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 [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr

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Alboin
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MessageSujet: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Jeu 16 Avr - 1:04

Le vice-doyen prit le second chapitre, en lissa les parchemins puis remis le premier à son élève.

Voici. Ce chapitre doit vous donner l'idée de ce que sont les devoirs du clergé, sa mission. Nous commenceront par un exemple qui nous est cher, celui de Saint Bynarr, qui a donné son nom à notre séminaire.

Citation :
Vita de Saint Bynarr


Ce cours va vous apprendre les grandes lignes de la vie et du message du Saint-Patron du duché de Bourgogne et de ce séminaire.



Résumé de sa vie :

Bynarr naquit en 1407 en Bourgogne. Il vint habiter à Sémur en l'année 1453. Issu d'une famille pauvre, il montre dès sa plus tendre enfance de grandes facilités à comprendre le dogme, et une intelligence hors du commun. Ainsi, dès son premier cours de catéchisme, il impressionne le curé de la ville, qui lui promettra une grande carrière religieuse. Bynarr continue ses études au séminaire, où il surprendra, à son tour, l'évêque de Bourgogne, qui le remarquera.

Plus tard, Bynarr devint un de douze cardinaux de la Curie Romaine. On lui attribua l'archidiocèse métropolitain de Lyon, celui d'Autun, qu'on lui avait confié auparavant, convenait peu à son statut.
Il s'inverstit grandement dans la congrégations des Affaires du Siècle (Nonciature), ainsi que dans la congrégation pour la Diffusion de la Foi, dont il deviendra le cardinal chancelier.

Quelques temps plus tard, alors qu'il est agonisant, un jeune fidèle atteint de la vérole vint le voir. Bynarr lui offrit un lys, et lui jura de le sauver par ses prières. Il pria donc toute la nuit, jusqu'à minuit, où le Très-Haut le rappella. Le lendemain, on le découvrit, mort, un sourire de satisfaction aux lèvres, tandis que le jeune malade se réveillait, guéri, de nombreux lys avaient poussés non loin.

Ses valeurs et ses vertus :

Comme chaque Saint, Bynarr possède son propre lot de valeurs :


  • Citation :
    Plus tard, conscient de la nécessité de rencontrer les fidèles, il s’investit dans la Congrégation pour la Diffusion de la Foy : Bynarr fut également un grand évangélisateur. [...] En tant que Cardinal-Chancelier de la Congrégation pour la Diffusion de la Foy, il consacra beaucoup de temps à se rapprocher des fidèles.
    Bynarr tenta, durant toute sa vie, d'être le plus près possible du peuple. Fait que tous les Grands des Royaumes devraient imiter. En effet, Dieu nous a tous créés égaux, certains d'entre nous ont pour rôle de guider les fidèles, mais point de les diriger.  Par ses actions, il faisait preuve d'humilité.
    Il fonda d'ailleurs le premier séminaire archidiocésain : celui de Lyon !
  • Citation :
    Il avait le don d'apaiser les foules, les tractations et les négociations. [...] On retient de son passage à la Nonciature son grand talent de diplomate, qui lui sert pour régler pacifiquement et dans la plus grande foi aristotélicienne de nombreuses crises de son époque.
    En effet, il avait aussi le talent de diplomate, il résolut d'ailleurs de nombreux conflits, toujours avec la Foi Aristotélicienne.
  • Citation :
    Quelques heures avant sa mort, alors qu’il agonisait, il reçut d’abord les derniers sacrements puis la visite d’un jeune fidèle atteint de la vérole. [...] Il le prit donc dans ses bras. En même temps, il cueillit un lys qui poussait dans un bac de bois, sur le rebord de la fenêtre.
    Bynarr
    dit alors au malade : « Demain, je ne serai plus de ce monde, j’ai déjà
    servi le Très-Haut comme je l’ai pu et maintenant, il m’appelle à le
    rejoindre ; mais toi, tu as encore tout à apprendre, tout à faire.
    Cette nuit, je vais prier pour que le Très-Haut te guérisse et, quand
    j’arriverai sur le Soleil, tu guériras. [...]»
    On retrouve ici la vertu du don de soi, dont Bynarr fait preuve, en donnant ses dernières heures à un enfant, afin de le guérir.


