ni la mère Neti. Vous avez remis à la sacristaine, et non l'abbesse, Medusee, le soin de gérer in gratebus la paroisse de Dijon. Mais vous l'avez fait par un pouvoir usurpé, puisque vous ne bénéficiez pas de la succession apostolique instituée par Christos. C'est cela, bien évidemment, que je vous reproche, puisque moi-même aurait pu sans peine procéder à cette nomination, si vous me laissiez les moyens d'administrer mon diocèse.
Diocèse dans lequel je vis et officie, apprenez le ou souvenez-vous en plutôt, car nous ne sommes pas des inconnus, et il me souvient d'un baptême lors duquel je du vous rappeler les gestes sacramentels. C'est sans doute la raison pour laquelle j'y suis reconnu et respecté des fidèles, dont plusieurs m'écrivent également, et dont je m'occupe personnellement de l'enseignement pastoral.

Vous me parlez de Rome, de l'Eglise de Rome, vous revenez sans cesse à cela. L'on dirait qu'il suffit d'invoquer son rejet de Rome pour tout justifier. Et quoi! Il n'y a pas d'Eglise romaine, il y a une Eglise, c'est tout. Une Eglise instituée sur le principe de la succession apostolique, que vous niez en refusant qu'elle ait une tête et des ramifications, qu'elle soit unique et universelle.


Le prélat s'était lui aussi lever, mais une vive douleur à l'ulcère le força de se rasseoir.

Vous justifiez, et je peux essayer de le comprendre, vostre position de noble, mais vous desservez grandement vostre condition de clerc en me disant des paroles qui sont des affronts aux paroles de Christos et d'Aristote. Vostre Grasce, l'Eglise est universelle, et non en la puissance d'un peuple. Nous apprenons tous, je l'espère, dans nos séminaire, que l'amour et l'amitié ne sont plus à considérer comme étant à pratiquer au sein d'un peuple, mais entre tous les peuples, entre toutes les personnes.
Mais encore, parlons de la Bourgogne: deux listes avaient emporter la majorité des suffrages des électeurs bourguignons: ces deux listes avaient publiquement déclaré et fait campagne sur leur intention de retenir l'allégeance à Eusaias pour faire pression sur lui quant à sa querelle avec Rome. Les électeurs ont donc choisi leur gouvernement en connaissance de cause. A moins de nier la pertinence du processus électoral pour examiner la succession des ducs de Bourgogne, je vois mal comment l'on peut prétendre défendre la Bourgogne en prenant les armes contre le duc qu'elle s'est choisie en pleine conscience de son intention déclarée bien avant son élection.

Comment donc, pouvez-vous invoquer la rébellion contre le duc Alexandre Olund, comme justification de vostre usurpation? Lors qu'à cette époque, celui que vous nommez roy et qui ne fut jamais sacré par un successeur des apôtres, appelait au meurtre de cardinaux, et retenait au cachot le primat de France, créature vieille et pacifique?
Comment donc, pouvez-vous vous joindre à cette prétendue église de France, fondée par une puissance humaine et temporelle, et en sa puissance, lors même que cette puissance temporelle est notoirement pécheresse, parjure et entretient des amitiés publiques avec l'hérésie réformée dont plusieurs points ont été repris par la secte à laquelle vous revendiquez d'appartenir?


Une lassitude extrême parut sur le visage d'Aegon.


Je n'ai pas la moindre connaissance de vos échanges avec le cardinal Vincent, et vois mal en quoi je puis avoir à faire avec ces diftaineries. Sans doute auriez-vous du, bien plus, vous adresser à vostre évêque. Il reste qu'en reniant les Ecritures en plusieurs points, directement ou indirectement, vous ne pouvez en effet obtenir de pardon, qui réclame la reconnaissance de ses fautes et la contrition, ainsi qu'il est explicitement dit dans le Saint Livre.
Outre que vous refusiez la continuité apostolique, qui vous interdit l'usurpation dont vous vous rendez coupable à Autun, vous vous associez à des pratiques hérétiques consistant à prétendre que le mariage des prêtres est licite et valide, lors qu'il ne l'est point, ainsi qu'il est explicitement dit dans le Livre. Comprenez que devant l'évidence, il n'est pas besoin de m'affirmer que vous ne vous détournez pas des enseignements du Livre. Vous sembliez vous dire féru de théologie, vous savez bien sûr que l'Eglise et l'enseignent du Livre des Vertus est un, unique et universelle. L'on ne prend pas un bout pour en laisser l'autre, et Dieu n'est pas une pâtisserie, mais nostre Créateur et souverain maître en tout chose.


