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 [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles

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Yut
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MessageSujet: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles   Lun 21 Sep - 2:16

Les funérailles


Ce cours va vous apprendre à célébrer les funérailles, chose peu agréable à réaliser mais importante à maîtriser.
Il a été rédigé par monseigneur Uterpendragon, ce qui explique que sa présentation est différente des autres cours.




I - Informations


Le sacrement des Funérailles consiste principalement à rendre un ultime hommage au décédé, et ensevelir son corps. Tout être humain étant essentiellement composé d'eau et de terre est naturellement attiré par le centre de la Terre. Ceci ne le fera pas rejoindre le paradis, car seule l'âme s'élèvera et rejoindra soit les Enfers Lunaires, soit le Paradis Solaire, mais là n'est pas la question, car seul Dieu nous jugera à l'heure de notre mort, comme il est dit dans le credo.


    A) Au point de vue Canonique


  • Tout d'abord, afin d'éviter les bourdes, il faut savoir que seul un fidèle ou bien croyant peut recevoir ce sacrement. Les morts par suicide, ou bien les hétérodoxes, schismatiques et caetera ne peuvent pas être enterrés selon le rite aristotélicien. De plus, il est fortement conseillé d'attendre l'éradication avant de procéder à l'office.



  • Ensuite, tout clerc peut être habilité à donner ce sacrement, qu'il soit diacre, curé, évêque ou encore pape. Il se doit juste de respecter ce qui est donné comme le rite modèle pour ce sacrement et demander l'autorisation à l'évêque du diocèse où aura lieu la cérémonie. De plus, en cas de décès d'un évêque, c'est l'assemblée épiscopale qui donne son accord, et la curie pour un cardinal.



  • Quelques précisions, tout d'abord, dès enterré, si la personne réapparaît, ceci ne serait autre chose qu'un subterfuge, une mauvaise blague à laquelle il ne vaut mieux pas se mêler et prévenir illico presto la congrégation de la Sainte Inquisition ou bien votre supérieur direct. De plus, en cas de mariage, les funérailles mettent fin à l'union qui permet un remariage après un deuil - qui est préférable à une nouvelle union juste après le décès-.


    B) Au point de vue Dogmatique


  • Comme dit précédemment, tout être humain constitué d'eau et de terre est irrévocablement attiré par le centre de la Terre. Les funérailles comblent cet attraction. L'esprit - ou âme - revêt après son jugement un nouveau corps à l'image de la vie qu'il a eu, comme nous le savons bien. ( Pour plus de précisions, relisez votre cours sur l'Eclipse )


  • De nombreux points, au cours de l'office, rappelleront immanquablement le rite aristotélicien, tel que l'eau projetée dans la tombe, sur le cercueil est en rapport avec celle du baptême. Libre à vous de réfléchir à propos de cela, y associant des parcelles de vie d'un Aristotélicien.



II - Cérémonie type



    1. ARRIVEE A L'EGLISE
A ce moment là, le cercueil est amené devant l'autel, le prêtre se trouve sur le parvis et psalmodie :

Citation :
Le prêtre :Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre
: Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.

Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Les fidèles : Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e).

Le prêtre : Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.


Tous : Amen


    2. LES QUATRE SIGNES

Après être entré dans l'église, le cercueil est déposé devant l'autel, on peut déposer des fleurs et des cierges autour, une petite corbeille est laissée à l'entrée afin de recueillir les dons pour les mendiants.
Après un court accueil, l'officiant procède aux quatre signes, qui sont :


    Le signe de la lumière


Les cierges autour du cercueil sont allumés en silence


Le prêtre : "L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de < Nom du défunt > qui le/la conduit maintenant au Royaume de Dieu !"



    Le signe de la foi


Le prêtre
: "< Nom du défunt >, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et le Christ, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle".



    Le signe des amis


L’un des amis du défunt apporte la corbeille de l’amitié

Le prêtre
: "< Nom du défunt >,nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur".