Conclusion :

On retient de Bynarr sa vertu et ses nombreuses valeurs, mais on oublie souvent son travail pour l'Eglise, dont il fut l'un des bâtisseurs.
Il fit aussi beaucoup pour le duché de bourgogne.

Elements associés :

- Duché de Bourgogne
- Modestie et Harmonie
- Humilité, foi discrète et apaisante

Paroles célèbres :
"En avançant lentement, on avance quand même"
"L'excommunication est une arme sacrée"
"Une vie de plus est revenue à son commencement"



Questions :

  1. Pourquoi Bynarr a-t-il accédé à la Sainteté ?
  2. Quelles étaient ses grandes qualités et vertus ?
  3. De quoi la vie de Bynarr est-elle l'illustration ?
  4. En quoi est-il important pour nous, au séminaire archidiocèsain de Lyon ?
  5. Qu'avez vous retenu de lui ?
  6. Pouvez vous expliquer la troisième parole de Bynarr en sachant que nous sommes tous issus de Dieu ?

Mis en forme par sœur Wilgeforte de Torretta-Granitola

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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Ven 17 Avr - 12:12

Alboin n'avait pas répondu à sa question, ou à côté, de cette façon péremptoire qui le caractérisait par trop au goût du Castelviray, mais il n'insista guère et lut les textes que lui tendait le recteur.

Pourquoi Bynarr a-t-il accédé à la Sainteté ? Oui, pourquoi pas?

La sainteté est définie par l'Eglise comme étant l'aptitude à respecter de façon presque parfaite les principes Aristotéliciens. Non seulement il s'agit d'un suivi exemplaire des Vertus, mais aussi de la capacité à se rendre compte de ses pêchés, issus de l'humaine imperfection que chacun porte et de s'en repentir sincèrement. A cet égard, les préceptes de Saint Benoît sont un indicateur des plus éclairants.
Dans les faits, Bynarr correspond à cette définition...


Cependant, une question lui brûlait les lèvres.

... Cependant, comment l'Eglise fait-elle pour identifier cette sainteté. De fait, elle reste souvent enfouie dans le coeur de ces hommes. Faut-il quelque chose de plus, comme un miracle, pour que l'Eglise soit en mesure de vérifier la sainteté, comme s'il s'agissait d'un message aussi clair que le doigt du Très-Haut disant: "lui, il est saint"? La reconnaissance de ses semblables est-elle indispensable à l'existence effective de la sainteté?

L'image était un peu grossière, mais Alboin était suffisamment docte pour comprendre que Louis-Appollon ne pensait pas que le Très-Haut allait littéralement faire apparaître un doigt géant du ciel et dire d'une grosse voix qu'untel ou untel était saint. Il s'agissait donc, encore une fois, pour l'Eglise d'interpréter cela. Ceci dit, avec Christos, le message divin avait été aussi clair que spectaculaire.

Ce qui n'enlevait rien à la question qui s'approchait de "un chien dans un pièce reste-t-il un chien dès que je ferme la porte et ne le vois plus?"

Et il poursuivit.

Quelles étaient ses grandes qualités et vertus ? Bon là, il suffisait de savoir lire.

Pour ce qui est de ses grandes vertus, je crois que nous pouvons sans mal citer le Don de Soi et l'Amitié dont sa légendaire proximité du peuple sont le reflet, mais aussi la Tempérance et la Justice, dont les traits sont visibles au travers de son sens aigu de la diplomatie. L'humilité et la Modestie en découlent également, à mon sens.


De quoi la vie de Bynarr est-elle l'illustration ? Question on ne pouvait plus ouverte, la réponse n'allait pas moins l'être.

L'illustration d'une sainteté contemporaine...