L'évêque laissa ses dernières paroles décanter.

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Théodomir de Hennfield

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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 17:54

Théodomir sourit amusé aux propos d'Aegon et répondit du tac au tac.

Je ne peux vous reprocher les errements des deux précédents évêques d'Autun mais ces deux évêques n'ont-il pas été choisis par l'Église de Rome ; oui, celle de Rome c'est ainsi que je l'appelle pour bien la différencier ? Et ces mêmes personnes, si je vous comprends et suis bien votre raisonnement, bénéficiaient de la succession apostolique instituée par Christos ? Dès lors, il serait peut-être bon de se dire que l'Église de Rome cultive les mauvaises décisions ! Un lumeçon eut été plus vivace que ces deux derniers évêques !

Et comment pouvez-vous savoir que je ne bénéficie pas de la succession apostolique de Christos ? Vous le Lui avez demandé ? Et si la création de cette Église Aristotélicienne Universelle résultait vraiment de la volonté du Très-Haut afin de balayer les bafouilles de l'Église romaine ?


La démonstration était assez triviale mais après tout, l'évêque n'était pas omniscient. Comment pouvait-il être sûr que certains successeurs de Christos ne s'étaient pas fourvoyés au point de se détourner de lui ?

Quant à cette cérémonie que vous me rappelez... Oui... En effet ! Mea culpa maxima, j'ai fait une erreur et ai voulu aller un peu trop vite. Que je sois lapidé sur place si je suis le premier clerc à avoir eu une seconde de distraction durant une cérémonie.

N'avez-vous jamais fait d'erreur ?


Le duc sourit en pensant qu'il était sûrement déjà en train d'officier alors que son interlocuteur n'était encore qu'un nourrisson. Il poursuivit avant qu'il n'ai eu le temps de répondre afin de ne pas perdre le fil.

À part cela... L'Église Aristotélicienne Universelle n'est pas la puissance d'un peuple ! Et notre volonté est bien de diffuser la Bonne Parole qui en découle à travers tous les peuples ! Vous me parlez d'Amour et d'Amitié mais j'ai l'impression que l'Église romaine a depuis bien longtemps oublié ces Vertus - qu'elle ne voit plus que comme des concepts à sortir de temps en temps pour faire bien - et s'est comportée comme un véritable État. Un État s’immisçant dans des affaires temporelles où elle n'a que faire !

Pour en revenir à la Bourgogne... Vous me reprochez de ne parler que de Rome mais j'ai l'impression que revenir sans cesse sur les élections ducales de décembre 1460 est, aussi, la seule justification qu'à Rome pour légaliser sa Croisade et ses excommunications massives ; excommunications massives de personnes ayant très souvent œuvré au rayonnement et à la protection de l'Église, mais cela, je ne le rappelle plus !

Vous me dites ne pas voir comment "l'on peut prétendre défendre la Bourgogne en prenant les armes contre le duc qu'elle s'est choisie en pleine conscience de son intention déclarée bien avant son élection".

Premièrement, ces listes n'avaient pas reçu la majorité des suffrages au vu du pourcentage cumulé par les autres, déjà ! De plus, vous savez comme moi qu'il est très facile de s'acheter une "fausse noblesse" et de pouvoir doubler ses voix à une élection... Ce qui fausse finalement la véritable volonté du peuple !

Deuxièmement, cet Alexandre n'était pas "duc". Dois-je vous rappeler que, selon la Charte Royale, pour devenir duc légitime, il faut avoir prêté serment d'allégeance au Roy. Sans faire cela, l'on est un usurpateur ! Sans légitimité, il convient d'agir en conséquence et de se mettre en conformité avec la volonté du Roy. Nous avons donc préservé la Bourgogne des agissements d'un tyran usurpateur, simplement.

Et puis bon : je ne comprends pas pourquoi Rome a du fourrer son nez dans des affaires temporelles après cela !


Il se lassait aussi.