    Le signe de la mémoire


Ici, vous pouvez vous-même rédiger votre propre déclaration, mais inspirez vous de ceci :

Prêtre : "Cet enterrement nous rappelle plusieurs choses :
- Le souvenir d'un Ami aristotélicien qui vient de nous quitter. D'un homme/d'une femme qui avait une histoire, unique, avec Dieu. Qui était entouré de tendresse par Dieu. Qui a fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
Nous voici nombreux dans cette chapelle, autour de < Nom du défunt >, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui l'a toujours uni Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.
- La mort viendra pour chacun de nous. pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.
Le Seigneur nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure".
Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés.
Notre présence ici est prière. Nous invoquons Aristote qu’il mesure les péchés de notre frère/sœur et que Christos intercède auprès du seigneur pour qu’il le reçoive en son Paradis.




    3. LECTURE

Ici, un ami ou bien l'officiant lit un texte en rapport avec la mort et ce qui s'en suit. Evitez de prendre un vieux texte qui plombe le moral, pensez aux proches. Ceux que je saurais vous conseiller seraient par exemple quelques parties de L'Eclipse, à propos du paradis, ou bien encore de La Fin des Temps, partie IV, à propos du jugement, bien que celui-ci soit nettement moins joyeux. Si vous préférez un texte à propos de vies exemplaires, prenez par exemple le passage d'une hagiographie et poursuivez avec un court sermon à propos de la vertu et de la Foi, qui mènent au Paradis Solaire.



    4. INTERVENTION DE CEUX LE DESIRANT

Ici, les amis du défunt peuvent parler de lui, dire ce qu'il a fait, ce qu'il a été, ses qualités... Ou n'importe quoi d'autre, du moment que cela reste respectueux de l'Eglise et d'autrui. Pensez bien à organiser l'office auparavant, afin de ne pas se retrouver sans personne évoquant le concerné...




    5. LE SIGNE D'ADIEU

Juste avant de quitter l'église en direction du cimetière, un léger recueillement est conseillé, ainsi qu'une courte prière. Vous pouvez prendre ceci comme modèle :


Le prêtre
: "Avant de quitter la chapelle, nous allons dire un dernier adieu à notre frère/sœur < Nom du défunt >

Avec respect et affection, confions-le/la à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui
*.


[UN INSTANT DE SILENCE]



Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,

avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.
"

* : Dans ce cas là, Dieu.



    6. DEPOSITION AU CIMETIERE

Après que le cercueil ait été fermé, le cortège arrive au cimetière, tandis que les présents forment un cercle autour de la tombe.

Prêtre : "Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère/soeur dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".
C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le/la revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de son Royaume.
Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec < Nom du défunt >, à ce qu'il/elle est pour nous, à ce qu'il/elle est pour Dieu."


Silence pendant la descente du cercueil
Ensuite, le prêtre asperge le cercueil d'eau bénite et dit :

"Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !"


Enfin, chacun passe et jette une poignée de terre dans la tombe, puis chacun s'en va tandis que l'officiant présente ses condoléances à la famille et aux proches.

N'oubliez pas de reverser les dons faits ce jour là si vous profitez d'une messe In Greatibus, ne gardant que le strict minimum pour l'office (Achat du pain et du vin).



III - Exercice

Vous célébrerez les funérailles d'une personne type connue dans son village en respectant le modèle donné. Utilisez quelques images, mais pas trop non plus, afin d'égailler la cérémonie.


Vous êtes à sec d'idées? Allez donc voir à la Biblihomélie !

Et en lecture supplémentaire, vous pouvez jeter un coup d’œil à L'intégralité du Droit Canon à ce propos.
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Louis-Appollon

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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles   Lun 28 Sep - 19:12

X avait été longuement malade et vivait retiré du monde par l'affliction qui le touchait, néanmoins, l'annonce de son trépas fit hoqueter la petite cité de douleur. Certes, L-A n'avait guère eu l'occasion de bien le connaître, mais ses paroissiens avaient une excellente opinion de l'homme dans la force de l'âge qui avait prématurément quitté cette terre, laissant une veuve et deux petites filles éplorées.

Le décès dûment constaté par Mgr B, l'évêque de xxx, le jeune Castelviray avait eut l'autorisation de conduire les funérailles de X que lui demandaient sa femme et ses filles qui désiraient ne guère laisser le passage vers le Paradis solaire de ce fidèle et sincère aristotélicien sans la bénédiction de l'Eglise.

En ce jour de septembre 1463, le cloches sonnèrent, appelant les croyants à la messe.