Et toc. D'autant que s'il était question de parler de qualités et de vertus, il en avait déjà suffisamment parlé à la réponse précédente. Pas la peine de se répéter.

En quoi est-il important pour nous, au séminaire archidiocèsain de Lyon ? Facile.

Parce qu'il en est le fondateur, mais aussi le saint patron.

Qu'avez vous retenu de lui ?

Ma foi, bien des choses en sommes. Il s'agit d'un des personnages les plus importants de l'Eglise de ce siècle. Par son œuvre, il a consolidé l'édifice ecclésial en Bourgogne, mais aussi en règle générale. Il est aussi un homme inspirant de par ses vertus et sa façon simple de les partager.


Pouvez vous expliquer la troisième parole de Bynarr en sachant que nous sommes tous issus de Dieu ? Ca ne devait pas être trop compliqué.

J'aurais tendance à dire, Monseigneur, que la deuxième partie de la question répond à l'ensemble. Parce que nous sommes tous issus de Dieu! La vie est la volonté divine, Il décide quand elle commence, elle vient au premier chef de Lui. Cette vie potentielle est donc auprès de Lui avant même de commencer. Elle n'en est éloignée que lors de son passage sur cette terre. Ainsi, lorsque la vie s'achève, elle revient auprès du Très-Haut, elle en revient donc à son état premier. Elle est revenue à son commencement.


"De poussière, tu retourneras à la poussière!" proclame, dans la même veine, un autre Livre qui n'a pas cours dans ce monde ci.



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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Sam 18 Avr - 20:43

Alboin avait, autant qu'il lui était possible, tâché de répondre au Castelviray, et espérait surtout lui avoir fait entendre que certaines affirmations ne pouvaient être formulées sans tremper dans l'hérésie, quelque libre que puisse être la pensée dont elles étaient issues. Il écouta patiemment son élève, donnant ses remarques et réponses au fur et à mesure.

D'abord sur la sainteté.


Le miracle est en effet signe de sainteté, rendant manifeste l'élection divine, si l'on puis dire. Cependant, vous l'avez dit vous-même, les Saints pratiquent la Vertu de manière exemplaire. Si cette pratique est exemplaire, qu'elle est un exemple pour leurs semblables, elle ne saurait être enfouie dans le coeur des hommes. Au contraire, elle est nécessairement manifeste, et peut donc être reconnue pour ce qu'elle est par les Hommes.
Au reste, la reconnaissance des Hommes ne changerait rien à la sainteté d'une personne, de même qu'affirmer d'une personne pécheresse qu'elle est vertueuse ne la rendrait pas pour autant vertueuse. La Sainteté est un état, pas une distinction octroyée. L'Eglise ne fait que reconnaître cet état en proclamant qu'une personne est Sainte, pour la désigner à l'adoration publique.


Il laissa là, laissant ouverture à d'autres questions sur ce sujet sans pour autant vouloir inutilement forcer.
Hochant simplement la tête à la question suivante, il en dodelina néanmoins à celle qui venait ensuite.


Pas que contemporaine. Songez que nous disions que la Sainteté est d'abord la pratique des Vertus. Ces vertus sont intemporelles. La sainteté de Saint Bynarr est donc celle d'un homme de son temps, comme tout saint, mais surtout celle de l'immuabilité du Bien et des commandements de Dieu. Ainsi, Saint Bynarr est tout autant un exemple à suivre et à étudier, que les Saints les plus anciens de l'Aristotélité, tout aussi pertinents à notre époque qu'à la leur.

A nouveau, un simple hochement de tête approbateur accueillit la réponse suivante. Et à nouveau, le vice-doyen parut ennuyé à celle qui lui succédait.

Vous oubliez une grande partie de ce qu'implique la question. Notamment sur l'essence de l'être humain en particulier. Qu'est-ce qui le différencie du reste de la vie? D'ailleurs est-ce bien, à proprement, la vie qui retourne au Créateur? Nécessairement, et indiscriminément?
Et surtout, qu'entendrez-vous par vie potentielle?

