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 [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire

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Alboin
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MessageSujet: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   Jeu 7 Mai - 19:49

Citation :
La préhistoire

Ce cours vous présente la suite de notre dogme.



La Pré-Histoire est la deuxième partie du Livre I du Livre des Vertus intitulé Le Mythe Aristotélicien.
Elle est subdivisée en 8 chapitres.
    I: Oanylone
    II: Le travail
    III: L'acédie
    IV: Les péchés
    V: Le roi du péché
    VI: La punition
    VII: L'exode
    VIII: Le paganisme


Résumé

Les hommes, devenus les enfants de Dieu, suivent Oane. Celui-ci, qui était considéré comme simple d’esprit, par sa réponse à Dieu est devenu le guide de la communauté. Il la conduit donc dans un endroit où une ville pourra être construite et meurt à l’arrivée, dans l’espoir d’une vie meilleur. Les hommes construisent donc une ville : Oanylone et décide que la tombe de leur guide sera un lieu de recueillement et de prière à Dieu.

Les hommes travaillaient six jours à leur subsistance comme leur avait conseillé Dieu et gardaient le septième pour la prière. Mais il fallut de moins en moins de temps pour travailler et les hommes sombrèrent peu à peu dans l’acédie. Ils paraissaient de plus en plus souvent et même le septième jour au lieu de prier.

Après l’acédie, ce fut d’autres pêchés qui apparurent à la chaîne : la gourmandise, l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, la luxure. Cette débauche était encouragée par la Créature Sans Nom qui voulait prouver à Dieu qu’elle avait raison lorsqu’elle affirmait que le fort devait dominer le faible.

Alors Dieu intervint. Il décida de donner une leçon au genre humain. Dans sept jour, il détruira la ville. Tout ceux qui s’y trouveront encore mourraient et seraient envoyés dans la Lune, sauf si ils se repentaient, alors le soleil les accueilleraient.

La plupart quittèrent la ville et se livrèrent au paganisme jusqu’à ce qu’un prophète : Aristote leur arrive.

Les autres se regroupèrent autour de prêcheurs : sept qui prêchaient le vice et la non-puissance de Dieu : Asmodée qui prônait la gourmandise, Azazel la luxure, Belial l’orgueil, Lucifer l’acédie, Belzébuth l’avarice, Léviathan la colère et Satan l’envie. Ceux là allèrent en Enfer et devinrent les démons.

Mais d’autres se regroupèrent autour de sept vertueux et devinrent les anges. Ces sept sont : Gabriel prêchant la tempérance, Georges l’amitié, Michel la justice, Miguaël le don de soi, Galadrielle la conservation, Sylphaël le plaisir et Raphaëlle la conviction.

Extrait

Pré-Histoire I - Oanylone

Les humains étaient désormais les enfants de Dieu. Cela avait pour conséquence qu’ils étaient maintenant dotés dune âme, qui serait jugées à la fin des temps en fonction de leur pratique de la vertu. De plus, cela faisait qu’ils étaient maintenant voués à travailler pour assurer leur subsistance. Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises. Les humains pouvaient ainsi les cultiver et les élever pour s’en nourrir.

Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché. Etant omniscient, Il savait déjà comment serait leur avenir, mais il voulait que ce soit à eux de faire leurs preuves, sans les juger par avance.

Oane, celui qui avait correctement répondu à Dieu, était maintenant passé du statut simple d’esprit de la communauté à guide de celle-ci. Il ne rechignait pas à la tâche. Il les conduit à travers le monde se trouver un lieu propice à leur épanouissement. Pendant des années, ils traversèrent des déserts, des montagnes et des plaines du monde entier. Oane s’affaiblissait tout au long de ce périple, mais il n’abandonna jamais.

Finalement, le jour vint où ils trouvèrent une vallée propice à leur établissement. Il s'y trouvait un lac, qui semblait foisonnant de poissons. De vastes espaces étaient propices à l’élevage et à la culture. Les forêts environnantes fourniraient du bois. Il y avait même un verger, où poussaient de nombreux arbres fruitiers. La vallée se trouvait au pied d’une montagne, d’où des minéraux, tels que de l’or, du fer ou du charbon, pouvaient être extraits.

Oane était ravi que sa quête soit enfin arrivée à son terme. Il admirait la plaine du regard lorsqu’il s’effondra. Tous s’attroupèrent autour de lui pour lui venir en aide. Quelques uns tentaient de le maintenir dans une position presque assise, mais il était clair pour tous qu’il vivait ses derniers instants. Mais, malgré le tragique de l’événement, alors que tous étaient effarés, Oane arborait un sourire plein de sérénité.