Alors que les fidèles s'étaient réunis dans l'édifice religieux, le prêtre alla accueillir le cercueil accompagné de la famille et de ses plus proches amis sur le parvis. Dehors, il commença le rituel, psalmodiant:

Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le tiens seigneur.
   
"Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e)".

Après l’amitié qu’il a reçu et qui a guidé sa vie, accorde lui l’amitié ultime qu’et la tienne Seigneur.
"
Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e)".

Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.

"Seigneur ne détourne pas ton regard de notre ami(e)."

Seigneur, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

Amen


A ce dernier mot, incantatoire s'il en est, le prêtre ordonna que l'on soulève le cercueil pour l'amener dans le transept, juste devant les marches qui menaient à l'autel, entouré de quatre gros cierges, ne manquant cependant pas d'inviter la famille à laisser un petit don dans la corbeille qui trônait dans le chemin, offrant le signal à chacun d'y déposer un petit quelque chose pour les plus nécessiteux.

Arrivé au-devant du chœur, il mit devant le cercueil et ordonna du geste que son acolyte procède à l'allumage de cierges. Alors que l'adolescent s’exécutait, le prêtre fit porter sa voix.  

L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de X qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu !


Il se fit ensuite remettre une croix aristotélicienne qu'il alla, accompagné de la veuve et de ses filles, poser sur la boite de bois.

X, nous déposons cette croix aristotélicienne sur ton cercueil.
Cette croix est le signe qui relie Aristote et Christos, qu'elle soit pour toi signe de salut et de vie éternelle.


Il observa ensuite, G, l'ami le plus proche de X déposer sur le cercueil la corbeille, bien remplie du fait de la nombreuse assistance, signe du respect dont jouissait le défunt.

X,nous déposons ces présent sur ton cercueil, signe de notre amitié, signe de notre prière, signe de notre cœur


Dit-il dès que le contenant fut posé et que les pièces cessèrent de résonner.

Il était temps de passer à une partie plus intimiste de la cérémonie, et il avait pris soin auprès des proches, lors du veillée de prière d'en apprendre plus, de se laisser conduire dans les souvenirs que l'on gardait du défunt, de l'image qu'on se faisait de lui... de le connaître.

Chamboulant quelque peu l'ordre des choses, il préféra commencer par une lecture du Livre des Vertus, un dialogue entre Aristote et Epimanos qui traitait justement de la mort, et qui rappelait le sens de la mort, de l'affliction qui touche avec certitude tous les hommes et le sens qu'il fallait lui donner. Les mots s’égrainaient clairement de sa bouche, laissant filer les temps d'arrêts afin que chacun comprenne bien lorsque l'un ou l'autre parlait, ou quand il s'agissait de narration.  

Citation :
Le soir tombait sur le ville de Pélas. On entendait que les murmures des femmes qui, près des temples païens, invoquaient les faux dieux pour la santé du roi. Ce dernier en effet, était mourant. Nicomaque, le père d'Aristote, était à son chevet pour tenter de retarder, et d'alléger le poids de l'échéance fatale.
Aristote, agé maintenant de 14 ans, marchait au hasard dans les rues de la ville, sans voir ni entendre ce qui se passait autour de lui. Qu'adviendrait il de son père si le roi venait à mourir? Bien sur, il ne saurait être tenu pour responsable, mais qui sait ce que des courtisans mal intentionnés pouvaient imaginer, et quelles vengeances pouvaient s'exercer dans ces moments d’interrègne?
Il s’arrêta près du temple de Proserpine. Il ne croyait certes pas à la puissance de ces dieux, qui ne lui semblait que des pantins morts, mais il y avait comme une majesté secrète dans cette évocation de la déesse des morts en un instant pareil.
Il sentit une main se poser sur son épaule. C'était Epimanos.

Epimanos: Tu prie pour le Roi Aristote?

Aristote: Prier? Qui devrais-je prier? Et que dois-je demander?

Epimanos: Que veut tu demander? Qu'il vive bien sur! Et si tu ne crois pas en cette déesse tu crois bien en une force supérieure qui régit notre vie?

Aristote: Qu'il vive? Il va mourir, tu le sais aussi bien que moi. Nos prières ne peuvent pas lui rendre la jeunesse ni la santé. Il a vécu longtemps, et il est temps pour lui de partir. Non, si je prierai, ce n'est pas pour qu'il vive.

Epimanos: Pour quoi donc alors?

