Forum annexe officieux du jeu Les Royaumes Renaissants
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesRomeConnexion

Partagez | 
 

 [Asselyne] Séminaire primaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Mer 28 Mai - 23:00

On avançait et Lyne se pencha à nouveau sur le cours suivant.

Citation :

1. Qu'incarne Christos ?

- Christos incarne l'amour de son prochain, l’amitié vertueuse en vouant sa vie aux autres.

2. Quels sont les titres donnés à Christos ?
- Les titres donnés à Christos sont :
- L'homme élu de dieu,
- Le messie,
- Homme parfait, et pur de tout péché,
- Guide et miroir de la divinité.


3. Qu'a permis le sacrifice de Christos ?
- Christos a montré à Dieu que l'Homme était capable d'amour, du don de soi, ce qui permit le salut des humains.

4. Que doivent faire les hommes pour être sauvés ?
- Ils doivent accomplir les oeuvres de Dieu : adhérer à l'Eglise Aristotélicienne qu'il a fondé, avoir foi en l'enseignement d'Aristote, s'unir, obéir et imiter Christos.


Sans grande difficulté, elle termina son devoir et satisfaite, le remit au frère Ambroise.


Voici, frère Ambroise, ce fut simple, les réponses se trouvaient dans les écrits, il suffisait de bien lire pour les trouver. Elle sourit.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Dim 1 Juin - 18:29

Ambroise sourit à son élève.

Elles sont généralement toute dans les leçons que je vous donne.

Voyons voir les réponses …

1. C’est une bonne réponse. En effet, selon Aristote, il serait l'homme élu de Dieu qui incarne l'amitié vertueuse. Aristote a reçu une révélation divine et a prédit l'arrivée de Christos. Si Aristote est le prophète qui représente la Révélation et à pour emblème la Raison, Christos, lui est le porteur de la Foi et incarne l'amitié vertueuse. Il incarne aussi la perfection et une certaine forme de sacrifice.

2. Il est également prophète et la Source de la Foi.

3. J’ajouterais que son sacrifice permit de réparer les péchés de tous les hommes passés et futurs pour établir pour toujours l'amitié entre les hommes et avec Dieu. Ca ne les pas empêché d'en commettre et de devoir eux-mêmes chercher aussi à les réparer. Réparer soit même ses erreurs fait partie de chemin vers le repentir.

4. Et aussi toujours tenter de vivre dans la vertu.

Continuons avec la vie de Christos.


Il lui sourit.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Dim 1 Juin - 18:30

Vita de Christos


Ce cours va vous apprendre les grandes lignes de la vie et du message du second prophète, Christos.


Résumé :

Suite à un songe dans lequel elle vit Aristote, Maria se retrouva enceinte de Jeshua. Mais le fait que Jeshua soit le prochain Messie arriva aux oreilles du roi de Judée qui envoya ses hommes pour le tuer. Maria et Giosep s'enfuirent en Chypre et échappèrent au massacre. Là, afin de protéger leur enfant, ils lui donnèrent le nom de Christos. A la mort du roi de Judée ils revinrent à Nazareth. Christos y passa une enfance tranquille, élevé dans les preceptes d'Aristote dans lesquels il excellait.
A l'age adulte, il partit sur les routes. Sur son chemin il convainquit bon nombre de personnes de suivre les préceptes d'Aristote. Mais, à un moment, il éprouva le besoin de se retrouver seul. Sa retraite spirituelle dura 40 jours, qu'il passa dans le désert tenté par la Créature Sans Nom à chacun de ses pas. Il sortit de retraite lorsque cette dernière se rendit compte que ses tentations étaient vaines.
Après sa retraite, Christos retourna en ville et démontra aux villageois que même les prêtres étaient tombés dans le vice. En se soulevant contre des païens voulant sacrifier un mouton, Christos trouva 12 hommes qui voulaient le défendre et qui devinrent ses apôtres.
Christos et ses compagnons répandaient la bonne nouvelle de village en village. Il fit des miracles comme faire boire un vagabond dans ses mains, l'eau apparaissant lorsqu'il formait une coupe. Ils se dirigèrent vers Jérusalem. Lorsqu'ils y arrivèrent, Christos s'installa au milieu du marché bruyant et, parlant d'une voix calme et sans crier, il réussit à faire le silence autour de lui pour que tout le monde l'écoute. Tous venaient l'écouter, si bien que la ville se retrouva bloquée. Il leur expliqua que ce qui manquait à cette ville c'était l'humanité et qu'il fallait que les gens apprennent à reformer une communauté soudée.
Lorsque la foule se fut dissipée, les gardes romains arrivèrent. Ils étaient venus l'arrêter pour avoir troubler l'ordre public. Mais, à la surprise générale un centurion romain s'agenouilla devant lui pour lui demander de faire partie de la communauté des personnes qui le suivent. Alors, Christos mouilla le visage du centurion de l'eau de la fontaine en l'absolvant de ses péchés. Puis, il fit de même à ses apôtres.
Au lendemain de cette journée, l'un des apôtres, Daju quitta la table, furieux, corrompu par la Créature Sans Nom. Plutard, il revint accompagné des gardes qui venaient arrêter Christos pour complot.
Dans un premier temps, Pierre Ponce condamna Christos au bannissement. Mais, ce dernier répliqua que dans n'importe quelle ville il ferait la même chose qu'ici ; ce qui conduisit Pierre Ponce à le condamner à être supplicié puis crucifié. Durant tout son supplice il ne poussa pas un cri. Il pria tout au long de cette journée horrible. Il mourut au soir, et fut emporté par les anges.

Extrait

Voici un passage de la vie de Christos, il s’agit du chapitre 8 de sa vita.

Ah, mes enfants, ce que nous dit alors Christos nous illumina ! Ses mots sont restés gravés dans ma mémoire.

" Mes amis, nous dit-il, ne vous méprenez pas ! Ceux qui ne vivent pas dans l’amitié que nous a enseigné Aristote, ceux-là brûleront dans les mille flammes de la géhenne.

Ceux qui cèdent trop vites aux tentations des péchés, ceux qui ne connaissent pas la vertu, ceux-là finiront dans la souffrance et la solitude de l’enfer.
Ceux qui cèdent à la voix mielleuse du péché, qui sont séduits par son discours, ceux-là iront l’accompagner dans les ténèbres.
Ceux qui, enfin, se passent de l’amour de Dieu et des Hommes, qui se réfugient dans leur seul égoïsme, ceux là termineront dans l’abime infernale.

Aussi, prenez garde, mes frères, soyez attentifs et vigilants ! Car nul ne le connaît, le jour où les prophéties se réaliseront. Nul ne le connaît, le jour de la fin des temps. "

Nous écoutions attentivement ce qu’il disait, ayant l’intuition que ce jour était décisif pour notre vie future. Et les neuf qui s’étaient interposés restaient bouche bées devant tant de justesse, devant un tel homme.

Christos reprit :

" Vous voulez me rejoindre ? Dans ce cas ayez beaucoup d’amour dans votre cœur et suivez moi, partagez un peu de votre temps et de vos biens le temps que vous pourrez. Par contre si vous choisissez de vous dédier à guider les autres sur la voie de l'Eglise, il faut alors que vous soyez prêt à lui donner priorité. Alors prenez de la distance par rapport à vos biens, à votre travail, à vos outils, dites au revoir à votre famille… Préférez la simplicité et l'instruction aux riches ornements et aux beaux atours. Car notre tâche nécessitera de sacrifier le bien personnel au bien collectif, mais en échange vous serrez sacré parmi les enfants de Dieu. "

Et il dit encore :

" Si votre famille ne vous comprend pas, priez pour elle, car elle n’est pas sensible au message de Dieu.
Si celui qui vous embauche vous en veut, ne lui en voulez pas, et priez pour lui, car il n’est pas sensible au message de Dieu.
Si vos amis vous retiennent, alors entraînez les avec vous, afin qu’ils découvrent aussi le message de Dieu.

La route sera longue et tortueuse, le chemin rugueux, l’horizon lointain, la pente forte, mais le soleil qui brille guidera nos pas. Nous connaîtrons des difficultés, des disputes, des colères, des passions, des hésitations, mais l’amour et l’amitié nous uniront et Dieu nous portera.

Si vous voulez vivre seul, raisonner seul, manger seul, marcher seul, alors rien ne vous en empêche, passez votre chemin et réfugiez vous dans l’amour de vous même.

Mais si quelqu’un vous frappe, et que vous tombez, alors personne ne vous relèvera.

Si vous voulez vivre en groupe, dans l’amour de votre prochain et de la multitude, si vous voulez partager votre pain avec vos amis, marcher avec vos frères, alors venez à moi et suivez moi.

Dans ce cas, si vous tombez sur le chemin, un frère s’arrêtera, et vous relèvera. "

Et nous, ses amis, écoutions et approuvions Christos. Nous étions désormais douze pour le suivre. Les six femmes se nommaient Calandra, Adonia, Hélène, Kyrène, Ophelia et Uriana. Les six hommes se nommaient Daju, Thanos, Paulos, Nikolos, Titus et Samoht, votre serviteur.



Questions :

  1. Que faut-il faire, selon Christos, pour ne pas être condamné et se retrouver en Enfer ?
  2. Qu'exige Christos à ceux qui souhaitent se joindre à lui et servir l'Eglise ?
  3. Le service de l'Église est-il une sinécure ?
  4. Quel est l'avantage de vivre en communauté selon Christos ?

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Mar 3 Juin - 10:07

Elle écouta frère Ambroise lui sourit et prit le cours suivant.

Citation :
1. Que faut-il faire, selon Christos, pour ne pas être condamné et se retrouver en Enfer ?
- Il faut, ne pas céder à la tentation des péchés, aimer Dieu et les Hommes sans égoïsme.

2. Qu'exige Christos à ceux qui souhaitent se joindre à lui et servir l'Eglise ?
- Ne pas s'attacher à ses biens et à son travail. Savoir s'éloigner de sa famille et de ses amis. Préférer la simplicité et l'instruction, rester humble.

3. Le service de l'Église est-il une sinécure ?
- Il faut pouvoir tout sacrifier pour le service de l'Eglise, car il faut être totalement dévoué à sa tâche.

4. Quel est l'avantage de vivre en communauté selon Christos ?
- On peut faire preuve d'amour et être aimé. Seul, personne ne peut nous aider, et l'on ne peut aider personne.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Mer 4 Juin - 23:19

Ambroise sourit à Asselyne.

Ce sont des bonnes réponses, passons à la correction, tu veux bien.