Enfin, je suis amusé de voir à quel point vous pouvez tantôt vous revendiquer comme successeurs des apôtres et soutenir vos homologues et tantôt vous lavez les mains du manque cruel d'ouverture et d'amitié d'une personne qui en plus d'être votre homologue est aussi cardinal ! Par ailleurs, j'ai essayé de m'adresser à mon évêque, Monsegneur Fitz d'Imphy, mais n'ai jamais eu de nouvelle de sa part, m'avez-vous écouté ? Alors, je veux bien reconnaître mes fautes mais lorsque personne ne daigne vous écouter, il y a une limite !

Le duc-évêque avait eu tord de penser qu'Aegon de Valyria était peut-être un prêtre plus ouvert à la parole, à l'écoute sans jugement. Il était comme tous les autres, des prélats qui ne souhaitent que le pouvoir et une fois qu'il l'ont se moquer de ce pourquoi ils ont réellement été choisis. Théodomir voulut cependant faire montre une dernière fois de sa capacité à tendre la main... Un passage du Livre lui vint à l'esprit, tiré de l'hagiographie de l'Achange Saint-Georges.

"Quand il n’y a plus d’espoir, il reste toujours l’amitié"

Que souhaitiez-vous réellement lorsque vous m'avez invité à venir vous rencontrer ?
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Aegon
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 18:19

Mon cher, la succession apostolique a été définie par Christos. Vostre nomination n'émane pas d'une autorité épiscopale ou papale, vous n'estes donc point évêque. Je puis donc affirmer que vous ne disposez pas de la succession apostolique, puisque vous n'avez pas été désigné évêque par vos pairs et ainsi que Christos a voulu qu'il en soit. Je n'ai pas besoin d'ignorer ou de contredire les Ecritures, moi, pour justifier de mes propos et actions.

Mes prédécesseurs disposaient en effet de la succession apostolique leur donnant la plénitude épiscopale. Du moins eux étaient ordonnés, voyez-vous? Ils ont été des plus médiocres, de par leur absence, et sans doute furent-ils de mauvais choix; les prélats restent des êtres humains, faillibles et mortels. En revanche, dire que Christos se trompe et se prétendre aristotélicien, c'est un peu gros, ne croyez-vous pas? C'est ce que vous dites en remettant en cause le principe de la succession apostolique. C'est ce que vous soutenez encore en donnant caution à la pratique hérétique, apostasique et blasphématoire du mariage des prêtres.

Vous me dites qu'on en revient toujours aux élections de décembre. Encore faut-il en dire la vérité, et de mon souvenir, les listes BN et DREDE avaient bien remporté la majorité absolue des voix. Peut-être en était-il autrement, car la mémoire ne m'en est pas exactement restée, en revanche, la Bourgogne s'était bien choisi un duc par la voix des urnes, directes et indirectes, lors d'une élection régulière. Les doubles votes, s'ils devaient être invoqués pour faire douter de la légitimité d'une élection, font de toute élection un processus soumis à cette réserve. Au reste, la totalité des partis en font l'usage, en Bourgogne en tous les cas.

Mais enfin, je vois que vous choisissez de répondre à côté de ce que je vous dit, et je présume que même vous ne trouvez rien pour justifier la mise au cachot du primat de France, et l'appel à l'assassinat de deux cardinaux dont le cardinal Diftain - vous l'ignoriez peut-être, puisque vous semblez penser que je ne suis pas solidaire de ce dernier en cette occasion comme en d'autres. A ce propos, j'ai certes des différends très... marqués avec le cardinal, mais je n'ai pas, moi, choisi de me détourner de l'Eglise universelle, unique et indivisible. Je n'ai pas parjuré mon serment de baptême, et je n'ai pas oublié le Credo de nostre foy.
Ah si, vous direz sans doute, comme vous le faites déjà, que l'Eglise s’immisce dans le temporel. Et qu'est-ce que s'imiscer dans le temporel? Demander à un Fidèle de respecter ses serments est-il s’immiscer dans le temporel? Dieu n'a-t-il rien à requérir du gouvernement des hommes?


Je vous ai fait venir, à l'origine, car je pensais trouver une solution pacifique pour faire cesser l'occupation du palais épiscopal d'Autun. J'ignorais à l'époque vostre degré de compromission auprès de la prétendue église de France.
Ainsi, et puisque je vous vois fermé au dialogue et tout entier proférant contre le Sainct Livre et les enseignements de nos prophètes, je doute d'une telle issue. D'autant que vous n'ignorez pas que depuis que je vous ai fait porter invitation à me trouver ici, il s'est dit des choses au sein du Conseil ducal, qui font qu'une telle chose est impossible. Je ne crois pas, en effet, que le duc Crezus acceptera sous quelque condition acceptable que ce soit, une restauration du clergé en Bourgogne, puisque lui-même n'est pas aristotélicien.