Aristote: Qu'y a t'il après la vie Epimanos? Cette âme unique que l'homme possède et qui nous différencie des animaux, survie t'elle à cette vie?

Epimanos: Je ne sais Aristote. Ma science porte sur la vie et non sur la mort. Je peux te dire comment bien vivre, comment être heureux et connaitre les êtres au quotidien, mais pas ce qu'il y a après la mort.

Aristote: Tu peux me dire comment bien vivre? Voyons cela. N'est tu pas d'accord que pour faire un acte intelligent il faut en prévoir les conséquences?

Epimanos: Si bien sur, cela évite de faire des erreurs, de mal agir ou de mal juger des situations. C'est important de prévoir.

Aristote: Oui, c'est ce que tu m'as appris depuis mon plus jeune âge. Mais si tu le veux bien prenons un exemple: imaginons que tu veuilles te marier. Tu es d'accord que c'est un engagement définitif, et qu'il te faudra choisir avec soin?

Epimanos: Certes! Nos lois ne prévoient pas le divorce, et je crois bien que celui qui veut se marier règlera tout ses actes pour que ce mariage soit heureux, sinon ce serai une véritable folie!

Aristote: Tu penses tout comme moi que ce mariage se prépare avant même que l'on prenne l'engagement solennel: on cherche à corriger ses défauts, a se rendre aimable et bon, afin qu'au jour du mariage tout ce passe pour le mieux.

Epimanos: Si tous suivaient ces conseils il y aurait plus de mariages heureux, mais je pense en tout cas que c'est ce qu'il faudrait faire.

Aristote: Je suis content que nous soyons d'accord. Donc pour bien vivre il faut savoir ce qu'il y a après la mort.

Epimanos: Ah!? Là je ne te suis plus. Que veux tu dire?

Aristote: C'est bien simple: tout comme le mariage la mort est un évènement définitif. Il faut s'y préparer donc soigneusement. Si il y a une vie après la mort, alors la vie que nous menons avant la mort doit être consacré à préparer cette vie après la mort. Tout comme notre vie avant le mariage doit être consacrée à préparer notre vie après le mariage.

Epimanos: Je vois où tu veux en venir. Pour toi la mort n'est qu'un passage qui mène à une autre vie?

Aristote: Oui, et notre vie présente doit se consacrer à préparer cette ve future.

Epimanos: Mais pourquoi cette vie future serait elle plus importante que la présente? Et comment peut-tu être sur de son existence?

Aristote: Tu te souviens de notre discussion sur la différence entre les animaux et les hommes?

Epimanos: Oui, je m'en souviens très bien. Tu disais qu'il y avait une différence entre les deux, que l'homme était intelligent quand la bête ne cherchait rien de nouveau.

Aristote: Oui. Mais comment l'homme fait il pour chercher du nouveau, pour creer même en lui et autour de lui ce nouveau?

Epimanos: Et bien si je pars de ma propre expérience, je dirais que j'ai des idées qui me viennent, et qui ne semblent venir de personne d'autre que de moi même, et que je réflechie sur ces idées.

Aristote: J'en suis arrivé à la même conclusion. Ce qui m'a frappé c'est que cela ne venait pas de ce qui m'entoure, mais de moi même, de mon intérieur. Cela semblait...

Epimanos: Immatériel non?

Aristote: Oui, immatériel. Ce n'était pas la conséquence d'une impression sensible mais d'une impression immatérielle, spirituelle.

Epimanos: Je comprend. Mais quelles conclusions en tirer? Il est évident que ces impressions viennent de notre âme.

Aristote: Oui, mais cela veut dire que notre âme est immatérielle, car l'immatériel ne peux pas venir du matériel. Personne ne peut donner ce qu'il n'a pas. N'est tu pas d'accord?

Epimanos: Oui, dit comme cela c'est compréhensible. Mais où veux tu en venir?

Aristote: Mon père est médecin Epimanos, et il m'a souvent décrit la mort: la matière se putréfie, se désintègre sous l'effet du temps. Et regarde autour de toi: la mort est toujours marquée par la destruction de la matière.

Epimanos: Oui, tout passe en ce monde, et ce que les anciens on construit est déja presque disparu.

Aristote: Mais si tu prends quelque chose qui n'est pas composé de matière, cela disparaitra t'il?