1. Oui, tout à fait, et il faut vivre dans la vertu.

2. Tout à fait juste

3. Bonne réponse, le chemin sera long et tortueux mais le soleil qui brille guidera nos pas. Même si nous connaîtrons des difficultés, l’amour et l’amitié nous uniront et Dieu nous portera.

4. Entre autre, mais je dirais que l'avantage c'est que dans la difficulté, si on tombe, il y aura toujours quelqu'un pour nous relever.

Et à présent la Vita d’Aristote, tu es presque au bout.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Mer 4 Juin - 23:19

Aristote


Ce cours va vous enseigner la vie et le message du premier prophète, celui qui a donné son nom à notre religion : Aristote.


La vita d'Aristote compose la seconde partie du livre des vertus avec la vita de Christos. Elle n'est pour le moment composée de trois livres :


  • Livre I : Dialogues :arrow:Treize chapitres
  • Livre II : Panégyrique :arrow:Quatre chapitres
  • Livre III : Le siège d'Aornos :arrow:Quatre chapitres


Résumé :

Aristote naquit un jour, en Grèce où tous étaient réunis sur l'agora afin de savoir de quel Dieu la comète que les astrologues avaient repérée était le signe. Son père s'étant rendu sur la place, lorsqu'il revint, sa femme avait mis le jour à un enfant. Le père présenta son fils aux puissances célestes, dont il demanda la bénédiction.
Un jour, le jeune Aristote, à peine âgé de cinq ans, se rendit au temple d'Apollon, mais une force l'immobilisa, un éclair vint frapper le temple et une voix résonna dans la tête de l'enfant : "Voilà ce que ma puissance réserve aux idoles qui se font honorer comme des dieux. Cherche le Dieu unique, cherche la Vérité et la Beauté, car un jour viendra celui qui restaurera tout". Et l'enfant, bouleversé, s'écroula sur le sol. Ce fut la première apparition de Dieu au prophète.
Plus tard, alors que le roi de Macédoine est mourant, toute la population prie les faux Dieux, et Aristote découvrit à ce moment là qu'il y a une vie après la mort matérielle, il découvre enfin qu'il est inutile de prier plusieurs dieux, et qu'un seul Dieu était suffisant, il fut envoyé ensuite à Athènes, afin d'y rencontrer Platon. Chez Aristote, l'art du syllogisme est inné, ce qui facilita l'apprentissage avec Platon., car tout ce que le maître disait, l'élève l'intégrait.
Puis Aristote quitta son maître, et alla fonder sa propre école, où il éclaira de son savoir les élèves. Il découvrit ensuite que les astres étaient de nature céleste. Pour Aristote, après un rêve d'une cité merveilleuse, décida de partir à la recherche de cette cité, il rejoignit Alexandre, qui écouta le conseil du philosophe et partit à la recherche de la Cité mythique d'Oanylone. Grâce, toujours aux conseils d'Aristote, Alexandre et son armée remportèrent une bataille contre un général perse.
Continuant la campagne, l'armée finit par manquer de vivres, d'eau, et les soldats étaient pris de mal, quand enfin on aperçut une cité, l'état de siège fut déclaré mais une délégation venant de la cité leur demanda d'attendre, leur Manitou avait prophétisé la venue d'Aristote, et voulait qu'il visite la ville. Ce que le prophète fit en disant : La curiosité n'est pas un si mauvais défaut.

Aristote visita donc la cité, divisée en plusieurs parties : La partie A, où habitaient les reclus de la société, la partie B, où habitaient les cultivateurs, la partie C, où habitaient les citoyens soldats, et enfin la partie D, où habitaient les plus riches. Le philosophe fut affligé de ce découpage, les écarts entre les classes étaient pour lui trop importants.

Extrait

Voici un passage de la vie d'Aristote, il raconte la visite d'Aristote d'une ville nommée Aornos.

Le temple du manitou du serpent cosmique était un édifice imposant, dont l’architecture ne tolérait aucune fioriture. Le décorum était d’une simplicité extrême, et se limitait à quelques bas reliefs représentant des épisodes de la vie du serpent cosmique, divinité Assacène. Seul le dôme du temple tranchait avec l’austérité de l’ensemble, chargé qu’il était de pierres précieuses, et tapissé de feuilles d’or. Nous pénétrâmes dans la bâtisse, emboîtant le pas de notre guide, qui nous conduisit à une sorte de guichet, tenu par ce qui semblait être des moines. Ceux-ci nous interrogèrent sur nos identités, nos adresses, nos situations familiales, nos revenus, nos filiations, et plusieurs heures plus tard, nous fûmes enfin autorisés à rencontrer le manitou.
Le manitou du serpent cosmique était un personnage singulier. Nous nous attendions à rencontrer un souverain, splendide dans sa majesté, mais c’est un homme dépourvu de charisme qui nous faisait face. Le manitou était petit, maigre, d’un age plutôt avancé, et portait une ridicule petite moustache. Il nous accueillit froidement en ces termes : « Les étrangers ne sont d’habitude pas bienvenus ici, mais pour vous nous faisons une exception, puisque vous êtes acteurs de la prophétie ». Je brûlais de lui poser la question, mais c’est Aristote qui le fit avant moi : « Mais de quelle prophétie parlez-vous donc ? ». Le manitou lui répondit qu’il avait vu en rêve qu’Aornos serait détruite par des armées venues d’occident, mais qu’un philosophe du nom d’Aristote devait d’abord visiter la cité pour en perpétuer la mémoire dans ses écrits. Aristote affirma que jamais il n’userait de son précieux temps pour écrire deux lignes sur Aornos, « plutôt crever, ou mieux, qu’Aornos sombre dans un total oubli ». Le manitou fut atterré par les paroles du philosophe : « Ah, non, non, non ! Ca non, nous ne pouvons pas être oubliés, enfin ! Nous sommes l’idéal politique ». Aristote pouffa : « Pouah ! Vous plaisantez ? Un idéal, une vaste blague oui : je ne vois ici que péché.
Je ne vois que luxure des hordes d’égarés vautrés dans les abus obscènes des choses de la chair, qui conduisent à l’irrémédiable contamination de l’âme, devenant alors comme un noir paysage peuplé de phantasmes où les corps se mêlent dans des positions indicibles. Ces damnés vont et viennent dans un sinistre ballet, en quête de nouvelles expériences sordides, pour calmer leur appétit féroce qui ne fait qu’aller grandissant. Plus rien n’a d’importance, sinon la satisfaction de leurs bas penchants, et bientôt, les obsessions deviennent si fortes qu’ils sombrent lentement dans une folie noire.
Je ne vois que colère, que des pauvres bougres qui s’abandonnent à leurs penchants primitifs pour lever la voix ou le gourdin contre leurs frères, que des sinistres maraudeurs qui jouissent de la violence de leurs actes malfaisants. Ceux-là, bientôt poussés par leurs pulsions bestiales, ou leurs tendances à la perversité, se repaissent de chair humaine et boivent le sang de leurs victimes, avant de semer la mort, puis de s’oublier à jamais dans une orgie de viscères et d’humeurs répandues.
Je ne vois qu’avarice de ceux qui prétendent commander mais qui ne font qu’exploiter, méprisant des intérêts les plus fondamentaux de leurs sujets, de ceux qui se complaisent dans leur petit confort, méconnaissant des besoins vitaux de leurs frères laborieux, et qui refusent une miche de pain aux bouches affamées. Ceux-là, en vérité, font preuve d’un tel égoïsme, que toute leur substance converge vers un même point central de leur organisme, et qu’ils deviennent ainsi tout rabougris, bossus, et tordus par l’œuvre du temps.
Je ne vois que gourmandise, et extraordinaire opulence des citoyens, qui sont gras d’abuser des choses de la table, rosés de boire trop de vin, et nonchalants de leurs excès de sommeil. Ceux-là verront bientôt leurs langues couvertes de pustules immondes, et gonfleront comme des baudruches, pour ensuite éclater tels des fruits murs dispersant ainsi leurs pauvres chairs aux quatre vents.
Je ne vois qu’orgueil et fatuité des citoyens, qui se réjouissent de la contemplation de leur propre image, et qui se persuadent de vivre dans la perfection physique, morale et politique. Ceux-là deviendront les plus laids, les plus difformes d’entre tous à mesure qu’ils vieilliront ; ils finiront fous de désespoir d’être rendus à l'état de monstruosités rampantes, larves visqueuses qui n’ont plus rien d’humain.
Je ne vois qu’envie des uns pour les choses des autres, ceux d’en bas voulant posséder autant que ceux d’en haut, tels se pourléchant de ce qu’ils pourraient encore tirer de leur prochain, et la chrématistique se faisant l’instrument de ce système pernicieux. Ceux-là aiment trop posséder et posséder autrui, et à se croire trop libres de désirer, ils en deviennent esclaves de leurs désirs, soumis aux moindres aléas de la fortune : leur vie devient un enfer, une quête effrénée et impossible d’un nombre toujours plus grand de choses terrestres.
Et enfin, je ne vois qu’acédie, le pire de tous les vices, s’il en est un, car voilà des citoyens qui au nom d’une obscure prophétie se laissent aller à la contemplation absurde de ce qu’il croient être leur destinée, à savoir disparaître sous les coups du glaive d’Alexandre, des citoyens qui au lieu d’agir, regardent béatement et passivement, des citoyens qui ignorent que l’action est le produit de l’héroïsme, le plus noble véhicule des vertus. Ceux-là, en vérité, ne méritent plus le nom de citoyens, et donc ne méritent plus le nom d’homme, ils sont des légumes ! »
Et Aristote se tût. Le manitou fit des yeux ronds, quant à moi je ne savais que dire après une telle tirade. Le temps fut suspendu, puis le souverain eut soudain une réaction violente. Aristote et moi fûmes expulsés d’Aornos, après avoir été copieusement insultés par le petit roi, qui entrait dans une colère hystérique.