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Ambroise.
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 20:28

Le jeune frère écoutait à la porte depuis un long moment déjà. Les échanges entre les deux clercs étaient houleux que les éclats de voix s’entendaient facilement. Ambroise était à bout, il n’en pouvait plus et craque. Il ouvre la porte les yeux en larmes. Il se ferait sans doute réprimandé mais la souffrance était-elle qu’il était perdu.

Quand ça va se finir ces guerres d’égos ! Je n’en peux plus moi. A qui dois-je obéir ? A vous Monseigneur Aegon ! A vous Messire Théodomir ?

A cause de la prise de la cathédrale d’Autun, je ne peux plus officier, je ne peux plus baptiser, marier, confesser, rien.

Et j’en ai marre ! Vraiment marre que vous vous comportiez comme des gamins qui rejettent la faute sur l'autre !

Quel est le message de Dieu ? Où est sa miséricorde ? L’amitié et l’amour pour son prochain ?


Et Ambroise éclate en sanglot, fatigué de cette guerre, de se sentir inutile …

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Aegon
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mer 26 Juin - 22:52

Le diacre d'Autun était entré, faisant fi des convenances, ce que son émotion pardonna aux yeux de l'évêque, qui ne fut pas, cependant, sans le réprimander.

Frère Ambroise, je vous en prie, calmez-vous.

Ma parole, voulez-vous me poussez à la porte, vous aussi? Je pensais que nous étions parvenu à accorder nos différences d'appréciation de la foy, mais je ne pensais pas avoir à disputer avec vous, aussi, de la nécessité de se soumettre aux enseignements du Livre des Vertus.

L'amour de son prochain commande que l'on ne le laisse pas dans l'obscurité et dans les mains de personnes qui le conduisent sur le chemin de la damnation. Je ne prends plus de gants, c'est vray, j'en ai fini des délicatesses et des ménagements d'égos, mais je ne tolérerais pas la remise en cause du dogme, pas plus que je ne me compromettrais à y enfreindre moi-même.

Depuis plus d'un an que je suis prêtre en Bourgogne, j'ai vu de nombreuses impiétés, et je les ai toujours montré à ceux qui les commettaient, petits comme grands. Je n'ai jamais fait preuve de complaisance, mais j'ai toujours essayé de le faire avec précaution et égards. Et encore, Monseigneur Fitz était bien plus clément que moi. Eh bien, cela ne marche pas, manifestement. Puisqu'il faut dire les choses plus crument pour que les gens comprennent que la religion est importante et que les commandements de Dieu ne sont pas à la carte, je le fais.


Se radoucissant.

Comprenez, que lorsque j'ai mandé à Sa Grasce le duc de Louhans, de venir ici, j'avais quelque espoir de voir la puissance ducale cesser de persécuter les aristotéliciens. Depuis, j'ai été détrompé, et le duc de Louhans arrive après la parole du duc Crézus interdisant formellement sous peine de punition, que l'Eglise soit rétablie en la cathèdre d'Autun.
Aussi, nous ne pouvons, en l'absence d'un accord improbable - et hasardeux puisque contre la volonté du duc de Bourgogne qui pense que le Livre est un recueil de fables, selon ses mots - avec Sa Grasce ici présente, que nous en remettre aux élections prochaines pour espérer un rétablissement du clergé.


Invitant les deux personnes, debout, à s'asseoir.

En somme, à ce moment, chacun exprime sa position, ce qui rend les choses plus claires, mais la situation politique en Bourgogne et l'impiété qui y règne par la voie du trône de ses ducs, écarte singulièrement toute issue heureuse. Les armes ont porté Sa Grasce sur une cathèdre usurpée et profanées, contre la volonté du régent, et aujourd'hui, les armes du duc de Bourgogne l'y maintiennent.