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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Dim 19 Avr - 10:44

Louis-Appollon accueillit la réponse à sa question avec satisfaction. L'explication lui convenait d'autant plus qu'elle correspondait à ce qu'il pensait a priori. Son intuition ne l'avait donc guère trompé.

A la remarque du thomiste sur le caractère contemporain de Bynarr, Louis-Appollon précisa.

Ce que je veux dire en soulignant cet aspect "contemporain", Monseigneur, c'est que l'action vertueuse et sainte n'est pas juste affaire de quelques personnages anciens, idéaux et idéalisés, quelque chose de fantastique ou d'inatteignable uniquement possible dans un monde révolu, mais bien un état de fait d'aujourd'hui... qu'étaiend dix petites années qui les séparaient de la mort de Bynarr?... qui peut avoir lieu tous les jours, chez nous sans pour autant qu'il cesse de sortir de l'ordinaire.

Ce qui ne rendait pas impertinent la vertu des saints anciens, mais un exemple saint d'aujourd'hui avait la capacité d'inspirer d'une autre manière les Aristotéliciens d'aujourd'hui.

Pour ce qui était de répondre à la question de la vie, Louis-Appollon porta les efforts de sa mémoire sur ce qu'en disait LA source du savoir théologique: le Livre des Vertus. Le Livre de la Création, et son Chapitre II étaient à cet égard tous indiqués.

Ce que je veux dire par "potentiel", c'est que le potentiel de la vie existe dans la Création et est dans les mains du Créateur. Par vie, autant Bynarr que moi, entendons la vie humaine. Celle-là seule qui dispose à la fois de la "vie" terrestre et de la vie "céleste", l'esprit.

La seule vie terrestre est le propre du règne animal. Tandis que l'Homme, doté d'esprit, obtient donc en sus la faculté de la vie éternelle, d'une vie céleste en dehors de notre vie terrestre. Cela nous permet d'aimer et de faire preuve de vertu, mais aussi de haïr et de commettre des pêchés.

L'esprit est chose "légère" et peut revenir vers la Créateur. Tandis que la vie terrestre reste sur terre. La seule vie capable de revenir vers le Très-Haut est donc celle dotée d'esprit.

Cependant, en reprenant littéralement la phrase "Une vie de plus est revenue à son commencement", on pourrait l'appliquer également à la vie terrestre. En effet, une vie qui apparait, dotée "d'anima", la faculté de se déplacer, d'agir, de manger, de grandir et de vieillir, en revient elle aussi à son commencement. La matière "vie" déposée par Dieu sur terre est décrite comme un tout, et ses éléments se confondent donc entre eux, pourvu qu'ils ne soient mélangés avec l'esprit. Nous pourrions donc en conclure qu'une telle vie terrestre, revient, elle aussi, à son commencement, lorsqu'elle se termine. Le corps se décompose, il se fond dans le sol, sol qui offre à la vache de l'herbe à manger, qu'elle intègre en elle et qui lui permet de se reproduire et de donner elle-même la vie, avant de devenir un cadavre qui se décomposera et qui nourrira le sol qui offrira de l'herbe qu'une autre vache mangera et ainsi de suite... en mourant, toute vie lance donc une machine cyclique qui redonnera la vie par ailleurs.

Il est donc surtout question de savoir si Saint Bynarr parle de vie terrestre et de vie céleste. Or, nous pouvons supposer, voire plus que supposer, qu'il parle bien de vie céleste et donc plus d'esprit que de vie, et d'un retour de la matière spirituelle vers le Très-Haut.






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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Dim 19 Avr - 19:47

Le prélat restait mal à l'aise sur cette question de la contemporanéité de la sainteté.