Voici un autre passage, où Aristote parle de l'importance de la sociabilité :

Aristote cheminait en Attique alors qu'il avait rendu visite à un lointain parent vivant à Thèbes. Il était seul, ayant laissé la responsabilité de son école à ses meilleurs élèves. Mais à une bifurcation, il se trompa de chemin et au lieu de redescendre vers la plaine et la ville, il s'engagea dans les collines. Au bout de deux heures de marches, il se rendit compte de son erreur et avisa une habitation isolée. Il décida d'y aller demander conseil sur la route à suivre.
Au fur et à mesure qu'il s'approchait, il se rendit compte que ce qui de loin passait pour une maison n'était une mauvaise cabane adossée aux rochers, masquant grossièrement l'entrée d'une grotte.
Il frappa à la porte et héla, on vint lui ouvrir. L'homme, âgé, était à peine vêtu, et seulement de haillons. Il était maigre et hirsute.
Aristote : "Bonjour, vieil homme. Je me suis perdu et cherche le chemin de Mégare."
Ermite : "C'est si tu y vas, que tu seras perdu."
Aristote : "Je n'ai point souvenir que la ville ou les routes alentours soient à ce point peuplées de brigands."
Ermite : "Qui donc te parle de brigands. Elles sont peuplées d'humains. C'est déjà bien assez dangereux. "
Aristote comprit alors qu'il avait affaire à un ermite.
Aristote : "Dis-moi, es-tu heureux ?"
Ermite : "Si je suis heureux ? Et comment ! J'ai tout ce qu'il me faut : l'eau de la rivière, des oliviers, un petit jardin. Et comme je ne suis pas maladroit de mes mains, je fabrique ce dont j'ai besoin. Je n'ai besoin de rien, ni de personne. Je suis parfaitement heureux."
Aristote : "Un homme ne peut pas se contenter d'une telle vie. Ou alors il n'est pas pleinement humain."
Ermite : "Balivernes ! Je suis le meilleur des hommes."
Aristote : "Comment le saurais-tu, toi qui ne connais pas les autres ? Etre un humain, c'est vivre selon la vertu. Et la vertu est une pratique qu'on ne peut exprimer qu'avec les autres. Tu vis bien certes, mais tu ne pratiques aucune vertu puisqu'il n'y a personne avec qui tu puisses la pratiquer. Tu vis comme un ours, indépendant. Mais a-t-on vu un ours faire preuve de vertu ? Tu n'es pas un homme heureux puisque tu n'es même pas un humain. Un humain a des amis, où sont les tiens ?"
Ermite : "Mes amis sont la nature, mes oliviers, mes légumes."
Aristote : "Une véritable amitié se fait entre égaux. Tu es donc l'égal d'un olivier : planté et immobile. Tu survis en marge de la Cité au lieu d'y participer comme le fait tout véritable humain. Je vais donc te laisser prendre racine, adieu !"
Et Aristote reprit sa route, descendant vers Mégare.


Travail :

  1. Pour Aristote, de quel péchés se rendent coupables les plus riches? (Texte 2)
  2. Pourquoi Aristote ne veut pas écrire sur cette cité? (Texte 2)
  3. Quand Dieu apparût pour la première fois à Aristote? (Texte 1)
  4. Pourquoi l'ermite pense-t-il être heureux? (Texte 3)
  5. Pourquoi l'ermite n'est pas un homme de vertu d'après Aristote? (Texte 3)

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 5 Juin - 10:03

Asselyne commençait à en voir la fin et adressa un sourire radieux à Ambroise. Plus motivée que jamais elle passa au cours suivant.

Citation :
1. Pour Aristote, de quel péchés se rendent coupables les plus riches? (Texte 2)
Les péchés des plus riches sont :
- luxure
- colère
- avarice
- gourmandise
- orgueil
- envie
- acédie


2. Pourquoi Aristote ne veut pas écrire sur cette cité? (Texte 2)
- Aornos est une cité où l'on trouve tous les péchés érigés en coutume. Aristote ne souhaite rien écrire à son sujet pour ne pas en perpétuer le souvenir

3. Quand Dieu apparût pour la première fois à Aristote? (Texte 1)
- Dans un temple d'Apollon, quand Aristote avait à peine cinq ans.

4. Pourquoi l'ermite pense-t-il être heureux? (Texte 3)

- L'ermite se croit heureux car il est capable de satisfaire ses propres besoins seul.

5. Pourquoi l'ermite n'est pas un homme de vertu d'après Aristote? (Texte 3)

- L'ermite n'est pas un homme de vertu car, vivant sans contact humain, il ne peut en faire montre. C'est parmi ses égaux qu'on peut faire preuve d'amour et de don de soi.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 5 Juin - 10:22

Ambroise passa directement à la correction.

1. Ah non, ce n’est pas tous les vices Asselyne. La luxure, l’avarice et la gourmandise suffisent.

2. C’est bonne réponse.

3. Bonne réponse

4. Bonne réponse

5. C’est une bonne réponse. J’ajouterais que la vertu se pratique avec les autres. Un humain a des amis, et la véritable amitié se pratique entre égaux.

A présent, nous passons aux 4 derniers cours. Célébrer la messe, le baptême, le mariage et les funérailles. Bou courage Asselyne. On commence par la messe.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 5 Juin - 10:23

La messe

Ce cours va vous apprendre à célébrer la messe. La messe n’est pas un sacrement à proprement parler, car en général vous officiez seul(e). Il est cependant très important de saisir le concept de la messe, car nous nous en resservirons tout au long du cursus sur la liturgie.


I) La forme :

Ecrire des messes trop longues ne sert à rien. C’est joli, ça fait plaisir à soi même, mais personne ne les lit! Il faut faire des messes courtes et accessibles. Ce n ‘est pas une raison pour ne pas citer le livre des vertus pour autant! Un extrait court, bien commenté et faisant écho à la situation du moment est le bienvenu.

II) Déroulement de la messe :

1°) Accueil des fidèles.

2°) Prière de demande du pardon :
Exemple a écrit:
Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.

3°) Invitation à la confession au confessionnal

4°) Profession de la Foy en récitant le credo.
Exemple


5°) Lecture du livre des vertus
Il s'agit ici de lire un passage du livre des Vertus. Le passage choisi doit être en rapport avec le sermon. Il est donc nécessaire d'avoir lu au moins une fois le livre des Vertus afin de pouvoir retrouver un passage qui pourrait accompagner le Sermon.

6°) Sermon
Le sermon ou homélie est un discours prononcé par le prêtre lors de la messe. Il a lieu juste après la lecture du livre des Vertus. L'homélie a pour objectif d'expliquer et de commenter le texte lu, mais également d'établir d'éventuels rapprochements avec l'actualité du village ou duché.

7°) Communion

Exemple : Amies, Amis, communions ensemble.


8°) l’Envoi :
Information diverses sur la vie de la paroisse ou courte intention de prière.

ATTENTION : Il s’agit ici d’un exemple. Le prêtre peut, bien entendu, utiliser d’autres formulations et d’autres illustrations.


III) Travail à faire :

Vous ferez une messe en suivant le déroulement ci dessus tout en veillant à ce qu’elle ne soit pas trop longue et qu’elle donne envie d’être écoutée.
Le texte lu doit être extrait d'un texte non étudié en cours.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 5 Juin - 19:58

Dure épreuve que lui donnait maintenant le frère Ambroise, mais n'en déplaise à la petite blonde, c'était un passage obligatoire et cela, elle le savait. Au bout de plusieurs heures, elle lui rendit le velin, avec un petit sourire aux coins des lèvres.

Voici Frère Ambroise, j'espère que cela vous ira !


Citation :


Les cloches se mirent à sonner pour inviter les fidèles à venir assister à la messe dominicale.
Leurs carillons résonnèrent dans tous les alentours, appelant les fidèles à se présenter sur le parvis de l'église et à affluer à l'intérieur de la bâtisse. Peu à peu, les bancs se remplirent.

Asselyne  se posta devant l'autel et fit face aux fidèles avec un sourire chaleureux.


Bienvenue à toutes et à tous dans la maison du Seigneur ! Je suis ravie de vous voir aussi nombreux pour la célébration de cette messe qui portera sur l'amour que nous nous devons de porter à Dieu.

Mais nous ne devons pas seulement aimer Dieu,  nous devons également aimer nos prochains. C’est par l’amitié que nous nous aimons les uns les autres. Sans cette capacité à aimer, nous ne serions pas les enfants de Dieu.


Asselyne joignit les mains et regarda l'assemblée de fidèles.

Avant de commencer, demandons pardon au Très-Haut pour qu'il puisse nous laver de nos pêchés.

Citation :

Je confesse à Dieu tout puissant,
A tous les saints,
Et a vous aussi, mes amis.
J'ai beaucoup pêché,
En pensée, en parole, par action et par omission.
Je supplie les saints et vous, mes amis,
De prier le créateur pour moi.

Que le Très Haut nous accorde le pardon,
L'absolution et la rémission
De tous nos pêchés.


Après avoir terminé, elle proposa à ses fidèles une invitation à se confesser pour ceux qui en ressentaient le besoin.

J'aimerais aussi vous signaler que si vous êtes baptisés et désirez, vous confesser, il ne faut pas hésiter à se rendre au confessionnal. Vous serez écouté et pardonné.

Puis elle invita les fidèles à se lever pour clamer haut et fort leur prière.




A la fin du Credo, elle se dirigea alors vers le lutrin, sur lequel était posé le livre des vertus. Elle l'ouvrit, se tourna vers ses frères et ses sœurs et dit :


Je vais maintenant vous lire un passage du Livre des Vertus.

Citation :
Création VII: L’amour

Dieu ne répondit pas à la créature qui avait fait l’apologie de la domination du fort par le faible.

Il se tourna vers un groupe de créatures. C’était justement celui qui faisait partie de l’espèce humaine et qui avait parcouru le monde. Dieu savait que ce groupe se croyait rejeté par Lui. Ces humains pensaient être privés de tout talent. Ils estimaient être mis à l’écart de la création du fait de leur prétendue infériorité. Mais, parmi eux, l’humain qui portait le nom d’Oane détenait, sans en être sûr, la réponse à la question posée par le Très Haut.

Car Oane doutait. Il regardait souvent les étoiles, espérant voir Dieu. Il aimait le Très Haut d’un amour sincère, mais ne savait pas si cela était le véritable sens de la vie. Il voulait bien donner sa réponse, mais il était considéré comme faible d’esprit par son groupe et personne ne voulait le laisser parler. Mais Dieu était omnipotent. Il avait écouté le groupe d’humains se plaindre. Mais surtout, Il avait perçu l’amour et le doute dans le coeur d’Oane.

Alors, depuis le ciel, un rayon de lumière se fit et vint nimber Oane. Toutes les créatures furent ébahies, admirant la douce lumière qui auréolait l’humain. Elles s’écartèrent alors, le laissant seul face à Dieu. Il contempla son corps enluminé d’un regard plein de curiosité. Puis il se tourna vers les membres de son groupe. Pour la première fois de sa vie, il put voir dans leur regard non pas du mépris mais du respect.

Et Dieu lui demanda: “Et toi, l’humain, n’as-tu rien à Me répondre? J’ai ici convoqué toute Ma création pour trouver celui qui donnera la juste réponse à Ma question. Tu es venu et tu n’as pas répondu. Alors, maintenant, Je te somme de le faire !”. Alors, Oane, terrifié par le ton sévère de son créateur, leva les yeux vers Lui et, d’un ton hésitant, dit: “Mais, ô Très Haut, je ne sais si ma réponse est juste...”. Et Dieu lui ordonna: “Parle et je te le dirai !”.