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Ambroise.
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Lun 1 Juil - 13:40

Mais qu’avait-il fait ?  Pourquoi était-il ici, pourquoi était-il entrer ? Le jouvenceau avait honte, oui honte, mais lorsque le désespoir s’est emparé de lui, sa lucidité lui avait fait défaut, et son cœur d’avoir une église universelle qui prône les valeurs d’amour et de paix de Christos, était bien loin de la réalité. Une église qui prône les croisades tandis que l’autre église investit les maisons de Dieu par les armes … Monseigneur Aegon lui parlait, l’autre évêque restait silencieux. Il n’aurait pas l’avis de chacun. La Duchesse Angelyque lui avait dit tant de bien de cette homme qu’il ne connaissait pas, tout comme Lilianna parlait toujours avec grande ferveur de son oncle. Mais lui qui cherchait à connaitre cette homme resta dans son mutisme habituel en sa présence. Peut-être lui répondrait-il par une de ces annonces dont il était friand ?

C’est en désespoir de cause que le jeune frère décide de les laisser à leurs joutes verbales dont l’orgueil en était toujours le maître. Il répondit déçu à Monseigneur Aegon, qui semblait finalement ne pas avoir confiance en lui. Il ne s’était pas rendu compte de sa formulation qui montrait bien la reconnaissance qu’il avait envers lui.


Je vous prie de m’excuser d’être entré dans votre bureau Monseigneur … je vais vous laisser discuter.

Se tournant vers l’autre homme.
Votre Grâce, toutes mes excuses également …

Il frotta ses larmes d’un revers de manche, renifle et sort de la pièce. Son jeune âge le poussait hélas parfois à être impulsif.

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Théodomir de Hennfield

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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Lun 8 Juil - 16:55


Théodomir commençait à se fatiguer de cette discussion avec le père Aegon. L'homme ne se contentait que de se répéter sans vouloir mettre de l'eau dans son vin et tenter de trouver un juste milieu à toute cette situation. Un vrai prélat romain, pensa-t-il : convaincu d'être au dessous des autres, prônant faussement les Vertus aristotéliciennes tout en étant le premier à faire le contraire dès que sa précieuse place était compromise...

Il allait reprendre la parole pour lui montrer encore une fois qu'il y avait des inadéquations dans son discours, qu'il déformait ses paroles, qu'il y avait des hiatus d'une phrase à l'autre, que ses chiffres et ses souvenirs étaient justes mais imparfaits quand un jeune homme fit irruption dans le bureau. Ce dernier semblait en proie au doute, il semblait perdu, désespéré. Aegon tenta de le calmer et Théodomir écouta attentivement ce qu'il avait à lui dire. Le jeune homme ne réagit pas vraiment aux paroles du Valyria et se dirigea vers la sortie en reniflant. Le Hennfield se leva d'un bond et lui prit le bras.


Je vous en prie, attendez ! Ne partez pas ! Ne seriez-vous pas le jeune Ambroise ? Ma nièce Lilianna de Colleoni m'a écrit à votre sujet et m'a dit beaucoup de bien de votre personne.

Il le regarda d'un œil qu'il voulait bienveillant et lui prit à son tour la parole devant la porte ouverte entre le jeune homme et le prêtre romain.

Dire que je persécute les Aristotéliciens est exagéré et faux car aucun laïc fidèle ne s'est jamais plaint de ma présence sur la cathèdre d'Autun. De même que dire que je l'ai usurpée contre l'avis du régent, d'ailleurs le duc actuel maintient cette décision ce qui prouve ce que j'avance. De plus, aucun sang n'a été versé durant ce changement : nous y avons trouvé un palais vide de tout personnel clérical... Je salue encore une fois les prestations remarquables de l'EAR pour répandre la Foy avec des fantômes !

Mais soit, je suis navré, mon cher, que ces querelles vous mettent dans un état pareil et ébranle votre Foy ! Ce n'est ni mon but ni celui de l'EAU, que ce soit pour vous ou pour chaque fidèle ! Ce que nous souhaitons avant tout, c'est une Eglise plus tolérante, plus ouverte, une Eglise qui n'excommunie pas pour protéger ses intérêts ou pour écarter d'anciens collaborateurs devenus trop gênants car animés par la volonté d'enseigner les vraies volontés d'Aristote, les vraies Vertus !