Il dit: “N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ait accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu. Alors, que vos larmes ne soient pas de tristesse mais de joie, car le Très Haut me fait le plus beau des cadeaux. Aimez Le et Il vous aimera. Adorez-Le et Il vous bénira. Vivez dans la vertu et Il vous accueillera à Ses côtés.”

Alors, il rendit son dernier soupir. Et tous se regardèrent les uns les autres, ne comprenant pas cette sérénité qui s’affichait encore sur le visage de leur guide. Ils enterrèrent son corps au milieu de la vallée, là où ils vivraient dorénavant. Ils firent le serment que, chaque semaine, ils se réuniraient autour de sa tombe, afin qu’il les accompagne et les guide lorsqu’ils rendraient hommage à Dieu.

Mais aucun ne comprit que l’amour qu’avait Oane pour Dieu lui fasse accepter la mort avec autant de sérénité. Mais personne ne voulait lui faire le moindre reproche, à lui qui avait tant fait pour eux. En hommage à sa vie au service des humains et de Dieu, ils décidèrent de nommer la cité qu’ils allaient construire Oanylone, “la cité d’Oane”.

Spyosu


Questions
  1. “Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché.”

    Pouvez-vous, après avoir lu le texte, m’expliquer cette phrase qui résume une situation ? Pourquoi ceci est-il important dans notre vie ?

  2. Quel est le rapport existant avec la phrase citée précédente et celle-ci:

    “ N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ait accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu."

  3. “ Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises.”

    La domination que nous avons sur les autres créatures nous permet elle de les tuer pour notre bon plaisir ? Pourquoi ?

  4. Dans le texte, les humains commencent à se retrouver autour de la tombe d’Oane afin de prier.
    La façon dont est traité Oane ne rappelle-t-elle pas un statut qui est parfois donné aux hommes de nos jours ?
    Pouvez-vous expliquer ce statut ?
    La façon dont ces hommes et ces femmes se réunissent ne préfigure pas un usage que nous avons, nous aristotéliciens ?

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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   Dim 10 Mai - 18:27

Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché.”

Pouvez-vous, après avoir lu le texte, m’expliquer cette phrase qui résume une situation ? Pourquoi ceci est-il important dans notre vie ?

Il s'agit du Libre-Arbitre, mon Père. La faculté pour l'être humain de choisir sa voie... le choix d'être vertueux ou de ne pas l'être. Cela est important car c'est la condition de l'Amour véritable que Dieu souhaite que nous lui portions. Que vaudrait-il s'il n'était guère consenti ou tenu à notre pensée et à notre raisonnement? Dieu éclaire la voie par Son message, mais c'est à l'homme de voir ce chemin et de le suivre... Cela est aussi important en nous donnant une leçon quant à la responsabilité que nous devons avoir de nous-même et des Commandements divins: en effet, dans la Création, et je crois que ce passage y fait écho, Dieu, après avoir choisi l'espèce d'Oane comme étant Son peuple, décide de créer la l'Enfer lunaire, avertissant Ses créatures: la faculté de choisir et de penser est liée au Jugement.

Quel est le rapport existant avec la phrase citée précédente et celle-ci:

“ N’ayez crainte, car ma mort n’est qu’un passage pour rejoindre Dieu. J’ai atteint la place que Dieu m’a réservé dans le monde et ait accompli ce qu’Il attendait de moi. La mort n’est pas pour moi la perte de la vie mais le passage vers une autre, bien meilleure. Il en sera de même pour vous si vous savez vivre dans la vertu."

Comme je l'expliquais, la mort conduit au Jugement. Ce Jugement, tiré de la nature vertueuse de la vie de chacun décide du Destin de l'âme... rejoindra-t-elle le Paradis Solaire ou l'Enfer Lunaire? La vertu conduit au Paradis, auprès de Dieu, la vie ne s'arrête pas pour l'âme mais uniquement pour le Corps. C'est ce choix ou non de la vertu qui fait le lien entre les deux phrases.


“ Les autres créatures de la création, exceptée celle que le Très Haut n’avait pas nommé, leur étaient soumises.”

La domination que nous avons sur les autres créatures nous permet elle de les tuer pour notre bon plaisir ? Pourquoi ?