Alors, Oane répondit: “Tu as certes fait Tes créatures se nourrissant les unes des autres. Il leur faut chasser et tuer pour se nourrir. De même, il leur faut se battre pour défendre sa vie. Mais il n’y a pas de fort ni de faible. Personne ne rabaisse ni ne piétine les autres. Nous sommes tous unis dans la vie et nous sommes tous Tes humbles serviteurs. Car Tu es notre créateur.”

“C’est pour cela que Tu as donné des talents plus beaux les uns que les autres à toutes Tes créatures. Chacune d’elles a sa place dans Ta création. Son talent permet à chacune d’elles de la trouver. De ce fait, il n’y a pas de créature préférée de Toi, ô Très Haut. Nous sommes toutes pareillement aimées par Toi et nous nous devons tous de t’aimer en retour. Car, sans Toi, nous n’existerions pas. Tu nous a créés alors que rien ne t’y obligeait et nous nous devons de t’aimer pour te remercier de ce geste.”

“Nous sommes certes enchaînés à la matière, certes soumis à ses lois, mais notre but est de tendre vers Toi, l’Esprit Éternel et Parfait. Donc, selon moi, le sens que Tu as donné à la vie est l’amour.” Alors Dieu dit: “Humain, puisque tu es le seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer ses semblables. Les autres espèces ne savent aimer qu’elles-mêmes.

Elle laissa sa voix résonner une dernière fois dans l’église avant de poursuivre

Ainsi, nous sommes tous, liés par ce sentiment commun : l’Amour. Il doit rester présent dans notre esprit, dans chacun de nos actes, du plus anodin au plus noble. Souvent oublié, mis de coté par des volontés personnelles et politiques…ambitions de pouvoir.

D'une voix plus douce et remplit de volupté, elle continua.


N’aimez point que vous-même ! Laissez de coté vos ambitions égoïstes !

Tournez-vous vers votre prochain et tournez-vous vers le Très Haut. L'Amour est ce qui fait de nous des hommes. Ce sentiment divin doit guider nos pas.
Tournez-vous vers l’Amour de Dieu. Il nous en fait don. Il nous a élevé au dessus de ses autres créatures pour que nous l’aimions et le louons.
Les nobles accusent les petites gens et les petites gens accusent les nobles.

Qu’est-ce que cela sinon l’oubli de l’Amour que nous devons TOUS et TOUTES lui témoigner ! Unis comme un seul être, pour plaire à Dieu, le suzerain de TOUS !!


Je citerai enfin le sage Christos :

Citation :

" Il n’est de noblesse que d’âme, et c’est dans votre cœur qu’il vous faut être noble. Mais sachez que même ainsi, vous serez vulnérable, car la noblesse est souvent blessée par la bassesse. "


Après un court silence, elle reprit.

Maintenant, je vous invite à célébrer l’amitié Aristotélicienne en procédant au partage du pain.


Après avoir rompu le pain, Asselyne en donna un morceau à chaque fidèle en disant ces quelques paroles.

Que la paix de Dieu, soit avec vous et avec votre esprit !
Louons Dieu et ses prophètes Aristote et Christos.


La communion terminée, elle fit face à l'assemblée.


Mes biens chers frères et mes biens chères sœurs, je voudrais vous rappeler que l'Ordre a besoin de toutes les bonnes volontés pour remplir les taches de tous les jours. Que l'Ordre à besoin de votre dévouement pour prendre des fonctions et remplir les postes vacants en son sein, n'hésitez pas à vous engager pour l'Ordre mais aussi pour Dieu notre Père à tous.


Et pour conclure, elle rajouta.

Allez en paix et que Dieu vous bénisse tous !





Elle resta là, assise, à attendre que le frère Ambroise termine de lire son devoir et d'attendre ses commentaires.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Ven 6 Juin - 9:38

De quel ordre parlez vous dans votre messe ?

Sinon, c'est une très belle homélie.

Continuons donc avec le baptême.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Ven 6 Juin - 9:39

Le baptême

Ce cours va vous apprendre à célébrer le baptême, aussi appelé rite d’entrée dans la communauté aristotélicienne. Vous serez certainement amené à réaliser ce sacrement de très nombreuses fois, et parfois en groupe.


A) Informations

Le baptême est la cérémonie d'entrée dans la communauté aristotélicienne. C'est donc un sacrement très souvent pratiqué. Il est important de souligner l'aspect d'entrée dans la communauté aristotélicienne comme une seconde naissance.
Des baptêmes collectifs peuvent être organisés en cas de beaucoup de demandes. La cérémonie ne change pas pour autant.
Le parrainage est hautement souhaité mais non une obligation, à part pour les reconversions. Toutefois la personne faisant office de parrain ou de marraine doit être baptisée et non sujet à interdictions.

Avant de procéder au baptême, le clerc devra obligatoirement réaliser une préparation au baptême appelée "Pastorale". Il existe une Pastorale Officielle, validée par la Préfecture à l'Enseignement Aristotélicien et la Congrégation du Saint Office, qui devra être privilégiée, cependant, le clerc officiant pourra réaliser sa propre pastorale à la condition de la présenter à la préfecture pour validation.
A l'issue de cette pastorale, le clerc devra s'assurer que le futur baptisé comprend bien les engagements qu'il prend en entrant, par le baptême, dans la grande famille des croyants aristotéliciens. Pour cela, il devra obligatoirement lui faire passer "L'Examen de Préparation au Baptême" que vous trouverez en annexe ci dessous.
Ce n'est qu'une fois que ces formalités, imposées par le droit canon, auront été satisfaites que le baptême pourra être célébré.
En cas de non respect de ces obligations, le baptême sera considéré comme nul et non avenu.

Lien vers l'intégralité du texte du droit canon relatif au baptême


B) Cérémonie type

1) Accueil des fidèles

2) Confession

3) Récitation du Credo par le parrain ou la marraine

4) Lecture d'un passage du Livre des Vertus en lien avec le baptême par le parrain ou la marraine

5) - Brève description de la religion aristotélicienne (Agrégation à la communauté des croyants, Illumination de l'Ame par la Foi, Début du chemin de purification, Libération de la vision purement matérielle du monde : accession au monde des Idées, Promesse du paradis.
- Arrivée devant le baptistère
- Serment d'allégeance à l'Eglise par le baptisé
- Aspersion d'eau accompagné des paroles : "Je te baptise au nom de l’Eglise Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saint et pour l’amour du Père de l’humanité"
- Le baptisé reçoit un cierge et le célébrant le renvoie par une exhortation à porter par ses exemples la lumière aux autres et lui dit ce qu'il a gagné par le baptême et ce qu'il risque de perdre en trahissant son engagement solennel par une conduite déshonnête.
- Le baptisé reçoit aussi une médaille aristotélicienne de couleur bleu cyan, couleur des fidèles Aristotéliciens baptisés, ils pourront l’utiliser sur leurs signatures afin d’afficher leur engagement aristotélicien.




Vous pouvez utiliser cette image spécifique au baptême pour le serment d'allégeance :



Code:
[img]http://img49.imageshack.us/img49/8021/sermentbaptemeba2.png[/img]

6) Fin de la cérémonie, tous viennent féliciter le(s) nouveau(x) baptisé(s).

(La B.U.A a également des exemples de baptêmes dans ses rayons, allez y faire un tour en cliquant sur le lien en haut)


C) Exercice

Vous réaliserez un baptême avec un personnage type qui n'a pas été baptisé par le passé et qui a un parrain et une marraine.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola, corrigé par Mgr Yut.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Ven 6 Juin - 12:36

Elle le regarda et répondit

Je voulais dire communauté frère Ambroise, j'aurai pu dire également l'Eglise Aristotélicienne, c'est une erreur je m'en suis doutée, j'avais hésité longtemps et j'ai fais le mauvais choix, j'en suis désolée !
.

Prend son nouveau cours "le baptême" et retourne s'asseoir tout en jetant un coup oeil dehors. Il faisait une journée magnifique et l'été approchait. Elle aurait aimé s'allonger au pied d'un arbre, sentir le soleil sur sa peau blanche, la caresser de ses rayons mais, de toute évidence son séminaire n'était pas encore terminé.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Ven 6 Juin - 20:40

D'accord, pas de soucis, continuons. Après, c'est le mariage, puis les funérailles et vous aurez fini. C'est la dernière ligne droite et après nous irons fêter ça au jardin avec une bonne limonade bien fraiche.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Dim 8 Juin - 21:06

Lyne avait préparé son exposé toute l'après-midi. Au total, elle avait remplit cinq pages. Ne sachant pas trop s'il fallait simuler pour le nom du baptisé, du parrain ou de la marraine, elle avait eu l'idée de mettre le nom de son amie Julie qui bientôt justement allait entrer dans la communauté aristotélicienne et dont elle serait la marraine et pour le parrain n'avait pas d'idée donc elle était restée anonyme.

Et bien voici Frère Ambroise, je vous souhaite une bonne lecture dit-elle mutine.

Citation :

Elle avait pris le temps de s’apprêter, comme lors de grands rendez-vous. Car c’était un grand rendez-vous. Étrange, elle commençait presque à se faire à l’idée qu’elle ferait cela toute sa vie. Officier à des cérémonies religieuses, baptiser des gens. S’assurer de leur futur dans la vie aristotélicienne. Et puis voilà que quelque chose avait changé cette fois-ci. Cette fois, c’était quelqu'un en particulier qu’elle baptisait. C’était son amie Julie.

Là, dans cette grande église, elle attendait les invités et la principale concernée.




Décorée comme la jeune femme l’avait désirée, l’église avait changé d'aspect. Plus colorée et plus festive, elle semblait s’être parée de ses plus beaux atours. Tout sourire, au centre de l’église, on vint l’avertir que Julie était arrivée. Elle n'eut pas de mal à reconnaître l’allure gracieuse de Julie, son amie, qui aujourd'hui, allait prêter serment et entrer ainsi dans la grande famille aristotélicienne. Lyne la salua d'un signe de tête et lui fit signe que l'on pouvait débuter la cérémonie. Elle se plaça derrière l'autel et s'adressa à l'assemblée.


- Mes frères, mes sœurs, bienvenue en votre église, en la demeure du Très-Haut, mais aussi, en celle des hommes et des femmes que nous sommes tous !
- C’est avec un grand honneur et un grand plaisir que je vais aujourd’hui célébrer cette cérémonie. C’est aussi le parcours d’une amie, qu'aujourd'hui, je vais guider.


La diaconesse jette un coup d'œil rapide à Julie avec un sourire chaleureux puis continue.