Personne ne vous empêche d'officier ! Personne ! Je ne suis pas un prélat de l'EAR, je n'écris pas de mises sous interdit à tour de bras, je n'excommunie personne et surtout, je n'empêche PERSONNE de vivre et partager sa Foy ! Vous souhaitez officier sous obédience de l'EAR, soit ! Vous souhaitez joindre près de la moitié du Royaume de France en joignant l'EAU, vous êtes le bienvenu ! Je suis même actuellement affairé à faire passer un accord avec la Bourgogne afin de faire reconnaître l'EAU comme officielle en ce duché mais tout en permettant aux autres cultes de se faire sans souci ! Pensez-vous que l'EAR aurait permis ça ? J'en doute, une Croisade aurait déjà été en préparation !


Il regarda le jeune homme et lui adressa un sourire.

Mon jeune ami,

Christos n'a jamais dit : "Eteignez les lumières, faites taire vos instruments ! Vivez dans l'ascétisme et la sévérité ! Enfermez-vous dans une sombre pièce et priez à genoux pour être pardonnés !"
Il n'a jamais dit : "Elevez vos enfants dans la crainte du Très-Haut qui punit et qui juge !" Il n'a jamais dit que faire l'amour est honteux. Mais Il n'a pas dit non plus de faire n'importe quoi. Il n'a pas dit : "Soyez toujours bien sages !" Il n'a jamais dit tout cela, non ! JAMAIS !

Mais Christos nous a dit :
"Prends le risque : "Aime et fais ce que tu veux ! Bois et partage ton pain avec tous. Ne te choque pas de la vie souvent crue. N'aie pas peur de briser la loi du troupeau pourvu que l'amour te guide !" ... Oui, l'Amour !
"N'aie pas peur d'envoyer en l'air les tabous pourvu que ton cœur soit droit ! N'aie pas peur de te jeter dans la vie pourvu que ton œil soit clair !"[*]

Christos est avec nous pour nous apprendre à aimer ! Aimer, c'est aussi parfois briser les chaînes de ses sœurs et de ses frères, dénoncer des écarts qui n'auraient jamais du avoir lieu et prendre sur soi pour guider les Créatures du Très-Haut sur le Chemin de la Vertu ! Dussé-je pour cela être excommunié et tout perdre ! Christos m'a parlé et je sais que ce que je fais, je le fais pour le bien des Créatures du Tout-Puissant ! Si Christos a pu réaliser tout cela en donnant sa vie, alors qu'il nous aide à aimer, VRAIMENT, comme lui. Alors, ces "guerres", n'auront plus lieu d'être !


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[*] Adaptation d'une pensée IRL du père Pierre Imberdis.
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Ambroise.
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MessageSujet: Re: Arrivée de Théodomir de Hennfield   Mar 9 Juil - 20:01

Ambroise était désespéré et mais emprunt aux doutes ? Non ! Pour lui, il ne pouvait y avoir qu’une seule Eglise. L’oncle de Lilianna l’attrapa par le bras et l’invite à l’écouter à son tour. Le jeune frère obtempéra, mais pas de gaieté de cœur, mais sa curiosité le poussait tout de même à rester, bien qu’il culpabilisait d’avoir interrompu leur entrevue par son irruption dans la pièce. Il acquiesce de la tête au Duc, séchant ses larmes d’un revers de manche.

Et ensuite, l’homme se justifie à ses propos, bien maladroit à vrai dire. Qu’attendait le frère d’ailleurs ? La déception pouvait se lire son visage. Une fois qu’il eut terminé de parler, c’est au tour d’Ambroise de s’exprimer après avoir repris contenance.


Je suis bien ami avec votre nièce Lilianna qui m’a un peu parler de vous. Je l’apprécie beaucoup, je ne puis le cacher. J’espère seulement que mes griefs et mes doléances à votre encontre, ne terniront point l’image qu’elle a pu vous donner de moi. Je suis quelqu’un d’entier, qui parle avec mon cœur, en toute sincérité et en toute franchise.

Vous dites que personne ne s’est plaint de votre présence à la cathèdre d’Autun, c’est tout simplement parce que vous ne connaissez pas les autunois,  ni la situation d’Autun. Si vous vous seriez un minimum intéressé à cette paroisse, vous auriez compris que les fidèles se sont désintéressé de l’Eglise depuis fort longtemps, que les autunois, pour la plupart, sont des ermites qui vivent en autarcie chez eux. Mais comme vous êtes constamment absent, vous auriez eu du mal à connaitre la situation. Je ne vous ai point vu aller à la rencontre des fidèles comme le faisait Christos d’antan. Votre seule communication fut des affiches, ah ça vous êtes doué pour les affiches. Ca fait joli sur le panneau d’affichage de la cathédrale, mais officier une messe, ça personne ne vous a vu faire depuis votre arrivée. Il a fallu que je me rendre au mariage d’Angelyque et Crezus pour me rendre contre de la façon dont vous officier une messe.