Il y a du mérite à ce que vous dites. Cependant, la sainteté n'est point chose ordinaire, justement. Je crains qu'en acceptant, en comprenant les choses de la sorte, on en vienne à penser que la sainteté est un objet commun, facilement atteignable, courant.
Or, il n'en est rien: c'est un état d'approche de la perfection. C'est aussi pour cela que nulle personne ordinaire ne saurait être un saint, étant par sa sainteté extraordinaire. C'est aussi la raison pour laquelle la sainteté est si manifeste, car si un Saint pratique avec excellence une ou des Vertus, il pratique aussi et nécessairement toutes les Vertus, et se conforme à la nature de l'Homme.

Ainsi, non, la Sainteté n'est pas chose de tous les jours et ordinaire. Elle est extraordinaire et exceptionnelle. C'est d'ailleurs un état définitif. L'on n'est pas saint un jour pour ne plus l'être ensuite, son caractère éternel seul vous donne la mesure de l'exception.


Se passant doucement la main sur le menton, une pensée lui venant.

Mais, n'identifiiez-vous point la sainteté à la Grâce? Ce sont deux choses distinctes. La Grâce, elle, rentre dans l'ordinaire de tous les jours.

Il fut un moment à considérer, peser, absorber les raisonnements du Castelviray sur la vie. Ce n'était pas du tout ainsi qu'il avait pour habitude de voir la chose et cela le contraignait à pousser les raisonnements sur les chemins qu'avaient emprunté l'élève pour pouvoir répondre.

Vos choix de mots sont un peu déroutants. Mais si je suis votre raisonnement, vous donnez deux niveaux d'existence à l'être humain: un terrestre, un céleste. Le terrestre étant sa condition d'être matériel, le céleste sa spiritualité.
Il faut davantage préciser les termes que nous employons, pour bien faire les distinctions qui s'imposent à comprendre le propos de Bynarr. L'esprit et l'anima sont une même chose, en vocabulaire aristotélicien: seule l'humain est cependant doté d'un esprit supérieur, capable d'entendre les choses supérieures, spirituelles. Cet esprit supérieur, conservé à l'être humain parmi la Création par élection divine, la Grâce originelle, porte un nom. Je vous laisse me dire lequel.

Or, cet esprit supérieur, qui donne d'ailleurs sa nature à l'homme, subsiste en effet, vous avez raison, après la mort du corps, chose matérielle et temporelle. Vos raisonnements sur le cycle de la matière est d'ailleurs tout à fait intéressant et juste. Mais donc, c'est en effet de cet esprit que nous parlons...
Et j'en reviens à ma question: advient-il nécessairement que cet esprit supérieur retourne à Dieu? Songez à la destination. Tout ceci est à mettre en relation avec la Sainteté de Saint Bynarr. Pourquoi son esprit, à lui, retourne à son Créateur?

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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Dim 19 Avr - 20:30

Manifestement, un léger malentendu de forme s'était introduit entre le Maître et l'élève... que l'élève comprit et tenta de corriger.

C'est ce que j'ai dit, Monseigneur... "sans qu'il cesse de sortir de l'ordinaire". Mais vous avez raison, j'aurais du dire que la sainteté pourrait apparaître n'importe quel jour, et non tous les jours.


Trop de doubles négations tuent la double négation...

Pour ce qui était de l'autre question, Louis-Appollon répondit, continuant à se référer aux premiers chapitres du Livre Saint:

L'âme, mon père. Le seul esprit capable d'Aimer son Créateur.

Et poursuivit avec la phrase de Bynarr.

Non, toutes les âmes ne sont pas destinées à rejoindre le Très-Haut au Paradis Solaire, seules les meilleures le sont, à l'image de celle de Saint Bynarr et de tous les autres saints, mais aussi de bon nombre d'hommes repentant.

D'autre part, les pêcheurs invétérés, ceux-là même qui ignorent les pêchés qu'ils commettent, qui négligent Dieu et Ses commandements, corrompus qu'ils sont par la Bête sans nom, rejoignent le royaume de cette dernière sur l'Enfer Lunaire.






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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Dim 19 Avr - 21:15

Aaaah! Il y avait malentendu. Mais, sans doute est-il plus prudent de dire qu'elle est nécessairement extraordinaire et exceptionnelle. Par ailleurs, elle n'advient pas tel ou tel jour, ce n'est ni un acte ni un événement. Vous entendez par là, si je comprends bien désormais, qu'elle est possible à toute époque; c'est en effet le cas.