- Aujourd'hui, vous avez choisi de venir accompagner Julie dans le baptême. Pour elle, c'est une étape très importante, et il est heureux de lui savoir des amis, pour la partager.

Elle se tourna vers Julie

- Julie, tu as choisi d'entrer dans la famille aristotélicienne. Par ce baptême, s'ouvrira pour toi la voie de la Vertu et de la Perfection, qui devra te mener au Paradis Solaire.

- C'est un serment dont on ne peut se délier.

- Le souhaites-tu, du plus profond de ton âme ?


(Julie) : - Oui je le désire du plus profond de mon cœur et de mon âme

C’est avec un sourire complice qu’elle regarda Julie et se dirigea vers le Lutrin où un bel exemplaire du Livre des Vertus était ouvert. Elle ne commença pas la lecture immédiatement mais dit quelques mots avant.

Fidèles Amis de Julie,

Dans la Première partie du Livre des Vertus, Le mythe Aristotélicien, au Chapitre 5, il est dit que le Très-Haut décida que le temps était venu de donner sa véritable place dans l’univers à l’espèce dans laquelle se trouvait la seule créature qui comprenait l’amour, seul véritable sens de la vie. Il décida de réunir toutes les créatures du monde en un seul endroit et de leur demander ce qu’était la vie.
Dans le Chapitre 6, l’Être Divin leur demanda donc : « Selon vous, quel sens ai-Je donné à la vie ? ». La plupart des créatures ne surent que répondre.

J’ai choisi, pour le baptême de Julie, de vous lire un extrait du Chapitre 7.

Ce Chapitre s’intitule : L’Amour.

Il s’imposait de lui-même en ce jour et votre présence à toutes et tous en est le témoignage.


Elle tourna quelques pages et commença la lecture

Citation :

Dieu (...) se tourna vers un groupe de créatures. C’était justement celui qui faisait partie de l’espèce humaineet qui avait parcouru le monde. Dieu savait que ce groupe se croyait rejeté par Lui. Ces humains pensaient être privés de tout talent. Ils estimaient être mis à l’écart de la création du fait de leur prétendue infériorité.
Mais, parmi eux, l’humain qui portait le nom d’Oane détenait, sans en être sûr, la réponse à la question posée par le Très Haut.
Car Oane doutait. Il regardait souvent les étoiles, espérant voir Dieu. Il aimait le Très Haut d’un amour sincère, mais ne savait pas si cela était le véritable sens de la vie. Il voulait bien donner sa réponse, mais il était considéré comme faible d’esprit par son groupe et personne ne voulait le laisser parler. Mais Dieu était omnipotent. Il avait écouté le groupe d’humains se plaindre. Mais surtout, Il avait perçu l’amour et le doute dans le coeur d’Oane.

Alors, depuis le ciel, un rayon de lumière se fit et vint nimber Oane. Toutes les créatures furent ébahies, admirant la douce lumière qui auréolait l’humain. Elles s’écartèrent alors, le laissant seul face à Dieu. Il contempla son corps enluminé d’un regard plein de curiosité. Puis il se tourna vers les membres de son groupe. Pour la première fois de sa vie, il put voir dans leur regard non pas du mépris mais du respect.

Et Dieu lui demanda: « Et toi, l’humain, n’as-tu rien à Me répondre? J’ai ici convoqué toute Ma création pour trouver celui qui donnera la juste réponse à Ma question. Tu es venu et tu n’as pas répondu. Alors, maintenant, Je te somme de le faire ! ». Alors, Oane, terrifié par le ton sévère de son créateur, leva les yeux vers Lui et, d’un ton hésitant, dit: « Mais, ô Très Haut, je ne sais si ma réponse est juste. . . ». Et Dieu lui ordonna: « Parle et je te le dirai ! ».

Alors, Oane répondit: « Tu as certes fait Tes créatures se nourrissant les unes des autres. Il leur faut chasser et tuer pour se nourrir. De même, il leur faut se battre pour défendre sa vie. Mais il n’y a pas de fort ni de faible. Personne ne rabaisse ni ne piétine les autres. Nous sommes tous unis dans la vie et nous sommes tous Tes humbles serviteurs. Car Tu es notre créateur. »
« C’est pour cela que Tu as donné des talents plus beaux les uns que les autres à toutes Tes créatures. Chacune d’elles a sa place dans Ta création. Son talent permet à chacune d’elles de la trouver. De ce fait, il n’y a pas de créature préférée de Toi, ô Très Haut. Nous sommes toutes pareillement aimées par Toi et nous nous devons tous de t’aimer en retour. Car, sans Toi, nous n’existerions pas. Tu nous as créés alors que rien ne t’y obligeait et nous nous devons de t’aimer pour te remercier de ce geste. »

« Nous sommes certes enchaînés à la matière, certes soumis à ses lois, mais notre but est de tendre vers Toi, l’Esprit Éternel et Parfait. Donc, selon moi, le sens que Tu as donné à la vie est l’amour. ».

Alors Dieu dit: « Humain, puisque tu es le seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer ses semblables. Les autres espèces ne savent aimer qu’elles-mêmes.


A la fin de cet extrait, elle  s’adressa à Julie.

- Julie, tel Oane, je t’ai vu douté et tel Oane, ton cœur n’est qu’Amour et sincérité…
- Si nous sommes tous ici pour rendre hommage à ton baptême, c’est parce que nous t’aimons et que nous savons être aimer en retour… et rien n’est plus doux que ce sentiment partagé…

- Ainsi Julie, je te le demande maintenant,

- Quel est le sens de la vie, selon toi ?


(Julie) .....................

La diaconesse approuva.

- Oui, c'est bel et bien l'amour, le sens de la vie. L'amour du Très Haut, avant tout, mais aussi dans une autre mesure, l'amour de nos semblables.
- Ainsi, la foi, l'amitié, l'amour conjugal, sont toutes les formes que l'amour dans sa totalité peut prendre. Seul l'amour-propre est à bannir.
- Le Très Haut nous a offert la vie, il convient de l'aimer pour cela, et d'aimer toute sa création, au même titre et avant nous-mêmes. L'amour justifie que l'on vive.
- Une vie sans amour, c'est terrible ! Malheureux celui qui n'aime pas. Malheureux celui qui ne connaît pas la foi, qui néglige l'amitié et trompe son épouse.
- Celui-là est incapable de rendre grâce au Très Haut pour ce don qu'il renouvelle chaque jour, parce que Lui, nous aime et a fait de nous Ses Enfants.
- Celui-là, qui n'aimerait pas, sera incapable de trouver le chemin de la Vertu qui nous mène au Soleil que Dieu a fait Paradis.

- Aussi, Julie, est venu pour toi le temps de professer ton amour pour le Très Haut, seul point de départ possible pour que soient durables toutes tes autres amours. C'est pourquoi, je te demande devant tous, de réciter le Credo aristotélicien et de dire que tu le fais tien.


Julie récita le Crédo.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés;
En la Vie Eternelle.

AMEN


Ce fut le moment pour la diaconesse de faire s’avancer le parrain (et la marraine, s'il y a).

- Que le parrain que tu as choisi, s'avance et récite avec nous le credo aristotélicien, qu'il doit bien connaître, je pense !

- (nom du parrain) vous qui avez déjà reçu le baptême, vous avez accepté de guider votre amie sur le chemin de la Vertu parfaite.
- Vous engagez-vous à soutenir Julie dans sa foi et à lui être un soutien moral si elle venait à douter ?


(Le parrain)

- Oui, je m'engage à soutenir Julie dans sa foi et à lui être un soutien moral si elle venait à douter.
- Devant tous ici lieux et devant le Très-Haut, je promets d'œuvrer pour que toi, Julie, tu ne manques de rien, que tu trouves toujours mon bras, mon épaule si tu en a besoin,
- je promets de te soutenir en parrain et de t'apporter réponses, amitié et ce qu'il te faudra.

- Par ce Crédo, je renouvelle ma Foi et te prends pour filleule si tu veux de moi !



Il lui sourit et entonna le crédo.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN

(Puis se sera au tour de la marraine d'intervenir, s'il y en a une)

Asselyne regarda Julie et continua

- Julie, tu as accepté vouloir être baptisée, ce choix fera de toi désormais, un membre à part entière de la communauté des croyants.
- Comme beaucoup de gens ici présent, tu entames le plus difficile mais le plus magnifique chemin, celui de la vertu. Chaotique, cruelle mais aussi resplendissante et heureuse selon les moments.
- Car tu ne seras plus seule à présent. Ta foi sera aussi ton guide et permettra à ton âme de s’illuminer et de t’aider à voir au-delà de la vision matérielle des choses.
- Tu pourras dès lors, accéder au monde des idées et s’ouvre devant toi la promesse du paradis.


La diaconesse se tourna ensuite vers l’assemblée.

- Avant que je ne procède au baptême de Julie, confessons tous ensemble, au Très-Haut.


Citation :

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.

Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.

Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.

La diaconesse invita l'assemblée à se joindre à elle.

À présent, dirigeons-nous vers le baptistère. Ceux qui veulent voir la cérémonie peuvent se lever et venir assister.

Julie, si ton souhait est toujours le même, répètes après moi, le serment d’allégeance du nouveau croyant.


Je reconnais en Dieu le moteur du monde, la pensée suprême et la cause efficiente et finale du monde.
Je reconnais l'Église Aristotélicienne comme mon guide dans la reconnaissance de Dieu, et je jure de lui rester fidèle ainsi qu'à son autorité, seule représentante sur terre de l'Etre Divin.
J'accepte tout cela de ma propre volonté pour le salut de mon âme en vue de ma résurrection près de Dieu dans la contemplation éternelle de sa Beauté.
Je désire que mon nom apparaisse comme baptisé et serviteur de Dieu tout puissant.

(Julie répète le serment d'allégeance du nouveau croyant)

Lyne  prit une petite coupelle qui se trouvait auprès du baptistère. Elle la remplit de l'eau qui se trouvait en son sein et délicatement après avoir fait signe à Julie de se pencher, elle versa cette eau sur son front.

"Je te baptise au nom de l’Eglise Aristotélicienne et au nom du Très Haut, pour l’amitié de tous les Saints et pour l’amour du Père de l’humanité."

Lorsqu'elle eut terminé, la diaconesse attrapa un cierge allumé et le tendit à Julie.



- Ce cierge est le symbole de la lumière qui guide désormais tes pas mais que tu devras aussi transmettre par de vers toi à ton entourage, tes proches, ta famille, en tout lieu et en tout endroit tu chercheras à véhiculer la parole du Très-Haut.

Julie prit le cierge et Lyne lui donna ensuite la médaille.