Et puis ce mercredi, je me suis rendu à la messe In Gratibus, parce que ça vous la faite de temps en temps. Mais quel fut ma stupéfaction lorsque j’ai vu que la messe du mercredi soir avait été déplacé le jeudi soir sans en avertir les fidèles. Le pire, c’est que le lendemain, je me suis rendu à la cathédrale et  j’y ai trouvé porte close. Un badaud m’a dit « Mais quel glandouilleur ce curé. »  « Je ne vous le fais pas dire »  je lui ai répondu. Si vous avez investi la cathédrale d’Autun, on pouvait au moins s’attendre à un officiant plus présent que les précédents.  Mais non, force est de constater que vous brillez par votre absence.

Vous dites être entré dans la cathédrale d’Autun, et n’y avez trouvé personne. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’évêque, qu’il n’y a personne. Je suis là, je suis diacre d’Autun et j’officie des messes, bien que ces derniers temps, j’avais perdu le feu sacré à force de n’avoir aucun fidèle pour écouter mes homélies. Et ça, voyez-vous, s’il y avait au moins un fidèle, j’officierais, mais parler tout seul, ça ne sert à rien. Ce conflit a détruit la foy et à présent, il sera dur aux fidèles à s’intéresser à Dieu. Je tiens également à vous rappeler que vous être entré dans cette cathédrale avec une armée, et ce, avec des armes ! Cela est un sacrilège dans la maison de Dieu. Auriez-vous oublié que les églises et cathédrales ont été construites comme lieu de paix ?

Alors ce sont de belles paroles que vous faites mais en fin de compte votre Eglise a été construite dans l’unique but de contrecarrer l’Eglise de Rome. Au lieu de chercher à changer les choses de l’intérieur. Il est clair que l’Eglise de Rome n’est pas parfaite, car même des hommes d’église, des prélats peuvent être pécheurs. L’Eglise de France ne pourra jamais suivre les préceptes d’Aristote et de Christos, tout simplement parce qu’elle est politisée, donne des titres de noblesses à des prélats. Comme si on devient sang bleu parce qu’on devient évêque. Je rappelle tout de même que Christos n’a jamais été noble. Cela ne l’a pas empêché d’être respecté. En clair, votre Eglise ne préconise pas l'humilité qui est le fondement de l'aristotélisme.

A vous entendre également, vous suivez les préceptes d’Aristote sans tenir compte de Christos, et à d’autres moments, vous tenez compte de Christos. Mais Votre Grâce, lorsqu’on adopte les  textes du Livre des Vertus, on doit tous les prendre en compte, et en priorité ceux de nos prophètes qui sont la fondation de notre Eglise. Ce n’est pas comme si on allait au restaurant choisir ce qui nous plait ou pas au menu.

Vous vous autoproclamé Evêque d’Autun sans même suivre les préceptes de Christos, sans même être ordonné. Par contre, si je me proclame Duc ou Vicomte, je suis jugé et condamné pour usurpation de titre. Vous comprendrez que la loi est valable pour tous, tout comme l’est celle de l’Eglise de Christos.

Vous parlez d’Amour, mais aimer en brandissant les armes pour soumettre les autres, ce n’est pas ce que j’appelle aimer Votre Grâce. Je vais vous dire ce que c’est l’amour. C’est un amour qui nous fait l’immense cadeau de venir se déposer et naître en nous, qui a besoin de douceur, de chaleur, d’attention, de soins attentifs, d’écoute, et de cette sève appelée le respect. Hors ce respect manque à beaucoup où alors sous couvert d’hypocrisie. Ce qui est un faux respect.

Ce qui me chagrine, ce que je souffre, c’est que je ne puis plus officier de messe ou de sacrements parce que cela m’a été interdit, parce que vous avez investi la cathédrale. Je n’ai plus qu’à remettre ma démission à présent puisque je n’ai plus rien à faire. Vous voyez,  je voulais me rendre utile pour ma ville, pour mon duché, pour mon diocèse, mais cela m’est impossible aujourd’hui, et ce par votre faute !

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