Plus léger, il enchaîna sur le devenir de l'âme.

Voilà, c'est cela, si ce n'est que la Lune n'est point le domaine de la Bête, qui est, elle, strictement restreinte à une existence terrestre. Ce sont les princes-démons, âmes damnées des plus grands pécheurs d'Oanilone la maudite, qui règnent sur l'Enfer. D'ailleurs, nous le verrons plus en détail dans le cours de nos leçons.
Observons au passage que les paroles de Bynarr nous donnent aussi une leçon sur la nature de la damnation. La punition ne consiste pas seulement des tourments de l'Enfer, mais aussi et même surtout de l'absence de Dieu. Au lieu d'exister dans la béatitude de sa contemplation, l'on est privé d'icelle sur la Lune.


Quelques trifouillis plus tard, il tira la leçon suivante, qu'il donna à lire à Louis-Appollon.

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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Lun 20 Avr - 10:47

S'il suivait totalement Alboin sur l'exactitude de son propos et reconnaissait volontiers son erreur quant à la Lune, une question de théologie jaillit.

Excusez-moi, Monseigneur, il est vrai que l'Enfer est le royaume des Démons... ma langue a fourché.

Mais pas tant que ça.

Cependant, ce lapsus me fait m'interroger.

En effet, nous ne pouvons nier que les Princes-Démons, alors qu'ils n'étaient que simples pêcheurs d'Oanylone étaient inspirés par la Bête Sans Nom, qui partout reste tapie pour soumettre l'humain à ses plus viles tentations.

Doit-on donc estimer que ces âmes damnées cessent d'être inspirée par elle dès lors qu'elles ne sont plus en contact avec la maléfique ombre? Or, les Princes Démons et les âmes qui leur sont confiées ne connaissent guère de repentance en Enfer...

En d'autres termes, la Bête Sans Nom n'agit-elle pas également dans le monde des Enfers malgré qu'elle fut condamnée à errer sur cette terre?


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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appolon de Castelviray] Licence II.1 Saint Bynarr   Lun 20 Avr - 19:46

Prenons un peu de hauteur théologique, pour pouvoir répondre à votre question. Vous parliez tantôt de la condition matérielle de l'Homme. C'est là que se trouve la clef pour percer ce questionnement.

Qu'est-ce que l'âme? C'est l'esprit supérieur de l'être humain, qui nous pousse à tendre vers la perfection. C'est même elle qui tend à la perfection puisque c'est par elle que nous entendons les choses spirituelles, que la Grâce nous est intelligible. Elle est donc le moyen de l'inspiration divine, qui lui est destinée et à qui elle profite puisque c'est l'âme qui, à la mort, est jugée.

Qu'en est-il de l'influence de la Bête Sans Nom? Eh bien, icelle ne s'adresse pas à l'âme, mais précisément à la condition temporelle et matérielle de l'Homme. Ou plus exactement, elle le pousse à se détourner de la Grâce pour être une créature la moins spirituelle possible.

De là que la Créature Sans Nom soit intimement liée au Monde temporel, et qu'en effet son influence cesse à la mort du corps.


Tousse tousse.

Cependant, que cette influence cesse ne signifie pas que l'âme du pécheur puisse trouver repentir. D'ailleurs, qui dit que les âmes des damnées ne regrettent pas les péchés commis de leur vivant? Au contraire, les Saints Textes nous montrent que si. Mais, leur jugement est déjà passé: il est trop tard pour se repentir, l'absolution n'est plus à leur portée, la Grâce leur est entièrement fermée.

Donc non, pour vous répondre directement. La Bête n'agit pas dans le monde infernal, elle n'en a d'ailleurs aucune utilité. Son but est de prouver que le sens de la Vie est la domination du fort sur le Faible. Seul le monde temporel lui importe donc.

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