- Cette médaille est désormais le signe que tu fais partie de la communauté des croyants et tu pourras désormais l'arborer afin de signifier ton engagement aristotélicien.
- Désormais tu es donc une fidèle parmi les fidèles. Et tu as aujourd'hui, l'occasion de répéter avec les autres, notre credo.

- Félicitations à la nouvelle baptisée.


Une fois les félicitations terminées, la diaconesse invita les fidèles à retourner à leur place.

- Avant la moindre réjouissance revenons à des choses plus terre à terre. La cérémonie n’est pas encore totalement terminée. Allez vous rasseoir dans les rangées.

Elle guida les invités et invita Julie à se placer devant. Elle voulait finir correctement, sinon cela ne ressemblerait à rien.

- Récitons à nouveau  ensemble le credo.


Je crois en Dieu, le Très-haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l’heure de la mort.
Et en Aristote, son prophète,
Fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l’Univers aux hommes égarés,
Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et Giosep,
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C’est ainsi qu’après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyre pour nous sauver,
Il a rejoint le Soleil où l’attendait Aristote dans la droiture du Très-Haut.
Je crois en l’action divine,
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine,
Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés,
En la vie éternelle.

Amen.


- Et que ceux qui ont été baptisés dont Julie, viennent partager, le pain dans l’amitié aristotélicienne.



Voilà le credo répété par la plupart des invités et la nouvelle baptisée ainsi que le parrain, la cérémonie prenait véritablement fin. Lyne se devait donc de conclure.

- Merci à tous et à toutes d'être venus en ce jour. Et merci d'avoir accompagné Julie  dans ce chemin. Je suis heureuse d'avoir officié en ce jour.

- Allez en paix à présent.

- Et j'ai crû comprendre qu'un buffet, vous attendait à l'extérieur.



Elle  sourit et les orgues retentirent à nouveau tandis que les cloches sonnaient à la volée.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Dim 8 Juin - 21:47

Ambroise était ému à la lecture de cette cérémonie.

Magnifique Asselyne, on sent que tu y a mit du cœur et ça c'est très beau. Julie serait honorée que tu célèbres son baptême.

Passons à présent à la cérémonie du mariage.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Dim 8 Juin - 21:47

Le mariage


Ce cours va vous apprendre à officier une des plus agréables cérémonies : le mariage. Cette cérémonie reste cependant très rare à effectuer.


A) Informations

Le mariage est un évènement très personnel. Ceci n'est que la base. Il est recommandé de faire beaucoup de RP également concernant les mariés du genre "Ils sortirent main dans la main de l'église alors que des enfants leur jetaient des pétales de rose" que je ne met pas dans ce mariage type. La lecture de cet extrait de la Création est celui le plus souvent utilisé lors d'un mariage mais vous pouvez en mettre un autre, si vous en trouvez un qui soit adapté. Ici x est l'homme et y la femme.

B) La messe

1) Accueil des fidèles

2) Ouverture de la cérémonie

Citation :

LECTURE ET HOMÉLIE EN RAPPORT AVEC LE SACREMENT DU MARIAGE

3) Credo
Récitation du credo par les fidèles


4) Célébration du mariage
Prêche décrivant les deux époux, ce qu'ils ont fait, les postes qu'ils occupent ou occupaient, leur place dans la ville, leur rencontre, ...

Bénédiction des alliances.

Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Dieu leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. x et y, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?
x : Oui
y : Oui
x : y veux-tu être ma femme ?
y : Oui, je le veux et toi x veux-tu être mon mari ?
x : Oui, je le veux. Moi, x, je te reçois comme épouse et je serais ton époux. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
y : Moi, y, je te reçois comme époux et je serais ton épouse. Je promets de t'aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves tout au long de notre vie.
x : y, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.
y : x, reçois cette alliance, signe de mon amour et de ma fidelité.

5) Communion
Amies, amis, communions ensemble


6) Fin de la cérémonie
Informations diverses sur la vie future des mariés.


C) Travail

Célebrez un mariage entre deux personnes dont vous inventerez la vie, pour remplier tous les chapitres. Chaque marié aura un témoin.
Le texte doit contenir beaucoup de RP tournant autour du mariage surtout.

De nombreux exemples de cérémonies sont disponibles à la Biblihomélie, n’hésitez pas à vous en inspirer : http://biblihomelie.bb-fr.com/forum.htm

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Lun 9 Juin - 15:10

Et voici la célébration d'un mariage, Lyne continua sur sa lancée après avoir passé des heures de recherches.

(Sophie Delamare et Maxime de Cotignac personnages ficitifs)

Citation :
La jeune femme avait attendu ce jour avec entrain et une excitation non dissimulée. Quelle belle chose que d'officier un mariage ! Son premier office du genre dans la chapelle et qui plus est, avec deux personnes qu'elle affectionnait particulièrement vu qu'ils furent les premiers à se faire baptiser par elle.



(laps de temps où les invités arrivent et papotent, avant le début de la cérémonie)
---------------------------------------

Les gens étaient arrivés. Les mariés aussi. Appuyée devant l'autel, la jeune femme les regardait tous et toutes se saluer, papoter entre eux. Le temps passait et il fallait tout doucement penser à commencer la cérémonie.

Elle s'éclaircit la voix comme dans un rappel à l'ordre de l'assistance. Silencieuse, elle scruta chaque visage, presque austère, la jeune femme semblait tendue, elle l'était quelque peu. Ses paupières se fermèrent alors un court instant, profonde inspiration puis elle prit la parole.

Tout le monde avait regagné sa place et même les enfants n'osaient plus bouger. Les mains jointes, la diaconesse tourna le dos et regarda en direction de Christos avant de se pencher dans un révérenciel et respectueux salut. Une minute passa, elle n'aurait pas voulu être à la place des promis, tant cela aurait semblé une éternité.

Lorsque les clochent et les éperons de … se turent un grand silence s’installa, dans la résonance de leur écho sous la voûte. C’est le moment que la diaconesse préférait. Elle inspira puis elle dit :


Nous voici réunis en cette église pour célébrer l'Amour. L'Amour qui lie Sophie et Maxime dans leurs cœurs, va grandir encore pour les lier dans la chair avec la bénédiction du Seigneur. Le mariage est un engagement à vie et je sais que vous l’avez médité durant vos fiançailles.

Elle fit signe aux jeunes gens de s'avancer.

Que les promis s'avancent vers moi maintenant, s'il vous plaît !

Afin d’illustrer cette consécration de l’amitié suprême qu’est l’amour, nous citons fréquemment cet épisode de la vie de Christos.


Asselyne prit le livre des vertus, marqua un temps d'arrêt avant d'ouvrir le livre des Vertus pour en lire un extrait.

Citation :

« Or, la fille de nos hôtes vint avec une cruche pour nous servir du pain et du vin, et Christos reconnu celle qui se nommait Natchiachia, et qui lui avait adressé la parole précédemment, lorsqu’elle était dans la foule.

Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "
Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu aura épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "

Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblé, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :

" Mais, Maître, seront-nous assez fort pour respecter ce choix et vivre sans pêcher ? "

Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. »

Après cet extrait, la jeune femme leur adressa un petit sourire rassurant et donna un commentaire succinct.


Voilà, j’ai coutume de conter la petite histoire toujours ignorée de la sœur de Natchiatchia, Tchouktchouk qui jamais ne fût touchée par la grâce de l’amour pur, elle n’usait que son corps pour des jouissances bien terrestres et finit tristement sur une paillasse d’un établissement qui était une sorte d’hôtel borgne liquoré dans les faubourgs de Jérusalem puis fût livrée aux fantasmes des centurions romains et de leur chef un certain Pierre Ponce qui se lavait toujours les mains après !
et j’évoque cet épisode obscur non point tant pour détendre l’atmosphère que vous faire mesurer combien seul l’amour ici-bas nous sauve de la médiocrité et parfois de l’enfer.


Elle referma ensuite le livre avant de s'avancer vers le couple et leur prit une main à chacun.. C'était temps pour eux de s'échanger leurs vœux.

Avant de commencer, prions ensemble... et récitons le Crédo pour que Dieu sache, que c'est vers lui, que nous nous tournons, pour placer ce mariage, sous un juste regard et protection.


Le Crédo récité, la jeune femme se mit alors à expliquer en quelques mots ce qu'était le mariage.


Loin de célébrer quelque chose d'anodin, c'est aujourd'hui que nous exprimons dans la vertu ce que le Très Haut nous a donné de pouvoir donner à autrui. L'Amour passionnel, celui de complicité et de la fidèlité. Dans les moments d'une vie espérée longue, les bons comme les moins bons, l'amour grandira nourri de ce terreau saint qu'est le sceau divin.
Ce n'est pas un faible mot que celui que les promis s'échangeront tout à l'heure, non. C'est un engagement qui prend effet pour la vie sur terre et ce jusque dans l'au-delà, quand de lumière, il ne restera que pour les bons.


Asselyne se  retourna vers l'assemblée.

Mes chers fidèles, nous sommes réunis en ce jour, pour célébrer, dans la religion, l'Amour du Très Haut et sous le regard de la Très Sainte Eglise, l'union des âmes et cœurs de Sophie et Maxime, fraîchement baptisés et dont les bans furent bénis de ma bouche.

Elle regarda Sophie  et lui demanda

Dame Sophie Delamare, consentez vous à prendre pour époux le sieur Maxime de Cotignac, ici présent et jurez vous de l'aimer et le chérir dans la joie comme dans la peine et ce fidèlement jusque la mort vous sépare ?

Puis elle attendit que cette dernière lui réponde.


(réponse de Sophie)..................................

Elle laissa Sophie exprimer ses vœux de mariage avec Maxime. L'émotion était perceptible et on entendait que la voix de la jeune femme dans la Nef, elle fit un sourire puis tourna le visage vers l'intéressé et lui demanda d'une voix claire et bien audible.

Et vous Maxime ? Désirez-vous prendre Sophie pour épouse devant nous et le Très Haut ? Jurez-vous de la chérir et de l'aimer d'un amour sincère et loyal dans toutes les situations, les plus heureuses comme les plus tristes et ce jusque la mort vous sépare ?

Une fois la question posée, elle attendit que le futur marié fasse son vœu pour continuer la cérémonie.


(réponse de Maxime)..................................

La jeune femme regarda les promis avant de leur dire la voix bien haute et heureuse pour eux.

Que voilà serments mûrement pesés, aussi ,c'est pure formalité si je demande, y a t-il quelqu’un dans cette assemblée s’opposant à cette union, ? qu’il parle ou se taise à jamais !

(laisse passer deux minutes et un ange chargé d’angoisse)

La diaconesse reprit soulagée.


Les témoins ont-ils les anneaux ?