Epimanos: Il ne me semble pas: si ce n'est pas composé de matière alors cela ne peut pas se désintégrer. Cela ne mourra pas. Ainsi la pensée d'un homme comme Pythagore sera éternelle et vivra encore dans plus de mille ans.

Aristote: Donc tu penses que ce qui est immatériel ne meurt pas?

Epimanos: Avec tout ce que nous avons dit jusqu'ici, je crois que c'est une chose établie.

Aristote: Alors notre âme, qui est immatérielle, doit elle aussi, ne pas mourir. Quand nous mourons notre corps disparait, mais notre âme, elle demeure. Et c'est cette vie de l'âme qui est la vie future. C'est cette vie que notre vie présente, dans notre corps, doit préparer.

Epimanos: Le roi qui meurt va donc vivre encore?

Aristote: Oui, et c'est pour que cette vie de son âme soit heureuse que je vais prier ce soir.

Epimanos: Nous prierons ensemble alors.

Et sur ces mots les deux amis se séparèrent, Epimanos rentra dans le temple de Proserpine, pendant qu'Aristote se dirigea vers la sortie de la ville pour marcher dans la campagne.

Le jeune prêtre s'arrêta un instant et toisa l'assemblée, la laissant réfléchir à la Parole divine. Puis après quelques secondes, il brisa le silence en s'exclamant:

Le roi qui meurt va donc vivre encore!

Le point d'interrogation était devenu un point d'exclamation. Il reprit un débit et un ton normal, non pas neutre, mais moins interpellateur. C'est de cette voix calme et pleine de conviction qu'il poursuivit, parcourant les fidèles de son regard, comme s'il s'adressait à chacun d'entre eux entre quatre yeux...  

Chers amis, c’est avec cette phrase tirée du Livre des Vertus que nous pouvons nous consoler les uns les autres. Nous en sommes sûrs, en s’endormant dans la mort, X n’a pas été prit au dépourvu. Je le sais, X s’est préparé à cette rencontre avec Dieu. Et celle-ci ne peut que le rendre heureux !

La Vertu dont nous parle le Livre, il ne l’a jamais vraiment quittée, il s’est efforcé, tant bien que mal, durant sa vie de la garder. La force de son existence, la joie profonde de son cœur, nourrissaient une vie au service des autres. Aujourd’hui, dans le secours de notre prière, il est reçu par le Très-Haut aux noces éternelles.

Il est vrai, frères et sœurs, que nous sommes dans une tristesse… C’est normal. Le départ d’un être que nous avons aimé, avec qui nous avons tant vécu, ne peut que nous toucher, nous bousculer. Nous pleurons… mais nos larmes ne sont pas des larmes d’égoïsme, elles sont des larmes de tendresse. Ce n’est pas le désespoir qui nous habite, mais l’Espérance inébranlable de la vie éternelle. Cette Espérance forte de cette Victoire de la vie sur le mal et la mort emportée par Christos dans sa passion pour nous, les hommes. Espérance qui nous garde debout malgré la cruauté de la séparation.  Espérance qui apaise nos cœurs. Espérance que nous traduisons maladroitement par des mots. Des mots qui traduisent notre fragilité et notre pauvreté d’homme et de femme à la recherche de Dieu.

Espérance qui nous rassemble dans une même et seule prière. Espérance de croire en un Dieu qui aime et qui ne peut,  et ne veut abandonner les siens dans la mort.*


Louis-Appollon se tut, et laissa l'assistance digérer le sens de ses mots et alla lui-même se recueillir en s'asseyant. Ceci fait, il se releva et demanda d'une voix calme et douce:

B a désiré partager avec nous quelques souvenirs de X...

Gentiment, il céda le pupitre à l'ami fidèle qui put lire le texte qu'il avait préparé.

Quand B eut fini, il le laissa regagner sa place dans l'assistance et se repositionna juste devant le cercueil.  

Avant de quitter cette église, nous allons dire un dernier adieu à notre frère X

Avec respect et affection, confions-le à Dieu dans l'espérance de nous retrouver un jour auprès de Lui.

Avec tous ceux qui nous ont précédés et qui vivent déjà auprès du Seigneur,

avec l'immense cortège des saints, nous souhaitons un bon dernier voyage à son enveloppe charnelle.