Il n'est pas question de plaisir, il est question de nécessité. En l'occurrence, se nourrir. Le chapitre VIII de la Création le spécifie en toutes lettres. "Ce pouvoir dont vous disposez de vous nourrir des autres espèces, Je le nomme "travail". Mais, afin que vous n’oubliiez jamais que ce pouvoir est un don de Moi [...] le travail sera laborieux, difficile, usant et fatigant."

Ainsi, si cette faculté de se nourrir cesse d'être laborieux, fatigant et usant pour devenir un loisir, nous trahissons la volonté divine...

Cependant, nombre d'entre nous trouvent la plénitude et la satisfaction dans le travail et nous ne pouvons y trouver à redire... or, celui qui chasse pour nourrir sa famille ou ses gens et y trouve du plaisir est-il un pêcheur? L'important se trouve-t-il dans l'utilité du travail ainsi accompli et le fait qu'il y ait un usage modéré des bienfaits de Dieu? Ou le fait d'éprouver du plaisir dans un acte utile est-il un pêché en soi?


Ca se bousculait un peu, d'autant que l'efficacité des gens d'Oanylone les avait conduit dans tous les excès...

Pourrait-on dire que ce n'est pas tant le plaisir qui est l'ennemi de Dieu, mais l'excès?

C'était une habitude chez le jeune Castelviray de répondre et d'en profiter pour aller plus loin en posant une question. Le dialogue socratique avait encore de beaux jours devant lui...

Dans le texte, les humains commencent à se retrouver autour de la tombe d’Oane afin de prier.
La façon dont est traité Oane ne rappelle-t-elle pas un statut qui est parfois donné aux hommes de nos jours ?
Pouvez-vous expliquer ce statut ?
La façon dont ces hommes et ces femmes se réunissent ne préfigure pas un usage que nous avons, nous aristotéliciens ?

Cela me parait assez évident que nous pouvons faire une similarité entre Oane et nos Saints... gardant des reliques, invoquant leur bienveillance et l'intercession qu'ils pourraient faire pour nous auprès de Dieu, ainsi qu'en vénérant leur exemple, nous nous rapprochons des pratiques des Oanyloniens...
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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   Dim 10 Mai - 22:12

A la première et la seconde réponse.

Excellente réponse. L'on ne saurait mieux le dire.

A la troisième.

Cela dépend de quel plaisir nous parlons. Il y a les plaisirs d'ordre matériel, temporel, et ceux d'ordre spirituels. Nous touchons là justement à la distinction entre l'humain et les animaux: seule l'Humanité dispose de l'entendement spirituel. La satisfaction d'avoir accompli son travail, ou de l'accomplir, dans le respect de l'Ordre naturel du Monde, est tout à fait vertueuse. Dans votre exemple, le chasseur ne pèche pas, non pas parce qu'il ne prend que ce qui lui est nécessaire pour nourrir sa famille, mais parce qu'il tue les animaux dans le but d'en faire de la nourriture. S'il les tuaient pour le plaisir de les tuer, alors il serait pécheur, car ce n'est pas là ce que Dieu a commandé aux Hommes de faire lorsqu'il lui remit en garde Sa Création.

Cependant, l'excès amène en effet le péché. Ainsi, il ne faut pas pousser le rejet des plaisirs ou des satisfactions terrestres au point de contrevenir à une vertu aussi fondamentale que la Conservation. Cet équilibre entre vertus, qui doit permettre, selon les capacités et sensibilités de chacun, de trouver la voie que Dieu ouvre, est ce que nous nommons le Juste Milieu aristotélicien. Cela va naturellement dans l'autre sens: par excès de plaisirs, on en viendrait à oublier complètement la spiritualité.

Cela répond-il à votre question?


Enfin, à la dernière question.

Tout à fait.

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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   Lun 11 Mai - 9:35

Il opina du chef... cela répondait à sa question. Il était même rassuré... parce que dire à un rejeton de l'aristocratie comme Louis-Appollon que la chasse, c'était mal, c'était comme dire à Alboin que Dieu n'existait pas, tant cette pratique était chevillée au cœur et au corps de sa caste. Le fait que cette dernière valorisait le respect que l'on devait à la proie, confortait même l'idée de modération, voire de tempérance, qui accompagnait ce sport.
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Alboin
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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   Lun 11 Mai - 19:50

Ainsi se poursuivit l'égrenage des leçons, en passant à la suivante.

Encore du dogme. Il en reste quatre leçons, dont deux sur les Prophètes, puis nous entamerons la formation liturgique.

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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : IV.3. La préhistoire   

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