(réponse des témoins présentation des anneaux)

Je vous prie mes enfants de procéder à l'échange des anneaux en calmant votre émotion, il est fréquent que dans votre état l’une des bagues roule à terre !

Elle se tut un court instant avant de reprendre.

Cet anneau, symbole de l'amour que vous vous portez tous deux et qui ce jour sera célébré et officialisé devant Dieu.

Et tandis que les anneaux glissaient dans les doigts fébriles, le bedeau pour qui les seuls instants de gloire s'illustraient dans le brouhaha, fit vibrer la chapelle par son envolée de cloches à tout rompre.


Mes filles, mes fils!

Je déclare par la Sainte Eglise Aristotélicienne, cet homme et cette femme unis par les liens de l’amitié exclusive du mariage. Puisse votre amour rester pur de toute tentation extérieure qu’Aristote et Christos vous bénissent !


Après quoi, elle leur fit une accolade chaleureuse en leur disant :


Félicitations mes enfants !

Ensuite, elle s'adressa à l'assemblée et après une dernière prière les salua selon les rites.

Allez dans la paix du Tout Puissant !





_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Lun 9 Juin - 15:18

Allez dernier cours Asselyne, courage !




Les funérailles


Ce cours va vous apprendre à célébrer les funérailles, chose peu agréable à réaliser mais importante à maîtriser.
Il a été rédigé par monseigneur Uterpendragon, ce qui explique que sa présentation est différente des autres cours.




I - Informations


Le sacrement des Funérailles consiste principalement à rendre un ultime hommage au décédé, et ensevelir son corps. Tout être humain étant essentiellement composé d'eau et de terre est naturellement attiré par le centre de la Terre. Ceci ne le fera pas rejoindre le paradis, car seule l'âme s'élèvera et rejoindra soit les Enfers Lunaires, soit le Paradis Solaire, mais là n'est pas la question, car seul Dieu nous jugera à l'heure de notre mort, comme il est dit dans le credo.



    A) Au point de vue Canonique


  • Tout d'abord, afin d'éviter les bourdes, il faut savoir que seul un fidèle ou bien croyant peut recevoir ce sacrement. Les morts par suicide, ou bien les hétérodoxes, schismatiques et caetera ne peuvent pas être enterrés selon le rite aristotélicien. De plus, il est fortement conseillé d'attendre l'éradication avant de procéder à l'office.



  • Ensuite, tout clerc peut être habilité à donner ce sacrement, qu'il soit diacre, curé, évêque ou encore pape. Il se doit juste de respecter ce qui est donné comme le rite modèle pour ce sacrement et demander l'autorisation à l'évêque du diocèse où aura lieu la cérémonie. De plus, en cas de décès d'un évêque, c'est l'assemblée épiscopale qui donne son accord, et la curie pour un cardinal.



  • Quelques précisions, tout d'abord, dès enterré, si la personne réapparaît, ceci ne serait autre chose qu'un subterfuge, une mauvaise blague à laquelle il ne vaut mieux pas se mêler et prévenir illico presto la congrégation de la Sainte Inquisition ou bien votre supérieur direct. De plus, en cas de mariage, les funérailles mettent fin à l'union qui permet un remariage après un deuil - qui est préférable à une nouvelle union juste après le décès-.



    B) Au point de vue Dogmatique


  • Comme dit précédemment, tout être humain constitué d'eau et de terre est irrévocablement attiré par le centre de la Terre. Les funérailles comblent cet attraction. L'esprit - ou âme - revêt après son jugement un nouveau corps à l'image de la vie qu'il a eu, comme nous le savons bien. ( Pour plus de précisions, relisez votre cours sur l'Eclipse )


  • De nombreux points, au cours de l'office, rappelleront immanquablement le rite aristotélicien, tel que l'eau projetée dans la tombe, sur le cercueil est en rapport avec celle du baptême. Libre à vous de réfléchir à propos de cela, y associant des parcelles de vie d'un Aristotélicien.




II - Cérémonie type



    1. ARRIVEE A L'EGLISE

A ce moment là, le cercueil est amené devant l'autel, le prêtre se trouve sur le parvis et psalmodie :


Citation :
Le prêtre :Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre
: Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.


Tous : Amen


    2. LES QUATRE SIGNES

Après être entré dans l'église, le cercueil est déposé devant l'autel, on peut déposer des fleurs et des cierges autour, une petite corbeille est laissée à l'entrée afin de recueillir les dons pour les mendiants.
Après un court accueil, l'officiant procède aux quatre signes, qui sont :



    Le signe de la lumière



Les cierges autour du cercueil sont allumés en silence


Le prêtre : "L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de < Nom du défunt > qui le/la conduit maintenant au Royaume de Dieu !"




    Le signe de la foi


Le prêtre
: "< Nom du défunt >, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et le Christ, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle".




    Le signe des amis


L’un des amis du défunt apporte la corbeille de l’amitié

Le prêtre
: "< Nom du défunt >,nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".



    Le signe de la mémoire


Ici, vous pouvez vous-même rédiger votre propre déclaration, mais inspirez vous de ceci :

Prêtre : "Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :
- Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme/d'une femme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entouré de tendresse par Dieu. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
Nous voici nombreux dans cette chapelle, autour de < Nom du défunt >, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.
- La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère/sœur et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.




    3. LECTURE

Ici, un ami ou bien l'officiant lit un texte en rapport avec la mort et ce qui s'en suit. Evitez de prendre un vieux texte qui plombe le moral, pensez aux proches. Ceux que je saurais vous conseiller seraient par exemple quelques parties de L'Eclipse, à propos du paradis, ou bien encore de La Fin des Temps, partie IV, à propos du jugement, bien que celui-ci soit nettement moins joyeux. Si vous préférez un texte à propos de vies exemplaires, prenez par exemple le passage d'une hagiographie et poursuivez avec un court sermon à propos de la vertu et de la Foi, qui mènent au Paradis Solaire.



    4. INTERVENTION DE CEUX LE DESIRANT


Ici, les amis du défunt peuvent parler de lui, dire ce qu'il a fait, ce qu'il a été, ses qualités... Ou n'importe quoi d'autre, du moment que cela reste respectueux de l'Eglise et d'autrui. Pensez bien à organiser l'office auparavant, afin de ne pas se retrouver sans personne évoquant le concerné...




    5. LE SIGNE D'ADIEU


Juste avant de quitter l'église en direction du cimetière, un léger recueillement est conseillé, ainsi qu'une courte prière. Vous pouvez prendre ceci comme modèle :


Le prêtre
: "Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère/sœur < Nom du défunt >

Avec respect et affection, confions-le/la à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui
*.


[UN INSTANT DE SILENCE]



Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,

avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.
"

* : Dans ce cas là, Dieu.



    6. DEPOSITION AU CIMETIERE

Après que le cercueil ait été fermé, le cortège arrive au cimetière, tandis que les présents forment un cercle autour de la tombe.

Prêtre : "Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère/soeur dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le/la revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec < Nom du défunt >, à ce qu'il/elle est pour nous, à ce qu'il/elle est pour Dieu."


Silence pendant la descente du cercueil
Ensuite, le prêtre asperge le cercueil d'eau bénite et dit :

"Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !"


Enfin, chacun passe et jette une poignée de terre dans la tombe, puis chacun s'en va tandis que l'officiant présente ses condoléances à la famille et aux proches.

N'oubliez pas de reverser les dons faits ce jour là si vous profitez d'une messe In Greatibus, ne gardant que le strict minimum pour l'office (Achat du pain et du vin).



III - Exercice

Vous célébrerez les funérailles d'une personne type connue dans son village en respectant le modèle donné. Utilisez quelques images, mais pas trop non plus, afin d'égailler la cérémonie.


Vous êtes à sec d'idées? Allez donc voir à la Biblihomélie !

Et en lecture supplémentaire, vous pouvez jeter un coup d’œil à L'intégralité du Droit Canon à ce propos.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Lun 9 Juin - 22:22

Quelques mots d'encouragements prononcés par frère Ambroise puis elle se remit au travail.

Quelques heures plus tard, elle venait de terminer son exposé sur les funérailles mais elle était songeuse et se posait des tas de questions pour la suite. Y aurait-il une cérémonie pour son ordination de diaconesse ? Frère Ambroise ne lui en avait pas parlé. Elle se leva et se dirigea vers lui pour lui remettre son devoir.


(Funérailles de Jean personnage fictif)

Citation :
L'heure était grave pour Asselyne...
Grave, parce que c'était ainsi qu'elle paraissait sonner avec le glas...
Grave aussi, car c'était la première cérémonie qu'elle dirigeait et qu'elle allait célébrer des funérailles.
La diaconesse avait revêtu une robe violine, sans ornement particulier, si ce n'est les bijoux qu'elle ne quittait jamais, une broche d'or en forme de biche, une bague sertie de pierres précieuses et sa croix d'argent. Elle sortit de la sacristie. Des personnes affluaient... En silence. Peinés, tous, cela se voyait bien. Les villageois perdaient un grand petit homme, un ami, un père, un mari et un frère aussi.
Elle fit transporter le cercueil devant l'autel par quatre bedeaux, et attendit la venue des proches. Asselyne, salua les personnes qu'elle voyait, d'un simple sourire, très mince. Elle  s'avança vers le cercueil, posé sur le catafalque, comme de coutume, il était ouvert. Elle s'en approcha encore, jusqu'à pouvoir observer le visage de Jean avec le regard attendri d'une mère, la diaconesse  passa sa main sur le visage de l'homme, comme pour lui essuyer les joues. Puis elle leva de nouveau les yeux vers l'assemblée, et son visage se referma, ses mains se joignirent.

Elle psalmodia, tandis que les fidèles répondaient :



Citation :

La diaconesse : Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tien Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.

La diaconesse : Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime, qu’est la tienne Seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.

La diaconesse Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami.

La diaconesse Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Tous : Amen

Puis elle alluma les cierges, et dit...

L’Amitié est la lumière du monde, c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Qu'elle éclaire maintenant la route de Jean qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu !


La diaconesse déposa ensuite, une croix sur le corps.


Jean, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


Puis elle fit signe pour qu'une personne de l'assistance aille chercher la corbeille qui avait été placée à l'entrée pour recueillir les dons pour les mendiants, en mémoire de Jean. Elle la fit placer aussi auprès du cercueil.


Jean, nous déposons ces présents sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".

Asselyne avait donc effectué les trois premiers signes : celui de la lumière, celui de la foi et celui des amis. Il restait maintenant le signe de la mémoire. Elle consulta discrètement ses notes. Sa voix s'éleva, grave et forte.