Que ceux qui le désirent viennent saluer une dernière fois X...


En file et en silence, les fidèles purent, en procession, saluer chacun, personnellement, X. Certains d'une simple inclinaison de la tête, voire du buste, d'autres caressant le cercueil de hêtre avant de regagner leur place.

Alors que tout le monde était passé devant la dépouille, L-A fit le tour du cercueil et, dos à l'assistance, vint s'incliner respectueusement devant le cercueil, avant de se retourner vers les fidèles.

Nous allons maintenant gagner le cimetière où nous laisserons X à la Terre...

Ce faisant, immédiatement suivi des porteurs du cercueil, il mena la procession vers le trou qui avait été fraichement creusé pour accueillir la tombe de X.

Nous allons maintenant confier à la terre le corps de notre frère dans ce lieu où reposent déjà tant de défunts de nos familles. Le moment est venu de lui dire "à Dieu".

C'est un moment de tristesse, mais il faut que l'espérance reste forte en nous. car nous espérons le revoir quand Dieu nous réunira, dans la joie de Son Royaume.

Recueillons-nous en pensant à tout ce que nous avons vécu avec X, à ce qu'il est pour nous, à ce qu'il est pour Dieu.


Tous se turent en attendant que les croque-morts fassent descendre la dépouille dans le trou. S'emparant de cette merveilleuse invention qu'était l'aspersoir, le prêtre projeta l'eau bénite sur le cercueil.

Cette eau, souvenir de ton baptême,
nous rappelle que Dieu a fait de toi son enfant.
Qu'il te reçoive aujourd'hui dans sa Paix !


Il prit ensuite une poignée de terre et la jeta dans la tombe, et invita ensuite la famille à faire de même, ainsi que le reste de l'assistance. Ainsi, de poussière, X revint à la poussière...




* adapté d'une homélie prononcée en 2012 trouvée sur le net.
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Yut
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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles   Mer 9 Déc - 21:47

Citation :


    Diplôme de licence en théologie aristotélicienne du Séminaire St-Bynarr
    Frère Louis-Appollon



    Nous, Yvon-Ulrich Borgia-Diftain d'Embussy-Taschereau, Cardinal-Archevêque de Lyon, Vice-Chancelier de la Congrégation pour la Diffusion de la Foy, Primat du Saint Empire Romain Germanique, Légiste Pontifical, Professeur du Séminaire de Théologie Saint-Bynarr de Lyon,


      Remettons, au nom du corps professoral et en qualité de Professeur, le grade de licence en aristologie primaire au Frère Louis-Appollon de Castelviray.

      Lui décernons le présent diplôme de théologie, attestant du suivi du cycle primaire, de la réussite aux examens, ainsi que son titre de licencié en théologie aristotélicienne, pour en jouir de toutes les prérogatives et privilèges associés.



    Fait à Lyon, ce 30e de septembre quatorze cent soixante-trois.




Code:
[quote]
[list][i][img]http://img11.hostingpics.net/pics/855579lyon3.png[/img]
[size=18][b][color=#ffcc33]Diplôme de licence en théologie aristotélicienne du Séminaire St-Bynarr
Frère Louis-Appollon[/color][/b][/size]


[b]N[/b]ous, Yvon-Ulrich Borgia-Diftain d'Embussy-Taschereau, Cardinal-Archevêque de Lyon, Vice-Chancelier de la Congrégation pour la Diffusion de la Foy, Primat du Saint Empire Romain Germanique, Légiste Pontifical, Professeur du Séminaire de Théologie Saint-Bynarr de Lyon,

[list]
[b]R[/b]emettons, au nom du corps professoral et en qualité de Professeur, le grade de licence en aristologie primaire au Frère Louis-Appollon de Castelviray.

[b]L[/b]ui décernons le présent diplôme de théologie, attestant du suivi du cycle primaire, de la réussite aux examens, ainsi que son titre de licencié en théologie aristotélicienne, pour en jouir de toutes les prérogatives et privilèges associés. [/list]


[b]F[/b]ait à Lyon, ce 30e de septembre quatorze cent soixante-trois.[/i]
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/153927YutJ.png[/img]
[/list]
[/quote]
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MessageSujet: Re: [Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles   

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[Louis-Appollon de Castelviray] Licence : V.4 - Les funérailles
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