"Mes Sœurs, Mes Frères, Mes Amis,

Nous sommes réunis ce jour, en de bien noires circonstances, pour célébrer un homme pour qui nous avions tous une grande amitié, ou tout du moins un respect amplement mérité. Nous allons, lors de cette cérémonie, tenté de lui rendre hommage comme il l'aurait souhaité, lui qui était si humble et nous allons par nos prières, accompagner son âme vers Notre Seigneur et le Paradis Solaire, et son corps, afin qu'il repose.

Alors, je vous souhaite la Bienvenue, que le Très Haut vous garde en Sa Sainte Grâce et que la Sagesse des Prophètes vous transcendent...

Avant de célébrer notre Frère, Jean, qui a quitté l'amour de ses Amis pour rejoindre Celui de Son Créateur, nous allons nous confesser et purger notre âme de nos péchés."


Elle leva ses bras, présentant ses paumes ouvertes vers les Cieux.


Les fidèles répétèrent la prière de demande du pardon tandis que, Asselyne reprit place derrière l'autel et ouvrit le Livre des Vertus, au passage qu'elle avait sélectionné.

Lecture du livre de l'Eclipse, chapitre VIII, "la resurrection" :

Citation :

1 Cette voix que j’entendis, alors que je me trouvais en compagnie d’Aristote et de Christos, était calme et pénétrante. Ils m’expliquèrent que c’était Dieu Lui-même qui allait me poser la question. J’allai enfin savoir laquelle était-ce. La voix divine me dit: “Toi, l’humain que les tiens nomment Sypous, tu es venu à Moi, découvrant tout ce qu’un humain pourra connaître après sa mort. Tu as visité chacun des sept Enfers, où tu as rencontré chacun des Princes-démons, qui se sont présentés à toi, conformément à Ma volonté. Qu’as-tu retenu de tes périples ?”

2 Je répondis: “J’ai compris le sens du Salut. Lorsqu’un humain a vécu dans la vertu, s’étant ainsi conformé à Ta divine parole, transmise par le prophète Aristote et par Christos, le messie, Tu lui accordes le droit d’accéder en ces lieux, au Paradis, au sein du soleil. S'il se détourne de la vertu, refusant d’écouter Ta divine parole, qu’il s’abandonne aux plaisirs terrestres, à l’égoïsme, à la tentation, à de fausses divinités, Ton infinie sagesse t’amène à l’envoyer en Enfer, dans la lune, pour y être puni pour l’éternité. Tu nous aimes, mais c’est également à nous de T’aimer.”

3 Dieu me dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerai toute ta vie, les moments où tu as su oeuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérites, tu rejoindras les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtras une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”

Pour ne point nous prendre "en traitre", le Très-Haut a révélé à Sypous la façon dont notre âme sera évaluée à notre mort. Et Sypous nous l'a fidèlement transmis ces révélations. Ainsi, le Très-Haut nous laisse-t-il tout d'abord la possibilité de faire notre examen de conscience au moment où nous nous retrouvons devant lui : avons-nous, oui ou non, mené une vie vertueuse ? Avons-nous mis en pratique tout ce que Aristote et Christos nous ont appris ? Pour ceux qui s'estiment prêts, il pèse alors nos bonnes et mauvaises actions, nos bonnes et mauvaises pensées, et récompense les vertueux en les gardant auprès de Lui sur le Soleil, tandis qu'il écarte les maudits qui ont suivi les tentations du Sans-Nom et les envoie sur la Lune auprès des Princes-démons.

Si j'en crois ce qu'on m'a dit de Jean, a cultivé les Vertus et l'Amitié. Comme il n'a pas choisi de ressusciter, nous pouvons donc en déduire qu'il a estimé être prêt pour le paradis solaire. Nous devons donc nous réjouir pour lui. Il se trouve maintenant auprès du Très-Haut.

Mais bien entendu, à nous, il nous manque désormais. Aussi, avant de lui dire enfin "à Dieu", souvenons-nous tous ensemble de qui il était, des bons moments que nous avons eu avec lui, de ce qui fait qu'il était une bonne personne, un ami, un parente admirable. Souvenons-nous de ces petits instants dont il nous a gratifié, une première rencontre, une aventure inoubliable.


Asselyne marqua une petite pause et reprit

Maintenant, mes biens chers frères et biens chères sœurs, je vous invite à venir chacun votre tour, évoquer la mémoire de Jean.

______________________

Une fois les évocations terminées, elle continua.

Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère Jean.
Avec respect et affection, confions-le à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui.


Puis elle laissa un instant de silence, avant de continuer.

Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,
avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.


Elle fit refermer le cercueil, et conduisit le cortège jusqu'au cimetière. La diaconesse invita tout le monde à faire un cercle autour de la tombe.

______________________

Au cimetière :

"Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère Jean dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous car nous espérons le revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec Jean à ce qu'il est pour nous, à ce qu'il est pour Dieu."


Silence pendant la descente du cercueil puis, la diaconesse aspergea le cercueil d'eau bénite et prononça ses paroles.

Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant,
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !


Elle invita ensuite chacun à jeter une poignée de terre dans la tombe, et présenta ses condoléances à la famille et aux proches.

La cérémonie était terminée.



Elle sourit et regarda frère Ambroise pendant qu'il parcourait son devoir, son tout dernier devoir. Elle était fière, elle avait enfin pu réaliser son rêve..

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 12 Juin - 8:53

Ambroise parcouru de long en large la cérémonie et l'homélie choisie. Tous les éléments de la cérémonie y était. Il relève la tête vers son amie et lui fit un large sourire.

Asselyne, je te félicite, tu as fini ton séminaire, et ce avec brio malgré la longueur de celui-ci. Tu as su garder patience et ta détermination a porter fruit.

Je te prépare ton certificat pour ton séminaire et ensuite tu pourrais rencontrer l'évêque de Nevers pour qu'il te nomme diaconesse de Nevers. Aimerais-tu également m'aider à célébrer les sacrements à l'hospice ? Nous ne serons pas trop de deux à la faire. Si c'est le cas, je vais demander si cela est possible.

Il faudra que nous nous voyons pour fêter ça autour d'un verre. Te voilà bientôt officiellement Soeur Asselyne. Encore Bravo !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 12 Juin - 9:40

Et voilà ton précieux diplôme Asselyne.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Asselyne de Lavieu
Diaconesse de Dijon
avatar

Nombre de messages : 40
Diocèse : Nevers
Date d'inscription : 04/10/2013

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 12 Juin - 23:01

Mon séminaire était terminé, et j'étais heureuse. J'avais travaillé dur. Parfois, il m'arrivait de m'enfermer pendant des heures et des heures dans ma cellule, à lire. A lire que dis-je, à comprendre, il ne suffit pas de lire encore faut-il comprendre. Et voilà qu'aujourd'hui, j'étais prête. Un sourire au frère Ambroise qui avait su faire preuve également d'une grande patience. Je le regardais pendant qu'il m'annonçait la suite des évènements, lorsqu'il me tendit le diplôme, mes mains tremblèrent, mon cœur se mit à palpiter. Je le remerciai d'un sourire chaleureux, prit le diplôme que je serrai aussitôt sur mon cœur et m’agenouillai face à lui.

Merci, frère Ambroise, ce serait un honneur pour moi de rencontrer l’évêque de Nevers. Justement je voulais vous l'annoncer, je vais dans un avenir très proche, quitter Nevers pour m'installer dans la capitale.

Quant à vous aider aux sacrements à l'hospice, ce sera avec grand plaisir, vous avez tant fait pour moi !

Mais allons donc boire un verre oui, vous avez raison, il fait très chaud aujourd'hui, sans doute une part d'émotion...


Elle se releva, lui sourit et lui donna une petite tape sur l'épaule.

Allons-y !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Jeu 12 Juin - 23:27

Ambroise était aussi ému par l'émotion de son amie. Il se souvenait de la fin de ses études à l'abbaye de Noirlac. Cela lui ramenait quelques années en arrière. Elle s'agenouilla devant lui pour le remercier. Le jeune professeur était gêné par cette réaction et lui proposa son bras pour l'aider à la relever. Il avait les joues rouges.

Et puis, ce fût la stupeur. Elle lui annonçait son prochain déménagement à Dijon. Ambroise fût agréablement surpris par cette nouvelle. Agréable, oui parce qu'elle serait dans le même diocèse que lui.


C'est vrai, tu vas déménager à Dijon ? Mais alors ... tu vivras dans le même diocèse et je pourrai officiellement te nommer diaconesse de Dijon, puisqu'en tant qu'Archidiacre d'Autun et en l'absence de l'évêque, je suis responsable du diocèse.

Merci d'accepter de m'aider pour l'hospice, il y a plein de monde à qui nous devons célébrer les sacrements. Tu as pu voir tous les dossiers à l'hospice.

Par contre, comme la cathédrale d'Autun est profanée, tu sais que le diocèse est sous interdit, et nous ne pouvons pas célébrer de messes dans les églises. C'est pour ça que la chapelle de l'hospice est le seul endroit consacré.

Oui, allons fêter ça avec un bon verre de rouge. Et lorsque tu auras déménagé, on pourra s'occuper de la cérémonie d'intronisation à ta nouvelle charge de diaconesse.


Ambroise n'avait jamais été aussi heureux pour son amie. Et puis, il n'était plus seul.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Ambroise.
Clerc émérite de la Province
avatar

Nombre de messages : 682
Age : 21
Diocèse : Autun
Date d'inscription : 19/07/2012

MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   Ven 13 Juin - 11:12

Ma Soeur, je viens d'avoir de mauvaises nouvelles de Rome. En effet, il ne peut y avoir qu'un officiant pour la chapelle Ste Hildegarde de Cheny. Moi qui espérait trouver une solution positive, je me retrouve à nouveau bloquer par les règles de l'Eglise.

J'attends des nouvelles de l'Office des Chapelles. En attendant, tu peux toujours déménager à Dijon comme prévu et je pourrai te nommer diaconesse de Dijon.


Ambroise était agacé par toutes ces histoires. C'était d'un compliqué que ça l'épuise ...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.lesroyaumes.com/FichePersonnage.php?login=ambroise.
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Asselyne] Séminaire primaire   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Asselyne] Séminaire primaire
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Inscrivez vous !
» Inscription au séminaire théologique
» Inscription au séminaire médical
» Informations sur le séminaire médical Lescurien
» Présentation et inscription au séminaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Province Ecclésiastique de Lyon :: PALAIS ARCHIEPISCOPAL - Annexes congrégationnelles :: PALAIS ARCHIEPISCOPAL - Séminaire Archidiocésain Saint Bynarr de Lyon :: Grandes Archives du Séminaire :: Archives 1462-
Sauter vers: